EPICONDYLITE OU « TENNIS/GOLFER’S ELBOW »

L’épicondylite (ou tennis/golfer’s elbow) est une condition que beaucoup de joueurs de tennis et de golfeurs connaissent. Les mouvements répétitifs associés à ces activités peuvent entraîner des douleurs dans les tendons des fléchisseurs et extenseurs des doigts qui s’insèrent au niveau coude, ce qui entraîne les affections communément appelées « tennis elbow » et « golfer’s elbow ». 1

L’épicondylite est la cause la plus fréquente de douleurs au coude, avec 1 à 3 % des adultes touchés chaque année, et une incidence plus élevée chez les 40 à 60 ans2. Si elle n’est pas traitée, la maladie peut persister en moyenne de 6 à 24 mois3.

QU’EST-CE QUE L’EPICONDYLITE ?

L’épicondylite est définie cliniquement comme une douleur dans la région de l’épicondyle (protubérance à l’extrémité de l’humérus). La douleur est souvent causée par une inflammation ou une microdéchirure des tendons qui rejoignent les muscles de l’avant-bras sur le coude.

• Épicondylite latérale :

Douleurs dans les tendons qui se fixent à l’extérieur du coude (extenseurs). Aussi appelé tennis elbow

• Épicondylite médiale :

Douleur dans les tendons qui s’insèrent à l’intérieur du coude (fléchisseurs). Aussi appelé Golfer’s elbow.

QU’EST-CE QUI CAUSE L’EPICONDYLITE OU « TENNIS/GOLFER’S ELBOW » ?

L’épicondylite est souvent causée par une sollicitation répétitive du poignet avec une supination / pronation alternée, d’où son association avec le tennis et le golf.

Ces blessures peuvent aussi être causées par des tâches de travail ou manuelles répétitives, comme celles qui impliquent des positions non neutres des membres supérieurs, l’utilisation d’outils lourds et une forte contrainte physique4.

TRAITEMENT DE L’EPICONDYLITE

L’épicondylite est d’abord traitée de façon non chirurgicale, avec un taux de réussite de 90 % sur 12 à 18 mois5. La chirurgie est habituellement recommandée seulement lorsque la prise en charge conservatrice ne parvient pas à soulager les symptômes après 6 à 12 mois6.

Les types de traitement de l’épicondylite non chirurgicale comprennent :

  • le port d’une attelle orthopédique
  • le recours à la physiothérapie et à la modification de l’activité physique
  • des injections de corticostéroïdes
  • un traitement par ondes de choc (lien site chattanooga)
  • l’opération chirurgicale

Ces traitements visent à soulager la tension tendineuse, à réduire l’irritation et l’inflammation des tendons et à permettre aux tendons de guérir.

ATTELLE ORTHOPEDIQUE ET EPICONDYLITE

Prescription

Les attelles de coude sont prescrites dans 77% des cas de tennis elbow (épicondylite latérale) aux USA. Le type le plus courant est une orthèse de l’avant-bras, une sangle portée autour de l’avant-bras pour réduire la charge sur les tendons extenseurs du coude.

Réduction de la douleur

De nombreuses études cliniques ont démontré que ce type d’attelle permet de réduire la douleur et d’améliorer la fonction du coude7.

Le port d’attelle de coude réduit le niveau et la fréquence de la douleur chez les patients souffrant d’épicondylite latérale. De plus, elles aident à réduire les difficultés à ramasser les objets et les mouvements de torsion, la sensibilité de l’épicondyle latéral, la force de préhension et la fonction générale du coude. 8

Une coudière est également efficace pour améliorer la proprioception, la gravité de la douleur et la force de préhension. Cependant, de meilleurs résultats ont été obtenu au niveau de la dextérité avec une attelle d’avant-bras seulement.9

Enfin, selon le type d’épicondylite rencontrée, certaines attelles de poignet semblent également efficaces.10

Découvrez nos produits conçus pour le traitement de cette pathologie ICI

COMMENT METTRE EN PLACE EN ATTELLE DE COUDE DONJOY ?

CONCLUSION

Ce qu’il faut retenir :

  • Si les douleurs persistent consulter un professionnel de santé
  • L’épicondylite est une inflammation du tendon au niveau du coude dû à une sur utilisation de ce dernier
  • Le traitement chirurgical n’est généralement envisagé qu’en dernier recours

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Auteur : DJO FRANCE – mai 2022

Sources / Illustrations :

  1. Shiri, R., Viikari-Juntura, E., Varonen, H. and Heliövaara, M., 2006. Prevalence and determinants of lateral and medial epicondylitis: a population study. American journal of epidemiology, 164(11), pp.1065-1074.
  2. Sanders Jr, T.L., Maradit Kremers, H., Bryan, A.J., Ransom, J.E., Smith, J. and Morrey, B.F., 2015. The epidemiology and health care burden of tennis elbow: a population-based study. The American journal of sports medicine, 43(5), pp.1066-1071.
  3. Johnson, G.W., Cadwallader, K., Scheffel, S.B. and Epperly, T.D., 2007. Treatment of lateral epicondylitis. American family physician, 76(6), pp.843-848.
  4. Haahr, J.P. and Andersen, J.H., 2003. Physical and psychosocial risk factors for lateral epicondylitis: a population based case-referent study. Occupational and environmental medicine, 60(5), pp.322-329.
  5. Ahmed, A.F., Rayyan, R., Zikria, B.A. and Salameh, M., 2022. Lateral epicondylitis of the elbow: an up-to-date review of management. European Journal of Orthopaedic Surgery & Traumatology, pp.1-6.
  6. Calfee, R.P., Patel, A., DaSilva, M.F. and Akelman, E., 2008. Management of lateral epicondylitis: current concepts. JAAOS-Journal of the American Academy of Orthopaedic Surgeons, 16(1), pp.19-29.
  7. Heales, L.J., McClintock, S.R., Maynard, S., Lems, C.J., Rose, J.A., Hill, C., Kean, C.O. and Obst, S., 2020. Evaluating the immediate effect of forearm and wrist orthoses on pain and function in individuals with lateral elbow tendinopathy: a systematic review. Musculoskeletal Science and Practice, 47, p.102-147.
  8. Kroslak, M., Pirapakaran, K., & Murrell, G. (2019). Counterforce bracing of lateral epicondylitis: a prospective, randomized, double-blinded, placebo-controlled clinical trial. Journal of shoulder and elbow surgery, 28(2), 288–295.
  9. Barati, H., Zarezadeh, A., MacDermid, J. C., & Sadeghi-Demneh, E. (2019). The immediate sensorimotor effects of elbow orthoses in patients with lateral elbow tendinopathy: a prospective crossover study. Journal of shoulder and elbow surgery, 28(1), e10–e17.
  10. Akkurt, H. E., Kocabaş, H., Yılmaz, H., Eser, C., Şen, Z., Erol, K., G ksu, H., Karaca, G., & Baktık, S. (2018). Comparison of an epicondylitis bandage with a wrist orthosis in patients with lateral epicondylitis. Prosthetics and orthotics international, 42(6), 599–605.

