COMMENT VAINCRE SON MAL DE DOS?

 

POURQUOI A-T-ON MAL AU DOS ?

Le mal de dos est la première cause d’invalidité avant 45 ans.

On considère que 80 % des Français ont ou auront mal au dos au courant de leur vie.

Récemment, 35 % des Français déclaraient avoir souffert d’une lombalgie au cours des douze derniers mois. 

Les douleurs du dos sont surtout localisées dans la région cervicale (cervicalgies) et dans la région lombaire (lombalgies). La douleur est avant tout liée à une fatigue musculaire.

La douleur, quelle que soit sa nature, est déclenchée lorsque les capacités de la colonne vertébrale sont dépassées. Plus la colonne vertébrale aura à subir de contraintes, plus un individu sera sujet au mal de dos.

Les causes graves avec lésions osseuses (compression nerveuse par une hernie discale) sont heureusement les moins fréquentes et il s’agit le plus souvent d’un dysfonctionnement articulaire intervertébral avec une forte réaction musculaire. Par ailleurs, certains mouvements répétitifs, certaines positions professionnelles ou gestes domestiques favorisent l’apparition de la lombalgie.

Après le traitement médical antalgique et décontracturant de la phase aigue, la réadaptation lombaire comporte, outre l’apprentissage des postures de protection lombaire et le renforcement musculaire, l’utilisation de ceintures lombaires ou de corsets.

RAPPEL ANATOMIQUE ET PHYSIOLOGIQUE

OS

La colonne vertébrale est composée de 24 vertèbres mobiles, 7 cervicales, 12 dorsales et 5 lombaires. Cet empilage repose sur le sacrum qui forme le bassin en liaison avec les os iliaques.

Le tout est maintenu en parfait équilibre grâce à un merveilleux système de muscles et de ligaments fonctionnant avec une remarquable précision faite de synergies et d’antagonismes, comme dans les cordages et les haubans assurant la stabilité du mât du voilier.

Seules deux parties de cette colonne sont flexibles : le cou et la région lombaire. Les vertèbres dorsales liées à la cage thoracique forment un ensemble rigide qui protège le cœur et les poumons, le bassin est également rigide.

RÉSULTAT : les zones les plus flexibles sont aussi les plus fragiles puisque soumises à plus de contraintes et plus de mobilité.

MUSCLES

En outre, sachez que les muscles de la colonne vertébrale ne sont jamais au repos. S’ils se reposaient, notre cou ne tiendrait plus notre tête qui tomberait en avant ou sur le côté, notre colonne lombaire ne tiendrait plus et nous serions pliés en avant comme des poupées de chiffon.

Enfin, dernier point de fragilité, et sans doute le plus important : le disque intervertébral. Les vertèbres sont séparées les unes des autres par des coussinets : les disques intervertébraux, ces astucieux amortisseurs sont composés d’une bille gélatineuse : le noyau pulpeux maintenu au centre d’un solide cartilage, l’anneau fibreux. Soumis à d’incessantes déformations dues aux mouvements du tronc et de la tête, le disque intervertébral est un peu le “talon d’Achille” de la colonne.

Colonne vertébrale
Rachis vue latérale. Le rachis est un empilement de segments superposés. Chaque segment est en soi “une unité fonctionnelle” composée de deux parties : la partie antérieure et la partie postérieure.

LES PRINCIPALES LÉSIONS

Causes de douleurs du dos

TORTICOLIS : douleur provoquée par des contractures musculaires au niveau du cou.

CERVICALGIE : douleur du cou et de la nuque.

DORSALGIE : douleur de la région dorsale.

LOMBALGIE : douleur de la région lombaire. Peut être d’origine vertébrale mais aussi musculaire, ou plus rarement liée à une cause générale ou locale.

LUMBAGO : douleur vive ressentie dans la région lombaire, souvent liée à une lésion du disque intervertébral.

SCIATIQUE : douleur provoquée par une irradiation du nerf sciatique due le plus souvent à une compression d’une racine nerveuse au niveau d’un disque intervertébral. La douleur aura un trajet spécifique suivant l’étage de la lésion.

HERNIE DISCALE : fuite de substance constituant le noyau discal au travers d’une fissure dans les fibres du disque intervertébral. Cette substance faisant saillie dans le canal rachidien peut comprimer une racine nerveuse occasionnant diverses irradiations douloureuses suivant l’étage de la lésion.

stades de lésions lombaires
vertèbre niveau lombaire

Les phénomènes aggravants sont multiples :

HYPERLORDOSE : exagération de la courbure de la colonne vertébrale dans sa convexité antérieure.

HYPERCYPHOSE : exagération de la courbure de la colonne vertébrale dans sa convexité postérieure.

SCOLIOSE : déviation latérale de la colonne vertébrale.

ARTHROSE : altération des cartilages articulaires sous l’effet du vieillissement. Elle peut affecter toutes les articulations, notamment celles de la colonne vertébrale.

OSTÉOPOROSE : lésion osseuse liée au vieillissement se caractérisant par un amincissement et une raréfaction des travées osseuses entraînant une fragilisation des os.

STRESS ET DÉPRESSION : comme pratiquement toutes les parties du corps, le dos peut être l’expression d’un problème psychologique. La douleur physique peut être l’expression d’une souffrance morale.

POURQUOI A T’ON MAL AU DOS ?