SOULAGER LES DOULEURS SACRO-ILIAQUES

La douleur sacro-iliaque est une des pathologies les plus répandues. Elle est souvent confondue avec la sciatique ou une lombalgie dû à sa localisation. Elle se situe en effet dans le fessier et/ou au niveau du dos. Les articulations sacro-iliaques supportent le poids du haut du corps et le transfert aux jambes tout en permettant la déambulation. Chez les femmes, elles ont un rôle important : lors de l’accouchement, elles permettent une ouverture plus grande du bassin, facilitant ainsi la sortie du fœtus.

ZOOM SUR LA PATHOLOGIE

Deux articulations sacro-iliaques forment la zone. Elles se situent entre le sacrum et les crêtes iliaques du bassin (au-dessous de la ceinture), sous forme de pivot. Elle est complexe du fait de son anatomie : celle-ci est symétrique. Elle comporte un ensemble complexe d’articulation, de muscles et de ligaments. Sa complexité permet ainsi une semi-rigidité essentielle à sa double fonction de support et de mouvement.

Anatomie zone douleurs sacro-iliaques

La douleur sacro-iliaque correspond à la rigidification d’une ou des deux facettes de l’articulation par une augmentation de tissus fibreux. Lors de la déambulation, le mouvement du bassin rompt ses tissus en provoquant une inflammation douloureuse.

Types de douleurs sacro-iliiaques

Il existe différents types de douleurs sacro-iliaque :

  • inflammatoires ou rhumatismales
  • post-traumatiques (chute, surcharge, sur-sollictation type course à pied)
  • pendant la grossesse et post-partum

Symptômes

La douleur sacro-iliaque est principalement ressentie lors de la déambulation ou à la suite d’une station assise ou à la montée/descente des escaliers. Une personne souffrant de cette pathologie aura tendance à marcher avec une main plaquée sur la fesse douloureuse. La douleur peut également être ressentie au niveau des hanches, du bas du dos et à l’aine.

Causes

La douleur vient généralement :

  • à la suite d’un choc ou traumatisme (chute, accident de voiture, accouchement…)
  • à cause d’une anomalie posturale (torsion du dos, inégalité des membres inférieurs)
  • via des activités répétitives de torsion (golf, tennis…)
  • via un dysfonctionnement musculaire ou ligamentaire
  • ou encore liée à des troubles arthritiques comme la spondylarthrite ankylosante

La pathologie est souvent présente chez les personnes sédentaires ou à l’inverse sportives, ou encore celles sujettes aux hernies discales.

Les douleurs sacro-iliaques arrivent dans 60% des cas par suite de la grossesse. Cela s’explique par l’addition de la prise de poids, de la mise en lordose, et de l’accouchement.

Le plus souvent, les hommes de plus de 50 ans sont touchés à la suite de l’usure mécanique de l’articulation. Il est rare que seule l’une des deux parties de l’articulation soit touchée.

Sous-estimée, il faut prendre en compte la fracture du sacrum, fréquente chez la femme âgée souffrant d’ostéoporose ou chez le sportif.

L’étude de Bernard et Kirkaldy-Willis, basé uniquement sur l’examen clinique, a trouvé un taux de 22,5 % sur 1293 lombalgiques adultes.

QUELS SONT LES TRAITEMENTS QUI SOULAGENT ?

Diagnostic 

Le professionnel de santé commence par un questionnement patient, notamment sur l’origine des douleurs et leurs zones. En complément, une radiographie et des bilans sanguins peuvent être demandés afin d’exclure la spondylarthrite ankylosante par exemple.

Traitement mécanique

Suivant la gravité et la durée de la pathologie, différents traitements peuvent être proposés par une sage-femme, un ostéopathe, un chiropracteur ou un podologue :

  • vérifier les inégalités des membres inférieurs ou malformations pouvant être corrigées par des semelles orthopédiques
  • faire des infiltrations avec anesthésiques et corticoïdes intra ou périarticulaires
  • proposer un traitement médicamenteux, notamment via la prise d’anti-inflammatoire
  • conseiller le port d’une ceinture pelvienne sacro-ilaque
  • proposer des exercices de renforcement et de souplesse
  • utiliser en phase aiguë l’application de compresse de thermo-cryothérapie
semelle orthopedique - traitement fonctionnel douelurs sacro-iliaques

COMMENT ET QUAND REPRENDRE UNE ACTIVITE ?

Chez les sportifs, la douleur est présente en début d’exercice. Elle disparait après l’échauffement ou dans les formes les plus graves, reste latente au repos, obligeant l’arrêt de l’activité sportive.

La reprise se fera après approbation d’un professionnel de santé et de manière progressive.

CONCLUSION

Ce qu’il faut retenir :

  • la douleur sacro-iliaque est souvent confondue avec des douleurs lombaires plus classiques ou une sciatique
  • arrêtez l’activité sportive et rendez-vous chez un professionnel de santé si la douleur apparait :
    • au début d’un entrainement,
    • lors d’un accident ou choc,
    • au moment de se lever ou suite à un accouchement
  • les douleurs sacro-iliaques peuvent être de différents types et combinés à d’autres pathologies
  • Le port d’une ceinture pelvienne soulagera la douleur et stabilisera les articulations sacro-iliaques lors de l’activité ou en période de grossesse/post-partum.

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Auteur : DJO FRANCE – février 2022

Sources / Illustrations :

Bernard TN, Kirkaldy-Willis WH. Recognizing specific characteristics of nonspecific low back pain. Clin Orthop 1987;217:266–80.

www.chiropraxie.com

www.physiosthubert.com

LUXATION DE LA HANCHE

La luxation de la hanche peut être traumatique (accident de la route, sport de contact), post-opératoire (après prothèse de hanche primaire ou reprise) ou d’origine congénitale. Quels sont les symptômes et comment traiter cette pathologie ?

ZOOM SUR LA PATHOLOGIE : LUXATION DE LA HANCHE

Rappel anatomique

La hanche est l’articulation reliant le tronc aux membres inférieurs et a une place fondamentale dans la marche. Cette articulation également appelée coxo-fémorale, lie la tête fémorale (sphère) au cotyle (hémisphère).

Son action est facilitée par le cartilage et le liquide synovial. Sa stabilité est renforcée par la capsule articulaire, de puissants ligaments et les muscles fessiers.

L’articulation de la hanche est mobile sur tous les plans :

  • d’avant en arrière (flexion / extension)
  • latéralement (adduction / abduction)
  • en rotation (interne / externe)

Définition d’une luxation de la hanche

La luxation de la hanche correspond à un déboitement de la tête fémorale par rapport au cotyle.

C’est la position de la hanche et le point de l’impact qui déterminent le sens de la luxation. Il en existe 4. La plus fréquente est la luxation postérieure (75%) qui se passe lorsque le fémur se positionne en adduction/rotation interne et que la tête fémorale se désolidarise du cotyle par translation postérieure.

7 Mars 2012 / REVUE MEDICALE SUISSE ISSN: 1660-9379
Luxations du membre inférieur : les reconnaître et les traiter
Alain Akiki Céline Duvoisin Frédérique Krupp Cyril Kombot

COMMENT SOIGNER UNE LUXATION DE LA HANCHE ?

Diagnostic

Si l’on soupçonne une luxation de la hanche, l’important est d’immobiliser l’articulation et d’aller consulter un professionnel de santé au plus vite.

Celui-ci procèdera en premier lieu un examen clinique via un interrogatoire patient (douleurs, symptômes…), puis à un examen des nerfs et circulation sanguine.

Une radiographie du bassin permet de confirmer le diagnostic et d’exclure des lésions osseuses associées (fracture du cotyle par exemple).

Traitement manuel

La réduction est ensuite réalisée de manière urgente. L’idéal est qu’elle soit faite entre 6 à 12 heures suivant la luxation, suivant les études de Hoogard ou Brau. La personne est anesthésiée, permettant au corps médical de réaliser différentes manœuvres pour remettre en place la hanche. La manœuvre dépend du type de luxation : antérieure, postérieure, supérieure ou inférieure.

Une fois la réduction faite, une nouvelle radiographie permettra de confirmer le réalignement de la hanche.

Il est également possible que la jambe du côté de la hanche atteinte soit mise en traction durant une 10aine de jours afin de soulager la douleur et protéger la tête fémorale. A la suite de cela, la mobilisation sera reprise durant 2 mois sans appui du côté affecté puis à l’aide de canne anglaise.

Traitement chirurgical

Dans certains cas, tels que présence d’un fragment osseux ou fracture de la tête fémorale, une intervention chirurgicale sera nécessaire pour réduire la luxation de la hanche.

Rééducation

Une fois réduite, la rééducation chez un kinésithérapeute doit être suivie, permettant d’éviter les raideurs articulaires ou encore l’amyotrophie des muscles de la hanche ou de la cuisse. La rééducation commence de façon passive puis au fur et à mesure des séances devient active.

Une attelle de hanche peut être conseillée le temps de retrouver une confiance et une amplitude articulaire optimum.

LES LUXATIONS DE HANCHE SUITE A UNE PROTHESE DE HANCHE

La prothèse de hanche est indiquée dans les cas de douleurs (coxarthrose sévère) et perte de mobilité que les traitement fonctionnels ou chirurgicaux précédents n’ont pas réussi à endiguer.

A la suite de l’opération, on compte entre 2 à 4% le taux d’incidence de luxation de hanche primaire. Les luxations après reprise (changement de prothèse après 10-15 années) sont plus fréquentes en raison de la fragilité de la structure osseuse environnante.

Différents facteurs expliquent cette possibilité :

  • les implants : le choix de la chirurgie et ses complications
  • les patients : IMC élevé, arthrite inflammatoire, âge, fragilité osseuse
  • le suivi post-opératoire : 60% des luxations de prothèse de hanche surviennent durant le 90 jours post-opératoires

LES ASTUCES POUR PREVENIR LA LUXATION DE LA HANCHE

Pour prévenir la luxation de la hanche, certains mouvements sont à éviter.

  • Éviter de croiser les jambes
  • Ne pas se pencher en avant et se fléchir pour ramasser un objet au sol
  • Éviter les tapis, les obstacles, les sols humides ou glissants
  • Ne pas s’asseoir sur un siège ou un canapé bas
  • Sortir et entrer dans une voiture en maintenant toujours les deux jambes ensemble, les genoux serrés et en les faisant pivoter en monobloc

COMMENT CHOISIR LE BON DISPOSITIF MEDICAL

Prescrire une attelle de stabilisation de hanche ne doit pas remettre en question la mobilité du patient qui est un des objectifs du protocole post-opératoire avec mobilisation immédiate. Elle doit contribuer à sa réalisation en procurant une meilleure confiance au patient pour reprendre la déambulation dès la sortie de chirurgie conventionnelle ou en chirurgie ambulatoire tout en assurant sa protection et éviter les récidives.

CONCLUSION

Ce qu’il faut retenir :

  • La luxation de la hanche survient généralement à la suite d’un fort impact ou en post-opératoire après mise en place d’une prothèse de hanche (primaire ou reprise)
  • La luxation postérieure est la plus fréquente
  • La réduction soit être faite dans les 6 à 12h suivant la luxation

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Auteur : DJO FRANCE – janvier 2022

Sources / Illustrations :

http://www.orthosudmontpellier.com

https://www.revmed.ch 

http://www.orthopedie-paris-sud.info

https://www.hug.ch

BIEN CHOISIR SON BAS DE COMPRESSION

La compression veineuse est utile dans divers troubles circulatoires, en comprimant la cheville. Ainsi, le retour veineux est favorisé et vous retrouvez une sensation de jambe légère. En tant que dispositif médical, il convient de le choisir correctement.

DEFINITION BAS DE COMPRESSION

A QUOI SERT-IL ?

Les bas de compression sont des dispositifs médicaux de classe I (selon la règlementation 2017/745). Ils ont pour but de soulager les troubles circulatoires tels que œdèmes, phlébites et thromboses.

Par la compression plus ou moins élevée au niveau de la cheville (dépendant de la classe/de la pathologie), ils favorisent le retour veineux.

Selon la classe de compression, le bas de compression est porté pour des pathologies plus ou moins sévères.

A QUOI RESSEMBLE T’IL ?

Communément appelé bas de compression, la compression veineuse peut se présenter sous forme de :

  • Mi-bas, chaussette
  • Bas
  • Collant, collant de maternité

Peu importe la forme choisit, la compression est la même pour les classes 1, 2 ou 3 en mi-bas, bas ou collant. C’est pourquoi seule la compression de la cheville compte.

COMPRESSION ET HAUTE AUTORITE DE SANTE

LA HAS

C’est une autorité publique indépendante à caractère scientifique, liée à l’assurance maladie. Son rôle est de mesurer et d’améliorer la qualité des soins et la sécurité des patients.

Concernant la compression veineuse, elle a 4 recommandations :

  • pressions à exprimer en mmHg et pas seulement en classe.
  • bas de classe 1 (10 -15 mmHg) : pas d’indication retenue sauf en cas de superposition.
  • Une stratification des indications cliniques (stades de la CEAP) en fonction des classes de pression.
  • Une pression résiduelle minimale au mollet :
    • pour les bas de 10 à 20 mmHg (classes 1 et 2), d’au moins de 75% de sa valeur à la cheville.
    • pour les bas de 20 à 36 mmHg (classe 3) et > 36 mmHg (classe 4), de 50 à 80%.
Tableau HAS compression veineuse

LES CLASSES LES PLUS UTILISEES

La Classe 2, pour soulager et prévenir

  • Symptômes de la maladie veineuse chronique débutante, varices de petit calibre.
  • Prévention de la thrombose veineuse profonde, voyages et longs trajets en avion, phlébites et œdèmes.