Les douleurs du dos sont, comme on vient de le voir, surtout localisées dans la région cervicale (cervicalgies) et dans la région lombaire (lombalgies). La douleur est avant tout liée à une fatigue musculaire.

La douleur, quelle que soit sa nature, est déclenchée lorsque les capacités de la colonne vertébrale sont dépassées. Plus la colonne vertébrale aura à subir de contraintes, plus l’individu sera sujet au mal au dos.

MAL AU DOS : COMBIEN ÇA COÛTE?

Chiffres

Chaque année en France, le chiffre de 1,2 milliards d’euros est le coût que représente le mal au dos à la collectivité. Encore ne tient-on pas compte des coûts indirects engendrés par les arrêts de travail et rentes d’invalidité versées dans le cas des séquelles du mal de dos.
3.630.000 journées de travail perdues annuellement.
Le mal de dos peut être considéré comme l’une des sources principales du déficit des comptes de l’Assurance Maladie.

Les arrêts

En 2015, les lombalgies concernaient 19,1% des arrêts de travail alors qu’elles représentaient 13 % des accidents du travail en 2005. Soit 6 points de plus en 10 ans !

Plus concrètement : le mal au dos représente le 2ème motif de visite chez le médecin, soit :

  • plus de 200 millions de consultations par an
  • première cause d’examens radiologiques (24% contre 20% pour les maladies de l’appareil digestif) Une exploration complète d’un mal au dos avec radios, R.M.N. et scanner peut atteindre 3000 euros
  • principal motif des séances chez le kinésithérapeute (35% du total contre 15% pour les suites de traumatismes)

Pour la Sécurité Sociale, le mal au dos n’a pas qu’un coût strictement médical. Les problèmes ostéo-articulaires représentent environ 95.000 accidents du travail par an, soit 10% du total. C’est même la principale cause d’arrêt de travail chez les actifs de moins de 40 ans, soit l’âge où ils devraient être le plus productifs. Les 3,5 millions de journées de travail perdues de ce fait coûtent à la collectivité près d’un milliard d’euros. (Statistiques 1999 / 2000).

Infographie mal de dos - © Crédit photo : LP/INFOGRAPHIE. C. TECHE
© Crédit photo : LP/INFOGRAPHIE. C. TECHE

PRÉVENIR LE MAL AU DOS

Diminuer la contrainte physique

  • Utiliser des pauses même brèves pour réaliser quelques mouvements de décontraction.
  • Alterner les activités au travail comme à la maison,
  • La douleur ressentie par le jardinier qui se relève après une heure passée penché sur la plate-bande est NORMALE. Son dos lui signale juste qu’il en a assez fait. Il s’agit de fatigue musculaire, non de LOMBALGIE VRAIE.
  • Pour ce qui est de la position couchée, il n’existe pas de position idéale. Et s’il est vrai qu’il ne faut pas dormir enfoncé dans un matelas qui va bloquer le corps toute la nuit dans la même position, à l’inverse, un matelas dur ne guérit pas un mal de dos mais il va permettre de bouger pendant le sommeil et, pour ceux qui dorment sur le ventre, il évite d’être trop cambré.

Les professions les plus exposées sont, dans l’ordre :

– le bâtiment, le transport, la manutention.

– mais aussi, ironie du sort, le personnel médical, infirmières, kinésithérapeutes, manipulateurs radios, souvent obligés de manutentionner les malades, ils sont souvent victimes de problèmes dorsaux dans leur travail.

Diminuer les risques lors de manutentions

La manutention manuelle est fréquemment à l’origine d’accidents dorsaux, en particulier lombaires. Une bonne technique de manutention vous aidera à protéger votre colonne.

Règles de manutention :

– réfléchir avant d’agir

– se placer le plus près possible de la charge

– garder le dos bien à plat

– fléchir les jambes et soulever à la force des cuisses

Pour cela il faut :

– respecter les limites de charges autorisées (30 kg pour les hommes, 15 kg pour les femmes),

– manutentionner sans gêne (espaces dégagés), – des cuisses et une sangle abdominale bien musclées.

Diminuer les risques dus aux vibrations :

– suspensions des véhicules,

– adaptation des sièges,

– limitation des temps d’exposition aux vibrations (postes de travail, arrêts toutes les 2 heures, étirements, décontraction, marche).

Les vibrations peuvent entraîner une usure prématurée des disques intervertébraux mais aussi une altération des corps vertébraux eux-mêmes.

mal de dos_les bons gestes

QUELQUES EXEMPLES DE MANUTENTION D’OBJETS

Améliorer le soutien musculaire

bonne et mauvaise position dorsale

QUELQUES EXEMPLES DE RENFORCEMENT MUSCULAIRE

Il est important d’avoir une bonne musculature, notamment cuisses et sangle abdominale. Cette dernière a un rôle très important. En se contractant elle augmente la pression dans la cavité abdominale et joue alors un rôle d’aide actif en avant de la colonne avec pour conséquence de réduire l’effort des muscles dorsaux et de diminuer la pression sur les disques intervertébraux.

Exercices thoraco-rachidiens destinés à apprendre à mobiliser le bassin

La mobilisation du bassin est un geste que tout le monde peut et doit réaliser. Geste de prévention, la bascule de bassin permet aussi de réduire la douleur.

Antéversion et rétroversion sont les deux composantes de ce mouvement.