La Classe 3, pour traiter les formes évoluées

  • Troubles trophiques.
  • Traitement curatif de la thrombose veineuse profonde.
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OU TROUVER DES BAS DE COMPRESSION ?

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Comme dit précédemment, il s’agit de dispositifs médicaux. Ces produits sont donc délivrés sur ordonnance par un professionnel de santé. Par exemple : médecin généraliste, médecin du sport, chirurgien orthopédiste, phlébologue, angiologue, obstétricien, gynécologue, cardiologue, masseur-kinésithérapeute et sages-femmes.

Les infirmières ne sont autorisées aujourd’hui qu’à faire des renouvellements d’ordonnance.

QUELLE TAILLE CHOISIR ?

Pour s’assurer que le bas de compression soit efficace, il est important de bien choisir sa taille. Il est également recommandé de prendre les mesures du patient à chaque nouvelle délivrance, en position debout sans chaussures et de préférence le matin.

PRENDRE LES MESURES

Il convient de mesurer :

Picto veinax prises de mesures

La circonférence :

  • A / de cheville au plus fin
  • B / de mollet au plus large
  • C / de cuisse 5cm sous le pli fessier
  • F / de hanches pour les collants de maternité

La hauteur à partir du sol :

  • D / au creux poplité (arrière du genou) pour les mi-bas
  • E / au pli fessier pour les bas et collant

PRISES DE MESURES VEINAX

Les produits de compression veineuse VEINAX (gamme Aircast) de DJO France répondent au cahier des charges de la HAS. Vous retrouverez les produits sur notre site et nos prises de mesures ci-dessous :

prise de mesure gamme veinax femme
prise de mesure gamme veinax homme et ATE

ASTUCES

  • Si votre prise de mesures vient se situer entre deux tailles, DJO France préconise la taille supérieure.
  • Il vous suffit de nettoyer la bande autofixante de votre bas médical de compression avec de l’eau savonneuse pour lui redonner toute son adhérence.
  • Certains modèles existent en :
    • pied ouvert pour permettre le port de tongs,
    • matière différentes, ex coton pour s’adapter aux saisons
    • différents coloris pour s’adapter à vos tenues

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

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Auteur: DJO France – octobre 2021

Sources / Illustrations : DJO France, Ameli Santé, HAS – Evaluation des dispositifs de compression médicale à usage individuel – Utilisation en pathologies vasculaires (septembre 2010)

LES MAUX DU PIED

Entre les déplacements au quotidien, le poids de notre corps à supporter et parfois l’inconfort de certaines chaussures, nos pieds en voient de toutes les couleurs et souffrent de nombreux maux : épine calcanéenne, talalgie, cors, oignons ou encore orteils en griffe … Heureusement des solutions existent pour réduire la douleur et retrouver le plaisir de la déambulation !

ZOOM ANATOMIQUE DU PIED

Les 26 os du pied reliés par 16 articulations constituent une mécanique complexe capable de supporter et d’amortir le poids du corps, de servir de levier de propulsion lors de la marche ou de la course, et d’adapter le contact du corps au sol, notamment en terrain accidenté.

Schéma pied - nomination des os

L’arrière du pied

Il se compose du talus et du calcanéum. Le talus relie la cheville à la jambe par le tibia et le fémur en formant l’articulation talo-crural. La calcaneum est l’os le plus en arrière du pied, formant l’articulation sous-talienne car relié sur l’avant avec le talus. Sur le côté externe, il est également relié au cuboïde.

Le milieu du pied

Il se compose de l’articulation de Chopart reliant l’arrière au milieu du pied, aussi appelé l’arche médiale du pied. Celle-ci est composée du naviculaire (en avant) et du cuboïde (en arrière).

Le naviculaire relie le talus à l’arrière du pied aux cunéiformes (cou-de-pied). Le cuboïde, lui, relie le calcanéum aux métatarses.

L’avant-pied

Les métatarses ont une position centrale, reliant sur l’extrémité du pied les phalanges des orteils au milieu du pied par le cunéiforme et le cuboïde. Cette articulation ainsi formée est l’articulation de Lisfranc.

LES DOULEURS FREQUENTES DU PIED

ZONEDOULEUR
Arrière-piedTendinite du tendon d’Achille
Epine calcanéenne ou De Lenoir
Milieu du pied Aponévrosite plantaire
Fasciite plantaire
Avant-piedSyndrome de Morton
Orteils en griffe ou en marteau
Hallux Valgus ou bunionette

PANORAMA DES PATHOLOGIES

L’EPINE CALCANEENNE

Epine calcaneenne

Définition : excroissance osseuse sous le talon résultant de la sur sollicitation de l’aponévrose plantaire

Causes : course à pied, âge, altération de la voûte plantaire (pied plat ou creux)

Diagnostic : examen clinique

Traitement : repos et rappel podologique, massage. Chirurgie en cas de forme grave consistant à l’ablation de l’épine calcanéenne.

L’HALLUX VALGUS

déformation hallux valgus

Définition : communément « oignon », est une déviation anormale vers l’extérieur du gros orteil

Causes : port de chaussures trop petites, étroites ou à talons hauts entrainant des points de pression dans l’avant-pied. Morphologie et poids. Principalement chez les femmes de 30 à 60 ans.

Diagnostic : examen clinique et radio

Traitement : dans les formes légères, des attelles de correction et exercices couplés à un bon chaussage suffisent. Dans les formes graves, l’intervention chirurgicale peut être nécessaire.

SYNDROME DE MORTON

syndrome de morton

Définition : compression du nerf plantaire entre deux métatarsiens, le souvent au niveau des 3 et 4èmes orteils ou entre le 2 et 3èmes orteils

Causes : port de chaussures trop petites, étroites ou à talons hauts entrainant des points de pression dans l’avant-pied, déformation du pied telle que hallux valgus ou orteils en griffe

Diagnostic : examen clinique et imagerie (radio, échographie et électromyogramme)

Traitement : si prise en charge tôt : correction podologique et exercices spécifiques. Intervention chirurgicale dans 40% des cas.

TENDINOPATHIE DU TENDON D’ACHILLE

illustration-rendu-du-tendon-d'Achille

Définition : inflammation du tendon d’Achille dû à un mouvement répétitif

Causes : sur sollicitation intense et prolongée du tendon, exemple lors de la course à pied

Diagnostic : examen physique, notamment par la classification de la douleur type Blazina et imagerie (radio, irm et échographie)

Traitement : repos, correction podologique, protocole GREC, physiothérapie. Chirurgie en dernier recours

ORTEIL EN GRIFFE OU EN MARTEAU

Déformation orteil en marteau

Définition : déformation articulaire des phalanges des orteils

Causes : pied grec (2eme orteil plus long que le 1er), port de chaussure étroite ou talons hauts, hallux valgus

Diagnostic : examen clinique et radio

Traitement : rappel podologique et attelle de protection des orteils. Chirurgie dans les formes handicapantes et douloureuses.

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

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Auteur
 : DJO FRANCE – octobre 2021

Sources / Illustrations : DJO France, Osteopathes Paris, Chirurgie du pied

GONARTHROSE : DOULEUR AU GENOU

L’arthrose du genou (ou gonarthrose) touche environ 15% des Français chaque année, particulièrement les personnes de plus de 55 ans. En effet, avec l’âge, le cartilage s’use à force des mouvements de flexion et extension sur lesquels s’ajoute le poids du corps. Pour le patient, une douleur au genou apparait: la déambulation peut devenir douloureuse et l’articulation enfle. Heureusement, des solutions existent pour limiter la douleur et poursuivre les activités du quotidien ou bien des activités sportives.

ZOOM SUR LA PATHOLOGIE

DEFINITION DE LA GONARTHROSE

Le cartilage est une membrane dense et élastique, riche en collagène.  Il est très souple, flexible et résistant. Il ne contient aucun vaisseau sanguin. Le cartilage forme la charpente de certains organes (nez, oreille) et recouvre la surface des os au niveau des articulations (cou, poignet, genou…). Ses fonctions principales sont de :

  • absorber les chocs,
  • recevoir, répartir, transmettre les pressions à l’os,
  • favoriser le glissement sans heurt des surfaces articulaires les unes sur les autres à l’aide du liquide synovial

N.B. : Se régénérant de la naissance à la puberté, le cartilage se fait de plus en plus rare à l’âge adulte. 

Cette pathologie correspond à une dégénérescence voire disparition du cartilage au niveau du ou des genoux. Cela entraine une douleur à chaque mouvement, réduisant ainsi la mobilité.

Il existe différents stades de gonarthrose. Ils se différencient suivant le degré de dégénérescence du cartilage et l’érosion osseuse associée.

stades de la gonarthrose

SYMPTOMES DE LA GONARTHROSE

Le motif principal de consultation d’un patient souffrant de gonarthrose est la douleur au genou associée à une gêne fonctionnelle.

LA DOULEURLA GENE FONCTIONNELLE
· Déclenchée et aggravée par le mouvement, lorsque l’articulation n’est pas protégée
· Cesse ou s’atténue plus ou moins complètement lorsque l’articulation est au repos ou « déchargée »
· Moins importante le matin, puis elle augmente dans la journée et elle est maximale le soir
· Réapparaît chaque fois que l’articulation est soumise à un effort
· Correspond à une limitation de la mobilité de l’articulation touchée par l’arthrose
· Variable selon l’activité du patient
· Les lésions arthrosiques sont irréversibles et aboutissent, outre les déformations, à un raidissement articulaire pouvant évoluer vers une impotence partielle

LOCALISATION

La gonarthrose peut concerner l’articulation :

  • fémorotibiale (entre le fémur et le tibia) : la plus fréquente (1 cas sur 2), le compartiment interne étant plus souvent atteint que le compartiment externe. Si un seul est touché, on parle de gonarthrose unicompartimentale, si les deux sont touchés on parle de gonarthrose bicompartimentale.
  • fémoropatellaire (entre le fémur et la rotule ou « patella ») : 1 cas sur 3, généralement chez les plus jeunes, à la suite d’un traumatisme.

Une fois sur 4, l’arthrose fémoropatellaire est associée à une arthrose fémorotibiale.

CAUSES D’APPARTITION DE LA GONARTHROSE

L’arthrose du genou est une pathologie chronique (de longue date) et naturelle. Certains facteurs peuvent néanmoins accélérer l’apparition de la pathologie :

  • Âge,
  • Changement hormonal type ménopause,
  • Traumatismes importants ou faibles à répétition (travaux pénibles, sports violents, lésion du ménisque, rupture des ligaments croisés du genou…)
  • Anomalie de position de l’articulation (genou varus, genou valgus)
  • Autres maladies osseuses ou articulaires localisées.
  • Surpoids : le lien entre IMC et gonarthrose a été confirmé par une méta-analyse parue en 2011 – une hausse de l’IMC de 5 unités est corrélée à une augmentation du risque de gonarthrose de 35%

QUELS SONT LES TRAITEMENTS QUI SOULAGENT LA GONARTHROSE ?

4 TRAITEMENTS EXISTENT POUR DIMINUER LA DOULEUR DU GENOU

  • PRISE DE MEDICAMENTS : prise d’anti-inflammatoire et antalgique permettant la réduction de l’œdème (genou gonflé) et de la douleur pouvant être complétée par des injections intra-articulaires. Le professionnel de santé proposera cela en complément d’exercices à faire à la maison ou chez un kinésithérapeute ou à l’association d’une attelle de genou spécifique.
  • KINESITHERAPIE : des exercices ciblés peuvent restaurer la souplesse articulaire ainsi que la force des muscles avoisinants.
  • ORTHOPEDIE : des attelles de genou de décharge, type OA ont un effet antalgique immédiat, ce qui favorise la mobilité et repousse le phénomène d’ankylose (diminution ou privation de la mobilité d’une articulation).

COMMENT METTRE EN PLACE UNE ATTELLE DE GONARTHROSE ?

CHIRURGIE

Chirurgie-bloc opératoire  intervention chirurgical genou  - gonarthrose DJO

En dernier recours ou pour les formes les plus grave, une intervention chirurgicale peut être envisagée. Par exemple PTG (prothèse totale du genou) ou PPG (prothèse partielle du genou).

SUIVI POST-OPERATOIRE

A la suite de l’opération, selon l’âge et le type d’intervention, il faut savoir qu’une incapacité fonctionnelle peut durer de 2 à 4 mois.

Passé ce délai, le patient n’utilise plus de béquille et récupère au moins 80% des amplitudes articulaires.

REEDUCATION ET REPRISE D’ACTIVITE

Des exercices de renforcement musculaire et de souplesse seront fait chez un kinésithérapeute de manière quotidienne durant un trimestre. Les activités physiques peuvent également reprendre mais de manière progressive, en privilégiant la natation et le cyclisme.

COMBIEN DE TEMPS DURE L’ARRÊT MALADIE ?

Tb duree arret maladie gonarthrose

CONCLUSION

Ce qu’il faut retenir :

  • L’usure du cartilage est naturelle mais peut être accélérée par certains facteurs
  • Gonarthrose : entraine une douleur au genou à chaque mouvement, pouvant réduire la mobilité
  • La chirurgie vise, en dernier recours, à remplacer l’articulation par une prothèse totale ou partielle

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

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Auteur : DJO FRANCE – octobre 2021

Sources / Illustrations :

DJO France, mon arthrose, Ameli.fr, stop arthrose, dictionnaire Larousse, chirurgie Dijon

REPRENDRE LE SKI APRES UNE BLESSURE

Comment et quand reprendre le ski après une blessure ? En France, plus de 8,5 millions de personnes pratiquent le ski ou le snowboard chaque année, et environ 2% se blessent durant leur séjour à la montagne. Les causes principales sont la témérité des premiers jours ou la fatigue en fin de séjour… Les entorses et les fractures prédominent dans les blessures de sport d’hiver. Il est donc important d’être préparé et bien équipé avant de profiter de la poudreuse, surtout si la cheville a précédemment subi une entorse et si celle-ci n’est pas correctement soignée.