L’antéversion augmente la cambrure lombaire et la rétroversion la diminue, voire l’efface.

L’antéversion qui creuse les reins est un mouvement spontané. La rétroversion est un mouvement actif qui conjugue la contraction des muscles abdominaux et fessiers. Elle entraîne un étirement des muscles lombaires.

Antéversion et rétroversion maximale

En position “à quatre pattes” en appui sur les mains et les genoux, la bascule du bassin est très simple à réaliser :

Bras et cuisses à la verticale, dos rond avec relâchement du cou en flexion avant (accompagné d’une expiration) suivi d’extension dorso-lombaire et mise en adduction basse des omoplates (accompagné d’une inspiration), dos creux.

antéversion - rétroversion

Lorsque vous aurez bien compris la mécanique des muscles qui permettent la bascule du bassin, vous constaterez que celle-ci peut être réalisée dans toutes les positions, assis, debout, couché ou “à quatre pattes”.

Il convient de réaliser ce “verrouillage” du bassin le plus souvent possible afin d’entretenir la mobilité de la colonne lombaire et renforcer les muscles agissant sur cette mobilité.

Il est très important de bien faire ces mouvements sans entraîner de douleurs.

 

LES ÉTIREMENTS OU “STRETCHING”

Cette  méthode  permet  d’accroître  notre  souplesse. Elle constitue un excellent complément à l’entraînement physique ordinaire.

Les lésions ou inflammations  musculaires peuvent être en grande partie prévenues grâce au stretching.

Voici  quelques exercices spécifiques destinés à  améliorer notamment  la souplesse de toute la chaîne (face postérieure du corps) musculaire postérieure.

Ces muscles, très sollicités, sont souvent hypertoniques. Arriver par les étirements à les relâcher favorise la diminution de leur fatigabilité.

LE  PROGRAMME D’ENTRAÎNEMENT que vous avez à exécuter dure une dizaine de minutes environ. Il doit être précédé d’un échauffement, quelques pas de course par exemple.

Le principe est le suivant :

1) Contractez le groupe de muscles autant que possible pendant

20 secondes environ. Pendant vos exercices de stretching, il est primordial  de conserver une respiration naturelle légèrement accentuée.

2) Relâchez complètement 5 secondes.

3) Etirez doucement autant que possible et restez dans cette position pendant également 20 secondes. Ne vous “balancez” pas et pensez que vous ne devez jamais ressentir de douleur, éprouvez l’étirement : le “stretch”  (douleur = lésion).

4) Relâchez à nouveau, puis recommencez (4 à 5 fois) en partant de la position acquise.

Le principe ci-dessus est à  adapter  à  chaque exercice de stretching.

QUELQUES EXEMPLES

ACTIVITÉ PHYSIQUE

Augmenter la force et la capacité d’étirement des muscles du dos, conserver une bonne mobilité de la colonne, sont des objectifs à atteindre à l’aide de mouvements tels que ceux que nous venons d’énumérer.

Une activité physique générale, qu’il s’agisse d’un exercice habituel comme la marche ou d’une activité plus soutenue, est un facteur d’amélioration de la santé en général et de prévention des douleurs dorsales en particulier.

Sachez choisir l’exercice qui vous plaît et que vous pouvez pratiquer 2 ou 3 fois par semaine durant 20 à 30 minutes. Si vous êtes peu actif, débutez lentement. Aucune activité n’est contre-indiquée si vous prenez plaisir à la pratiquer et si vous êtes prudent dans sa pratique.

N’oubliez pas de vous échauffer avant d’entamer une activité et terminez par des mouvements d’étirements et de relaxation. S’il ne vous est pas possible d’exercer une activité physique, essayez de marcher plutôt que de prendre la voiture, évitez l’ascenseur pour monter quelques étages.

L’activité physique va vous muscler, vous serez mieux dans votre peau. Perte de poids et bien-être réduisent les douleurs dorsales. Si vous êtes en surpoids, une surveillance alimentaire vous aidera à vous débarrasser de vos douleurs dorsales.

Respecter quelques règles d’hygiène alimentaire

  • Adoptez une alimentation équilibrée, tant qualitativement que quantitativement.
  • Faites 3 vrais repas par jour, celui du soir devant préférablement être le plus léger.
  • Hydratez-vous suffisamment : 10 cl d’eau / kg de poids par jour (ne pas boire plus de 40 cl / kg en une seule prise). Pensez à régulièrement boire de l’eau, de préférence entre les repas.

POUR SOULAGER OU RÉDUIRE LA DOULEUR

Il faut avoir la démarche de consulter son médecin qui vous indiquera quel est le meilleur traitement à suivre.

Au niveau du cou

Faire des mouvements d’étirements en position debout ou assis, mouvements lents et progressifs jusqu’au maximum  de flexion et de rotation de la tête, sans augmenter la douleur.

Au niveau lombaire – En phase aiguë

– Repos. Bains chauds, compresses chaudes,

– Vérifiez la qualité de la literie,

– Traitement médical (calmants, anti-inflammatoires, décontractants),

– Kinésithérapie,

– Utilisation de ceintures de maintien lombaire, notamment les ceintures gonflables.

Au niveau lombaire – En phase chronique & en prévention

– Réduction de poids,

– Kinésithérapie,

– Podologie, faire vérifier les appuis talonniers et plantaires et rectifier les semelles si nécessaire,

– Activité professionnelle adaptée,

– Activité physique sportive régulière, compatible avec l’âge et l’état de santé,

– Utilisation de ceintures de maintien gonflables,

– Talonnettes anti-vibration si vous exercez une activité.