Stades blessure entorse de cheville

L’entorse de cheville est une lésion ligamentaire qui apparait généralement à la suite d’un mouvement de torsion involontaire et plus ou moins violent de l’articulation.

Le plus souvent, l’entorse se fait sur le ligament latéral externe (LLE), c’est-à-dire que le pied est tordu vers l’intérieur ce qui tire sur le ligament opposé.

Suivant le stade (gravité), le LLE peut être :

  • Distendu : stade 1 – entorse bénigne
  • Rompu partiellement : stade 2 – entorse modérée
  • Rompu totalement : stade 3 – entorse grave

D’autres lésions peuvent être associées, tout comme la présence d’un œdème (gonflement) voir d’une coloration de la peau.

Au ski, même si l’entorse de genou prédomine, celle de la cheville est à hauteur de 8% des blessures. Celle-ci est dû à un mauvais ajustement des chaussures de ski qui, au lieu de maintenir correctement l’articulation, permet la laxité.

Retrouvez les informations sur nos articles blog concernant la cheville ICI

COMMENT TRAITER UNE ENTORSE DE CHEVILLE ?

Avant de consulter un professionnel de santé, il est conseillé de mettre au repos l’articulation d’après le protocole GREC, de limiter la déambulation avec appui sur le pied lésé, d’appliquer du froid et de comprimer l’articulation à l’aider d’un strapping ou d’une attelle de cheville.

Le professionnel de santé, après diagnostic et suivant la gravité de l’entorse peut proposer des anti inflammatoires et antalgiques, une attelle de cheville ou contention élastique, dans les formes les plus graves, une botte d’immobilisation courte et/ou des béquilles.

A partir du stade 2 de l’entorse de la cheville, des séances de kinésithérapie peuvent être conseillées pour favoriser la diminution de la douleur, la résorption de l’œdème, le renforcement musculaire et la stabilité.

QUAND REPRENDRE UNE ACTIVITE SPORTIVE ?

Toute reprise sportive est à valider auprès d’un professionnel de santé à la suite de blessure. Dans tous les cas, la reprise n’est possible qu’à partir du moment où la douleur disparait, la déambulation normale est possible et le saut à cloche pied est possible en se sentant en sécurité.

L’assurance maladie conseille un temps minimal avant la reprise sportive suivant le stade de l’entorse subie :

Stade 1Entorse BénigneAprès 3 semaines
Stade 2Entorse ModéréeAprès 4 à 6 semaines
Stade 3Entorse GraveAprès plus de 6 semaines

Dans tous les cas, il est conseillé de reprendre avec une protection de la cheville type strapping, contention élastique ou attelle de cheville suivant le sport.

Y A-T’IL DES RISQUES DE RECIDIVES ?

La récidive apparait dans plus de 50% des cas, mais ce chiffre réduit si le protocole de traitement est bien suivi.

Pour encore limiter ce risque, vous pouvez :

  • faire des exercices de stabilité et souplesse de l’articulation
  • ne pas oublier de vous échauffer
  • vous masser en fin de journée
  • porter un équipement, notamment des chaussures et chaussettes adaptées
  • vous reposer si vous ressentez une douleur ou un étirement
  • penser à vous hydrater suffisamment

Si vous avez un doute dans la reprise du ski ou du snowboard, ou que vous n’êtes pas rassurés par rapport à votre articulation, vous pouvez profiter d’autres activités tels que spa, ski de fond (randonnées), luge…

reeducation-cheville-exercice-balle

COMMENT CHOISIR LE BON DISPOSITIF ?

Arbre décisionnel attelle de cheville DJO

CONCLUSION

Ce qu’il faut retenir :

  • avant d’aller au ski, s’assurer d’être bien équipé
  • si vous avez eu une entorse précédemment, suivez bien le protocole de traitement quitte à repousser la saison
  • si vous sentez une fragilité, mettez-vous au repos
  • privilégier des activités tels que ski de fond

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un professionnel de santé.

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Auteur : DJO FRANCE – décembre 2021

Sources : Médecins de montagne, Ameli.fr

Etude clinique : « Predictors of recurrent sprains after an index lateral ankle sprain: A longitudinal study » Pourkazemi F, Hiller CE, Raymond J, Black D, Nightingale EJ, Refshauge KM. Physiotherapy. 2018 Dec;104(4):430-437. doi: 10.1016/j.physio.2017.10.004. Epub 2017 Nov 2

SYNDROME DU CANAL CARPIEN : GERER LA DOULEUR

Le syndrome du canal carpien touche chaque année en France, près de 600 000 personnes. Cette pathologie se caractérise par une sensation de fourmillements dans les 3 premiers doigts de la main. Dans certains cas, une diminution de la sensibilité et une faiblesse dans la main et le poignet. Elle survient à la suite d’un changement d’état de santé (maladie, grossesse…) ou à des mouvements répétés (certains métiers par exemple). Le plus souvent bénin, le syndrome du canal carpien nécessite une intervention chirurgicale dans plus de 20% des cas.

ZOOM SUR LA PATHOLOGIE

Canal Carpien : définition

anatomie de la main

Le canal carpien est une zone anatomique au niveau du poignet, située entre les os du carpe en arrière et un épais ligament en avant, le ligament annulaire antérieur (ou rétinaculum des fléchisseurs). Le nerf médian passe dans ce canal inextensible, accompagné par les 9 tendons fléchisseurs des doigts. Ce nerf est un nerf sensitivo-moteur contrôlant la sensibilité des 3 premiers doigts. Il contrôle également la motricité des doigts permettant le mouvement de la pince pouce-index.

Le Syndrome du Canal Carpien

En cas de syndrome du canal carpien, le nerf médian est étranglé et comprimé par le ligament annulaire antérieur. Cela provoque des fourmillements, voir des douleurs au niveau des trois ou quatre premiers doigts. Ceci peut être mis en avant par les tests de provocation (Phalen,Tinel). Ces symptômes apparaissent le plus souvent la nuit et le matin et s’atténuent progressivement au fil de la journée. Parfois une atteinte au niveau de la motricité est remarquée.

L’électromyogramme permet d’évaluer le fonctionnement des nerfs et des muscles par l’application d’un faible courant électrique. Il précise l’importance de l’atteinte nerveuse, le site de la compression ainsi que la présence ou non d’une neuropathie associée comme dans le diabète. Les modifications mécaniques (séquelles de fracture), hormonales (grossesse, période péri-ménopausique, hypothyroïdie) ainsi que les activités intenses et répétitives sollicitant les tendons fléchisseurs (métiers de force, marteaux-piqueurs) favorisent l’apparition de la pathologie.

QUELS SONT LES TRAITEMENTS QUI SOULAGENT ?

Le plus souvent bénin, le syndrome du canal carpien peut s’aggraver. Aux prémices des symptômes, il est conseillé d’identifier et de corriger les mouvements et postures à risque et/ou de convenir d’une médication avec un professionnel de santé. Si ces solutions ne suffisent pas et afin d’éviter d’éventuelles séquelles, la pathologie nécessitera une intervention chirurgicale (> 20% des cas).

Examen d'un patient

TRAITEMENT CONSERVATEUR

Mouvements et postures à risque

Des mouvements et des postures lors d’activités personnelles ou professionnelles peuvent être à risque, notamment si elles sont répétées de façon intense et prolongée. Des facteurs aggravants peuvent également entrer en compte : vibrations, environnement froid (<10°C). Par exemple :

  • Mouvement répétitif avec force dans la main (pince, sécateur…)
  • Force statique prolongée
  • Mouvement répétitif de torsion du poignet (tournevis)
  • Utilisation répétée ou en force de la pince pouce-index (tricot)

Afin d’éviter ces mouvements et postures à risque, limiter les efforts trop importants ou répétitifs de la main et du poignet ou positionner la main dans le prolongement du bras.

Traitement médical et orthopédique

Parfois, la correction des mouvements et des postures à risque ne suffit pas. Un professionnel de santé peut alors proposer un traitement médicamenteux. Celui-ci peut être compléter après sollicitation de spécialistes (rhumatologues, neurologues, kinésithérapeutes, ostéopathes) par :

Comment mettre en place une attelle pour canal carpien ?

TRAITEMENT CHIRURGICAL

Intervention chirurgicale

En cas d’aggravement des symptômes et si les autres traitements n’ont pas fonctionné, l’intervention chirurgicale peut s’avérer nécessaire.

Avant l’opération, des examens complémentaires peuvent être effectués, tels que l’électromyogramme (EMG) qui précise l’importance de l’atteinte nerveuse et détecte une potentielle compression d’un autre nerf simultanément ou de manière plus proximale. D’autres examens peuvent être réalisés :

  • une radiographie : recherche de pathologies associées, ou anomalie osseuse
  • une échographie : évaluation de l’augmentation de la surface du nerf
Intervention chirurgicale

L’intervention chirurgicale est un acte est assez courant (20% des cas du syndrome du canal carpien) et est effectuée en ambulatoire. Elle consiste à décomprimer le nerf selon 2 méthodes qui diffèrent par la taille et la position de l’ouverture cutanée se situant soit dans la paume (technique classique à ciel ouvert) soit au poignet (technique endoscopique).

rééducation post-opératoire

Rééducation

Il n’existe pas de rééducation stricte après l’intervention du canal carpien. Celle-ci sera faite à la reprise des activités quotidiennes, en évitant les gestes et postures ayant conduit à l’opération toutefois.

Une douleur peut être ressentie à la suite de l’intervention mais se corrigera d’elle-même avec le temps ou à la suite de séance chez le kinésithérapeute, qui utilisera le Laser Haute Puissance pour accélérer la bonne cicatrisation des tissus.

COMMENT ET QUAND REPRENDRE UNE ACTIVITE ?

Reprise d’activité

Après l’intervention, un arrêt de de travail peut être nécessaire en fonction de l’activité professionnelle entre 7 et 45 jours (voir chapitre suivant). Un aménagement du poste peut également être fait via l’intervention de la médecine du travail.

A noter que certaines entreprises dont les missions exposent le plus leurs salariés développent de plus en plus des systèmes de prévention.

Récidive

Il arrive que le syndrome du canal carpien réapparaisse ou touche votre autre main : consultez votre médecin traitant dès les premiers symptômes.

COMBIEN DE TEMPS DURE L’ARRÊT MALADIE ?

Tableau arrêt maladie du syndrome du canal carpien

CONCLUSION

Ce qu’il faut retenir :

  • le syndrome du canal carpien arrive le plus souvent suite à un changement d’état de santé (grossesse, ménopause) ou à des mouvement répétés (métiers)
  • en cas de fourmillements dans les doigts et perte de force au niveau de la main/poignet, consulter un professionnel de santé
  • certains gestes et postures favorisent l’apparition de la pathologie
  • l’intervention chirurgicale n’intervient que dans >20% des cas
Points essentiels sur le syndrome du canal carpien

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

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Auteur : DJO FRANCE – août 2021

Sources / Illustrations :

ameli.fr

Bernard BONTHOUX – Ostéopathe DO, MKDE, Consultant Chattanooga/DJO pour le Laser Haute Puissance.

RUPTURE DE LA COIFFE DES ROTATEURS

14 à 20% de la population souffrira de l’épaule au cours de sa vie et la moitié présentera des pathologies de la coiffe des rotateurs. Généralement observée à partir de 50 ans, la rupture de la coiffe des rotateurs provient de l’usure naturelle des tendons de l’épaule. La chirurgie est incontournable dans le traitement de la pathologie. Heureusement, en France, la chirurgie de l’épaule se développe, notamment par l’arrivée de l’arthroscopie et de sociétés savantes dédiées (Société Française de Chirurgie de l’épaule, Société Française de Rééducation de l’épaule…).

ZOOM SUR LA PATHOLOGIE

STRUCTURE ANATOMIQUE

L’épaule est une articulation extrêmement mobile capable de réaliser des mouvements de grande envergure malgré la stabilité médiocre des structures qui la composent. La tête de l’humérus est faiblement emboitée dans une cavité située sur l’os de l’omoplate (glène).

DEFINITION DE LA RUPTURE DE LA COIFFE DES ROTATEURS

La coiffe des rotateurs désigne l’ensemble des tendons de l’épaule : le petit rond, le sous-épineux, le sus-épineux et le sous-scapulaire. Le nom de coiffe provient de leur emplacement : ils recouvrent la tête de l’humérus.

La rupture de la coiffe des rotateurs correspond à l’atteinte d’un ou plusieurs tendons au niveau de l’épaule et peut être partielle ou totale.

CAUSES

La cause principale est l’usure naturelle des tendons : elle touche 20% des personnes de plus de 65 ans et 50% de plus de 80 ans. Mais elle peut aussi être aggravée par différents facteurs, tels que :

  • la pratique d’une activité spécifique nécessitant une forte sollicitation de l’épaule
  • le tabagisme
  • le diabète
  • un défaut anatomique favorisant l’usure naturelle

De plus, la rupture de la coiffe des rotateurs est dite traumatique lorsqu’elle résulte d’une chute ou d’un effort intense (à partir de 50 ans). La douleur et l’impotence fonctionnelle sont maximales et peuvent irradier vers le thorax et le bras.

Elle est dite trophique si elle survient après un geste de la vie courante (après 65 ans). Le patient ne ressent pas forcément de douleur mais une impotence fonctionnelle apparait.

DIAGNOSTIC

Examen clinique

Le professionnel de santé examine le patient, notamment sur la mobilité de l’articulation tout en le questionnant sur un éventuel traumatisme et présence ou non de douleur.

Examens complémentaires

Afin de confirmer le diagnostic, une IRM peut être réalisée, complétée par une radiographie (visualisation de la tête de l’humérus et l’acromion) et une échographie (observation des tendons).