EXERCICES DESTINES A DIMINUER LA TENSION LOMBAIRE

1) Se coucher sur le dos, les bras sur la poitrine, les genoux repliés ; appuyer fortement le creux du dos sur le sol en serrant les muscles de l’abdomen et les fesses, relevant ainsi le pubis en avant ; expirer en même temps. Tenir jusqu’à 10, se relaxer et répéter.

2) Se coucher sur le dos, les bras sur les côtés, les genoux repliés : relever les genoux et les presser énergiquement sur la poitrine avec les mains jointes plusieurs fois ; se relaxer et recommencer.

De même, répéter l’exercice en utilisant une seule jambe à la fois.

3) Commencer en position de coureur au départ (une jambe étendue, l’autre en avant comme indiqué, les mains au sol) ; se plier vers le bas et en avant et en portant l’abdomen sur la cuisse.

Recommencer avec les jambes inversées.

4) Se mettre debout les mains sur le dossier d’une chaise ; s’accroupir en redressant le creux du dos. Revenir à la position de départ et recommencer.

5) S’asseoir sur une chaise, les mains jointes sur les genoux ; se pencher en avant, plaçant le menton entre les genoux ; revenir lentement à la position de départ tout en tendant les muscles abdominaux. Se relaxer et recommencer.

Les exercices se font de préférence sur une surface matelassée, tel un tapis. Commencer doucement. Ne faire chaque exercice qu’une ou deux fois par jour, puis augmenter progressivement à 10 fois ou plus dans les limites du bien-être. Une douleur, mais non une légère gêne, est une indication pour s’arrêter.

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un  médecin.

Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

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Sources : Dos, mode d’emploi – Dr. J.P. Meyer – INRS/ Les douleurs du dos – Dr. P. Stora – ANATOMIA/ Mal de dos et sport – Dr. Graciet – Dr. Y. Demarrais  – M.K J.F. Lamour

Auteur : DJO France – Octobre 2017

LA RENTREE SPORTIVE: A VOS MARQUES…

 

La rentrée rime souvent avec reprise sportive.

Chaque année, des millions de personnes se remettent à la pratique d’un sport au moins une fois par semaine. Cette reprise est bénéfique, mais attention, une bonne prévention est nécessaire et certains bons réflexes sont à adopter en cas de traumatismes ou de douleur.

le saviez vous activite sportive

Les sports préférés des Français :

  • La marche, la randonnée et le trekking représentent une part importante des pratiquants déclarés (68%)
  • Les sports aquatiques (40 %)
  • Le vélo (33 %)
  • Les sports d’hiver (13 %)
  • La course à pied/trail (18 %)
  •  Les sports de raquettes (10 %)

Plus 4de  millions de personnes sont licenciées au sein de sports collectifs dont près de 2 millions dans le football.

Sport et traumatisme :

  • 9 % des pratiquants (soit plus de 4 millions de personnes) déclarent avoir subi un traumatisme/ accident durant leur pratique.
  • 13 % des pratiquants de sports collectifs et de balles sont victimes de traumatisme.
  • 57 % des cas de traumatismes concernent le membre inférieur, en particulier le genou et la cheville.

Quelles sont les blessures les plus fréquentes en cas de reprise sportive ?

Les blessures les plus courantes sont liées au genou et à la cheville avec notamment les entorses.
Une entorse est une lésion traumatique touchant une articulation et responsable d’un étirement ou d’une rupture des ligaments. L’entorse peut être de différents stades en fonction de l’atteinte ligamentaire (bénigne, modérée ou grave).

planches anatomiques genou et cheville

Que faire en cas de blessure ?

Adoptez le protocole GREC:

GLAÇAGE
L’inflammation causée par la lésion des tissus engendre l’apparition de douleur et d’un oedème. Le glaçage soulage la douleur et rétrécit en même temps les vaisseaux évitant les saignements et favorisant la lutte contre l’oedème. Glacez 20 à 30 minutes et renouvelez l’application toutes les 2 / 3 h.
Attention : il est nécessaire d’appliquer un tissu entre la poche de glace et la peau pour éviter les brûlures par le froid.

REPOS
Après un traumatisme, il est impératif de mettre le membre au repos et éviter de le solliciter ce que n’entraînerait qu’une aggravation des symptômes (douleur, oedème…).

ÉLÉVATION
Surélever l’articulation traumatisée par rapport au reste du corps. Une élévation de quelques centimètres des jambes en position allongée (jambe posée sur un coussin) favorisera le drainage et le retour veineux. Cette élévation s’avère très efficace pour réduire la douleur et le gonflement.

COMPRESSION
Comprimer légèrement la zone ce qui va contribuer à lutter contre l’apparition de l’oedème ou de favoriser la résorption de ce dernier.
Attention : en cas de persistance prolongée des symptômes, consultez un professionnel de santé.

protocole GREC

Les conseils de prévention de votre pharmacien

En début de saison ou après une blessure ligamentaire (entorse), tendineuse ou musculaire ayant nécessité au moins deux semaines d’immobilisation, il est très important:

  • de reprendre de manière progressive
  • d’éviter de reprendre directement des sports tels la course à pied, le handball, le ski ou le tennis. Il est ainsi souvent préconisé de débuter par du vélo ou des mouvements en piscine, des exercices en salle, puis de la marche

         Natation : idéal avec un poids de corps réduit. Favoriser la nage libre (crawl) ou les exercices
d’aquagym en évitant de solliciter le genou (brasse).

         Vélo : n’utilise que 20 % du poids du corps et permet de travailler efficacement le renforcement du bas du corps et l’aspect cardio-vasculaire.

Planifiez votre reprise sur plusieurs semaines en espaçant les séances, puis en intégrant progressivement les sports terrestres (marche, puis course à pied) avant une reprise totale de l’activité.

conseil sport

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

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Auteur : DJO FRANCE – octobre 2017

Source : Ameli-sante.fr et Sports.gouv.fr, *Mignon, Patrick. « Point de repère – La pratique sportive en France : évolutions, structuration et nouvelles tendances », Informations sociales, vol. 187

ENTORSE DU GENOU: MIEUX VAUT PREVENIR QUE GUERIR!

D’après l’enquête « Pratiques physiques et sportives en France »*, plus de 85 % de la population française de plus de 15 ans déclare avoir pratiqué au moins une activité physique ou sportive au cours de l’année.
Si le sport est reconnu pour contribuer à notre bonne santé, il arrive parfois qu’une lésion aiguë (traumatisme) ou chronique survienne, empêchant la poursuite de l’activité. La première des blessures sportives est l’entorse, à savoir une élongation ou un déchirement ligamentaire.

La partie du corps la plus touchée est le membre inférieur, en particulier le genou et la cheville.
Cette pathologie amène donc de nombreux patients à venir dans nos pharmacies afin que l’on puisse les conseiller au mieux, soulager leur douleur et les accompagner dans leur rééducation.

De quoi est composé le genou ?

planche anatomique genou ligaments

Le genou est l’articulation intermédiaire du membre inférieur et joue un rôle déterminant dans toutes les activités locomotrices et la plupart des activités sportives.
Cette articulation est composée de trois parties dont les surfaces en contact sont recouvertes de cartilage articulaire. L’emboîtement médiocre des pièces osseuses est partiellement compensé par des
structures élastiques (ligaments croisés et ligaments latéraux) et fibro-cartilagineuses (ménisques) qui assurent la stabilité passive de l’articulation.
La musculature de la cuisse contribue également à cette stabilité.

Qu’est-ce que l’entorse de genou ?

La reprise sportive est une phase préférentielle pour la survenue d’un traumatisme car la stabilité de l’articulation peut être mise à mal en raison d’un manque de tonus musculaire ou de qualités proprioceptives défaillantes.
L’entorse du genou est un phénomène de torsion de l’articulation entraînant un étirement, une rupture voire un arrachement d’un ou de plusieurs ligaments qui permettent la stabilité articulaire.
On distingue trois stades :

flèche stade entorse

Parfois, une lésion méniscale peut être associée en particulier en cas de forte flexion/rotation.

Quels sont les symptômes de l’entorse du genou ?

  • Craquement lors de l’accident
  • Douleur, ressentie comme une déchirure
  • Sensation de déboîtement, l’impression que le genou part sur le côté, puis revient en place
  • Instabilité du genou
  • Un gonflement du genou dans les quelques heures post-traumatiques
le saviez vous entorse genou

 Que faire en cas d’entorse du genou ?

1. Adopter le protocole GREC:

protocole grec

GLAÇAGE
L’inflammation causée par la lésion des tissus engendre l’apparition de douleur et d’un oedème. Le glaçage soulage la douleur et rétrécit en même temps les vaisseaux évitant les saignements et favorisant la lutte contre l’oedème. Glacez 20 à 30 minutes et renouvelez l’application toutes les 2 / 3 h.
Attention : il est nécessaire d’appliquer un tissu entre la poche de glace et la peau pour éviter les brûlures par le froid.

REPOS
Après un traumatisme, il est impératif de mettre le membre au repos et éviter de le solliciter ce que n’entraînerait qu’une aggravation des symptômes (douleur, oedème…).

ÉLÉVATION
Surélever l’articulation traumatisée par rapport au reste du corps. Une élévation de quelques centimètres des jambes en position allongée (jambe posée sur un coussin) favorisera le drainage
et le retour veineux. Cette élévation s’avère très efficace pour réduire la douleur et le gonflement.

COMPRESSION
Comprimer légèrement la zone ce qui va contribuer à lutter contre l’apparition de l’oedème ou de favoriser la résorption de ce dernier.
Attention : en cas de persistance prolongée des symptômes, consultez un professionnel de santé.

2. Prendre un anti-inflammatoire et/ou un antalgique

Si la douleur persiste, la prise d’un antalgique type paracétamol ou un anti-inflammatoire non stéroïdien
comme l’ibuprofène peut s’avérer nécessaire.

3. Porter une attelle de genou en adéquation avec le traumatisme:

  • Les attelles ligamentaires textiles : compression et maintien pour les hyperlaxités articulaires, les entorses ligamentaires légères à modérées.
  • Les attelles ligamentaires rigides : attelles fonctionnelles pour les instabilités chroniques du genou, entorses modérées à graves des ligaments croisés ou latéraux. Il est important de suivre les recommandations du médecin.

La reprise sportive

Pour les patients en phase de reprise sportive recherchant un maintien à titre préventif, le médecin ou pharmacien vous questionnera afin de vous conseiller au mieux :
1. Parlez des sports à privilégier pour une reprise en douceur
2. Demandez une attelle de genou de contention ou proprioceptive en adéquation avec le sport pratiqué.

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Auteur : DJO FRANCE – octobre 2017

BIEN VIVRE SA GROSSESSE ET L’APRES

LES DOULEURS LOMBAIRES

En France, 50 à 75% des femmes souffrent de mal de dos au cours de leur grossesse.

Douleurs dans le dos pendant la grossesse: qu’est-ce que c’est ?

Le mal de dos apparait généralement au cours du 2nd trimestre, pour s’intensifier jusqu’à la fin de la grossesse. Les douleurs touchent principalement les lombaires, c’est-à-dire le bas du dos. Parfois, elles descendent jusque dans la fesse et le haut de la cuisse. C’est la sciatique, mal de dos malheureusement courant chez la femme enceinte.
La fatigue, une station debout prolongée, de longs trajets en voiture : ce sont autant de facteurs qui favorisent ces douleurs.
Les changements de position comme se relever du canapé par exemple sont tout aussi impactants.

Douleurs dans le dos pendant la grossesse : les causes

L’explication est mécanique : plus votre ventre s’arrondit, plus votre dos se cambre.
Avec le poids du bébé, votre centre de gravité est projeté en avant. Vos abdominaux distendus par la grossesse ne jouent plus leur rôle de maintien.

Enceinte, comment puis-je prévenir ce mal de dos ?

Il existe des solutions naturelles: les ceintures de maternité.

Le développement du foetus et les modifications du corps de la femme enceinte créent un déséquilibre. La future maman compense malgré elle en se cambrant davantage.
Le poids de son ventre fait augmenter la courbure de la colonne lombaire vers l’avant.
La ceinture de grossesse MyBabystrap DonJoy est une réponse aux lombalgies de la femme enceinte.
Elle est composée de matières douces exemptes de produits toxiques pour le corps et l’environnement (certification OekoTex) et elle ne contient pas de latex.

MyBabystrap DonJoy - ceinture de maternité

L’INCONTINENCE URINAIRE

L’incontinence urinaire touche plus de 30% des femmes après l’accouchement.

Prévenir l’incontinence

L’accouchement est un moment important dans la vie d’une femme.
Les conséquences de l’accouchement sur la santé sont nombreuses. La rééducation post-partum est un accompagnement d’une dizaine de séances prescrit par votre médecin ou votre sage-femme, après réalisation d’un bilan individualisé.

Electrostimulation et rééducation post-partum

L’électrostimulation est une technique de choix préconisée après un délai de 6 à 8 semaines. Son but est de restaurer une bonne tonicité périnéo-sphinctérienne et surtout de vous permettre de vous réapproprier votre périnée. La rééducation se réalise au cabinet de votre praticien (Sage-Femme/ Masseur-Kinésithérapeute) et peut être entretenue par électrothérapie à domicile.

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Le Cefar® Peristim Pro dispose de 9 programmes permettant le traitement et la prévention post-partum de diverses formes d’incontinence.

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Il s’utilise avec des électrodes Dura-Stick Plus ou des sondes de rééducation Saint-Cloud.

Les sondes de rééducation Saint-Cloud

Pour réaliser la rééducation par électrostimulation/ biofeedback, votre praticien vous prescrira une sonde individuelle de rééducation adaptée. Référence dans le domaine, Chattanooga propose les sondes Saint-Cloud. Elles sont unanimement reconnues et appréciées pour configuration me / Masseur-Kinésithérapeute).

La rééduction peut être entretenue par Sonde Vaginale Saint-Cloud OVA. En effet, leur configuration anatomique et leurs matériaux biocompatibles, facilitant une hygiène irréprochable et un nettoyage facilité.

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un professionnel de santé.

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Auteur : DJO FRANCE – mai 2021

Photo action Douleur Genou

AVANCEES TECHNOLOGIQUES : ORTHESES FEMORO-PATELLAIRES

Le syndrome douloureux antérieur du genou (Anterior knee Pain des anglo-saxons) est une entité clinique pouvant  résulter de divers mécanismes physiopathologiques.

Lorsque les douleurs sont localisées au niveau de l’articulation fémoro-patellaire, on parle de syndrome douloureux rotulien. L’étiologie peut aussi être très variée.

Pour Devereaux et Lachman (1984), les syndromes douloureux antérieurs du genou représentent près de 25% des pathologies du genou vus dans les consultations de Médecine du Sport. Et ceci avec plus de 90% de douleurs persistantes après 5 ans de traitement conservateurs.

Nouveau concept d’orhèse fémoro-patellaire

L’utilisation d’une charnière à axe double permet de respecter la physiologie spécifique du genou. Le contrôle de la rotule est assurée par une structure en élastomère disposant de renforts latéraux. Ainsi que de lignes de force se superposant aux structures élastiques péri-patellaires. (Vastes Médial et latéral, ailerons rotuliens, tendon patellaire etc.).

Cette technologie permet une dissipation excentrique  des contraintes mécaniques et l’absorption des micros traumatismes, tout en maintenant le centrage correct de la patella dans  la trochlée fémorale.

Reaction DonJoy

Etude de Khadavi (mai 2015)

‘’A Novel Knee Orthosis in the Treatment of Patellofemoral Pain Syndrome’’ Michael J. Khadavi, Y. T. Chen, Michael Fredericson Carondelet Orthopaedic Surgeons and Sports Medicine, Overland Park, KS, US Open Journal of Therapy and Rehabilitation, 2015, 3, 56-61

Cette étude a cherché à évaluer si le port de la nouvelle orthèse Reaction DonJoy permettait de soulager la douleur. Mais aussi d’améliorer les capacités fonctionnelles chez des patients souffrant d’un syndrome douloureux antérieur du genou chronique.

Sujets :

  • 22 patients âgés de 18 à 40 ans (âge moyen 28 ans) ont participé à cette étude. 17 d’entre eux (10 femmes et 7 hommes) ont pu participer aux évaluations finales.
  • Facteurs d’inclusion :

– Syndrome douloureux rotulien depuis plus de 3 mois (moyenne 15 mois). Avec une douleur apparaissant dans au moins 2 des exercices suivants : accroupissement, squat, station assise prolongée, montée ou descente des escaliers, contraction isométrique du quadriceps

– Facteurs d’exclusion : luxation ou sub-luxation de la rotule, tendinopathie ou bursite patellaire, traumatisme du membre inférieur, pathologie rhumatismale dégénérative, affection neurologique, chirurgie du genou.

Méthode :

1/ Pré-tests :

  • Les douleurs et leur retentissement fonctionnel ont été évalués au moyen de 2 tests   validés : le Kujala Anterior Knee Pain Scale (AKPS) et  le Knee Injury and Osteoarthritis Outcome score (KOOS)
  • Pour ces tests, une évaluation de la douleur au moyen de l’EVA au cours d’un exercice a été réalisée. Il consistait à se tenir debout sur le membre le plus douloureux sur une marche de 20 cm de hauteur. Puis à descendre jusqu’au sol et remonter 20 fois le membre collatéral

2/ Procédures :

Les sujets doivent ensuite porter une orthèse Reaction DonJoy pendant toutes leurs activités et/ou gestes de la vie quotidienne dont l’exécution est limitée par la douleur

3/ Post-tests :

Les mêmes questionnaires et examens sont réalisés 55 jours après le début du port de l’orthèse

Un second suivi avec les mêmes mesures a été réalisé 40 jours plus tard pour 8 patients

Résultats :

Après 55 jours du port de l’orthèse, une amélioration significative a été mise en évidence avec notamment :

  • Diminution de la douleur (10,7%)
  • Moindre gêne lors des activités physiques ou sportives (12,9%)
  • Amélioration de la qualité de vie qui est le critère qui a la plus progressé (20,2%)
  • Pour les 8 sujets ayant bénéficié d’une seconde évaluation, l’ensemble des critères a continué à progresser. Mais de façon moins prononcée que pendant la première phase
    • L’amélioration au cours des activités physiques et sportives a toutefois été plus importante entre les 2 suivis (14,3%)
    • Selon les auteurs, le petit nombre de sujets ayant participé à la seconde évaluation pourrait expliquer les bénéfices limités observés à plus long terme
Etudes Reaction DonJoy

Conclusion

L’orthèse fémoro-patellaire DonJoy associée à une bonne rééducation réduit les douleurs du genou. Cela améliore aussi les possibilités fonctionnelles et la qualité de vie de patients présentant un syndrome douloureux rotulien. Sa conception en élastomère capable d’absorber les chocs explique l’amélioration quasi immédiate perçue suite à son utilisation. La plus grande part de l’amélioration fonctionnelle et symptomatique est acquise dans les deux premiers mois. Mais elle perdure de façon moins prononcée pour des périodes d’utilisation plus longue.

En résumé, l’orthèse Reaction DonJoy nous semble une aide précieuse dans le traitement de cette pathologie.

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Auteurs : Richard Holbrook – Xavier Giremus, masseurs-kinésithérapeuthes – Saint Jean de Luz / DJO France – octobre 2017

LE LUMBAGO OU LOMBALGIE AIGUË

Qu’est-ce que la lombalgie aiguë ?

Une lombalgie aigue désigne les douleurs de la région lombaire n’irradiant pas au-delà du pli fessier. C’est une affection très courante et généralement sans gravité. Elle peut survenir à tout âge, avec une prédominance à l’adolescence et vers l’âge de 45-50 ans. Selon une étude de l’Inserm plus de la moitié de la population française de 30 à 64 ans a souffert de lombalgie au moins un jour dans les 12 derniers mois. La prévalence de lombalgie plus de 30 jours dans les 12 derniers mois est de 17%.

Les femmes sont un peu plus touchées que les hommes.

Pourquoi une lombalgie ?

Dans la majorité des cas (près de 9 fois sur 10), une lombalgie est bénigne.

Les causes possibles sont nombreuses. Théoriquement toute lésion des éléments constitutifs de la colonne vertébrale (unité fonctionnelle vertébrale) peuvent être responsable de douleurs lombaires que l’origine soit discale, articulaire postérieure, ligamentaire, musculaire, osseuse… Cependant l’atteinte du disque situé entre les vertèbres semble le dénominateur commun et le primum movens de la plus grande part de la pathologie mécanique lombaire. Un certain nombre de facteurs favorisent la lombalgie : une anomalie structurelle (spondylolisthésis), anomalie transitionnelle lombo-sacrée, maladie de Scheuermannscoliose), posturale (inégalité de longueur des membres inférieurs), lordose ou cyphose exagérée ou par des contraintes excessives (professionnelles ou sportives) responsables de lésions dégénératives précoces

Les symptômes de la lombalgie aiguë

La lombalgie correspond à des douleurs lombaires dans la partie basse du dos.

Dans le langage courant, on parle, selon le cas, de mal de dos, de tour de rein, ou de lumbago. Elle est dite aiguë si sa durée varie de quelques jours à quatre semaines.

ceintures donjoy

 

Quels sont les signes ?

Bien souvent la douleur survient brutalement lors d’un effort : mouvement penché en avant, faux mouvement , port de charges. La douleur est située en bas du dos souvent en barre parfois unilatérale Il existe une majoration des douleurs lors des mouvements et des efforts et une diminution des douleurs lors du ménagement ou du repos ; Parfois la douleur s’accompagne d’irradiations vers la cuisse ou la jambe évoquant une sciatique

La durée des symptômes est variable, souvent quelques jours (lombalgie aiguë), parfois plusieurs années (lombalgie chronique).

Quels examens ?

Au départ les examens complémentaires ne sont pas nécessaires. Si la douleur persiste plus de 4 semaines, si la douleur n’est pas maitrisée, ou si un signe neurologique apparait (déficit moteur , trouble de la sensibilité , trouble urinaire ) le médecin guidé par son examen clinique pourra prescrira un bilan complémentaire une radiographie , un scanner une IRM ou un bilan sanguin.

Evaluation par le médecin

L’évaluation initiale par l’interrogatoire et l’examen clinique du patient visent à identifier les lombalgies et lombosciatiques dites symptomatiques

  • suite à une fracture une notion de traumatisme, une prise de corticoïdes, un âge supérieur à 70 ans .
  • en faveur d’une néoplasie un âge supérieur à 50 ans, une perte de poids inexpliquée, un antécédent tumoral ou un échec du traitement symptomatique.
  • en faveur d’une infection : une fièvre, une douleur à recrudescence nocturne, des contextes d’immunosuppression, d’infection urinaire, de prise de drogue IV, de prise prolongée de corticoïdes. La numération formule sanguine, la vitesse de sédimentation, le dosage de C Reactive Protein (CRP) sont des examens qui doivent être réalisés dans ce cadre pathologique.

Quel traitement ?

Tant pour la lombalgie aiguë que pour la lombosciatique, il n’a pas été identifié dans la littérature d’arguments en faveur de l’effet bénéfique de la prescription systématique d’un repos au lit plus ou moins prolongé. La poursuite des activités ordinaires compatibles avec la douleur semble souhaitable. Liée à l’activité professionnelle, elle peut se faire en concertation avec le médecin du travail. La prise en charge a évolué. De plus en plus, la reprise d’une activité physique est préconisée.. L’intérêt des différents types de traitement est difficile à évaluer de manière scientifique, les études comparatives étant complexes.

Certaines préconisations sont logiques

Le repos strict au lit est déconseillé, sauf brièvement en cas de douleurs intenses.

En cas de douleurs, les antalgiques de niveau 1 sont indiqués ainsi que la chaleur locale.

Avec une douleur forte on peut y adjoindre anti-inflammatoires, les relaxants musculaires les antalgiques de niveau 2(prescription médicale).

Le port d’un corset ou d’une contention lombaire est souvent utile elle a pour but de soulager la douleur ceci s’inscrivant dans une logique de reprise d’activité.

Les manipulations vertébrales, l’acupuncture peuvent être utiles entre des mains expérimentées.

Une rééducation avec renforcement de l’activité physique, éducation thérapeutique sur le schéma ergonomique, les règles de verrouillage lombaire, les étirements, le renforcement musculaire de la ceinture lombo-pelvienne, peuvent avoir une certaine efficacité dans les lombalgies chroniques, éventuellement aidé par des séances de massage.

Il faut modérer les efforts sollicitant le dos, et revoir le schéma ergonomique.

Lombalgie : quels sont les facteurs de risque ?

Ils sont nombreux et les connaitre facilite sans doute la prévention:

  • Le manque d’entraînement physique et son opposé le surmenage sportif
  • L’embonpoint, le surpoids et dans ce cadre la mesure de l’indice de masse corporelle est utile
  • Le travail en position assise ou en position debout prolongé, le port de lourdes charges.
  • Les gestes sportifs mal exécutés ou qui présentent un défaut technique. Celui-ci peut devenir délétère a plus ou moins longue échéance
  • Les personnes qui doivent souvent se pencher en avant ou effectuer des torsions latérales du torse
  • Une mauvaise posture spontanée, dans le cadre professionnel ou sportif. Un chaussage inadapté pour la vie courante ou pour le sport
  • Le tabagisme présente des effets nocifs majeurs souvent par le biais de la fonction circulatoire
  • Le stress prolongé, car il augmente les tensions musculaires
  • Parmi les éléments d’évolution vers la chronicité les facteurs psychologiques et socio-professionnels sont retrouvés de façon fréquente.

Pour plus d’informations, cliquez ICI.

Auteurs: Dr Bernard Montalvan, Rhumatologue Paris & Dr Jacques PARIER, Médecin Physique Paris  – Service Médical des joueurs FFT / DJO France – octobre 2017