COMBIEN DE TEMPS DURE L’ARRÊT MALADIE ?

La consultation de la médecine du travail est recommandée afin de vérifier que le patient puisse reprendre sereinement son activité professionnelle. La pathologie touchant une articulation souvent sollicitée, un aménagement temporaire du poste de travail peut être demandé, voir dans certains cas, une réorientation professionnelle.

QUELS SONT LES TRAITEMENTS ?

TRAITEMENT CHIRURGICAL

La chirurgie de coiffe varie selon le tendon concerné et si la rupture est partielle ou totale.

En effet, pour la rupture partielle, la chirurgie consiste en une suture pour réparer le tendon abimé et éviter ainsi la rupture totale.

Dans le cas d’une rupture totale, la chirurgie consiste en la réinsertion des tendons rompus et une possible acromioplastie. L’intervention nécessite une anesthésie générale et une hospitalisation d’environ 1 semaine.

TRAITEMENT POST-CHIRURGICAL

En post-opératoire, le bras est placé en abduction/rotation selon protocole avant un retour progressif en coude au corps à l’aide d’une attelle, durant 4 à 6 semaines.

Il convient d’immobiliser le tendon opéré afin de favoriser la cicatrisation. De manière générale, suivant le tendon touché, l’immobilisation est conseillée :

Sous-scapulaire, en Rotation interne
Sus-épineux en Abduction
Sous-épineux et/ou le petit rond, en Rotation externe

Pour toutes ces immobilisations, des solutions orthopédiques existents, telles que la gamme de gilet d’épaule avec coussin d’abduction DonJoy : ULTRASLING® PRO DonJoy®.

Le protocole post-opératoire est sous la responsabilité du Chirurgien, qui décide selon l’état des tendons, la solidité de l’opération effectuée et ses habitudes post-interventionnelles :

  • l’angulation de l’immobilisation souhaitée (ABD : 15°-45°–60°/ RotExt: 15 –30°)
  • la durée de l’immobilisation : en général 4 à 6 semaines. Parfois, en paliers pour retour vers la position anatomique

REEDUCATION

Une fois la période d’immobilisation terminée, celle de la rééducation commence, notamment par de la kinésithérapie. Des exercices d’assouplissement de l’épaule et de renforcement musculaire pourront être proposés, afin de retrouver une amplitude et une stabilisation articulaire. Ces exercices peuvent être faits seul, à l’aide d’une attelle motorisée permettant le mouvement passif continu (CPM) ou assistés par un professionnel de santé. D’autres techniques permettent d’accélérer la récupération, telles que l’électrostimulation.

Les exercices d’auto-rééducation ne doivent jamais être douloureux, et sont réalisés à partir des indications du professionnel de santé :

  • LE MOUVEMENT DU PENDULE : debout tenu par le bras sain à une table, laisser pendre dans le vide le bras affecté. Le bras relâché, effectuer des petits cercles dans le sens des aiguilles d’une montre puis inversé, en augmentant progressivement la taille des cercles.
  • MAIN REPOUSSEE : Ecarter doucement la main du corps en rotation et non en abduction.
  • ETIREMENT : Etirer et tourner la tête doucement vers l’épaule saine. Cet exercice peut être réalisé en portant l’attelle d’immobilisation.
  • BALLE EN MOUSSE : Prendre une balle en main via le bras affecté et la presser par intermittence. Cet exercice peut être réalisé en portant l’attelle d’immobilisation.

REPRISE D’ACTIVITE

La reprise d’activité peut être faite à partir de 3 mois après la rééducation; voire 6 mois dans certains cas. L’avis médical est obligatoire avant toute reprise d’activité : toute reprise prématurée peut entrainer des complications.

Un strapping peut avoir un effet proprioceptif de l’épaule pour reprendre une activité en douceur.

COMMENT CHOISIR LE BON DISPOSITIF MEDICAL ?

CONCLUSION

Ce qu’il faut retenir :

  • La rupture de la coiffe des rotateurs touche principalement les personnes de plus de 50 ans
  • Les signes sont la douleur et/ou la perte de mobilité
  • La chirurgie est incontournable dans le traitement de la pathologie

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un professionnel de santé.

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Auteur : DJO FRANCE – juin 2021

Sources : Chirurgie Orthopédique Paris, Ameli.fr

QUE FAIRE EN CAS DE PIEDS PLATS ?

Le pied plat désigne l’affaissement de la voûte plantaire. 40% de la population est atteinte. Cet affaissement n’est considéré comme pathologique qu’à partir du moment ou une douleur est ressentie. Les pieds plats sont d’autant plus visibles en position debout ou lors de la déambulation et peuvent entrainer une instabilité du pied ou une mauvaise posture.

Il est conseillé de voir un professionnel de santé, notamment chez les enfants pour limiter les désagréments et difficultés de déambulation à l’âge adulte.

ZOOM SUR LA PATHOLOGIE

ANATOMIE

Les 26 os du pied reliés par 16 articulations constituent une mécanique complexe capable de supporter et d’amortir le poids du corps, de servir de levier de propulsion lors de la marche ou de la course, et d’adapter le contact du corps au sol, notamment en terrain accidenté.

Les pieds plats correspondent à l’affaissement de la voûte plantaire ; c’est-à-dire le déplacement des structures osseuses et tendineuses du pied vers le sol.

On parle de pathologie à partir du moment ou des douleurs ou un dysfonctionnement fonctionnel sont constatés lors de la déambulation ou en position debout. Si aucune douleur n’est détectée, on parle alors de pieds plats physiologiques.

STADES ET TYPES DE PIEDS PLATS

CAUSES ET CONSEQUENCES DES PIEDS PLATS

LES CAUSES

Les causes des pieds plats sont multifactorielles. Elles peuvent provenir de :

  • Âge,
  • Poids,
  • Activité physique,
  • Prédisposition familiale,
  • Maladie dégénérative,
  • Pathologie neuro-musculaire (tonus musculaire),
  • Diabète,
  • Chevilles instables,
  • Membres inférieurs inégaux,
  • Inflammation des articulations (polyarthrite rhumatoïde),
  • Suite d’un traumatisme (fracture, rupture des tendons, déficit musculaire),
  • Synostose (pont osseux entre le calcanéum et le talus, insuffisance du jambier postérieur),

LES CONSEQUENCES

Une personne ayant les pieds plats remarque généralement :

  • Une modification physique :
    • torsion du talon vers l’extérieur ou valgus : vu de dos, les pieds partent vers l’extérieur au lieu d’être droits.
    • déviation de l’avant-pied vers l’extérieur ou supination : vu de dos, plusieurs orteils sont visibles à l’extérieur du pied au lieu de ne voir que le gros orteil.
    • appui avec empreinte complète : par exemple, lors d’une promenade sur le sable, les pieds laissent une empreinte de pas totale au lieu de laisser un vide au niveau de la voûte plantaire.
    • usure précoce des chaussures : la semelle au niveau des talons est rapidement usée.
  • Une apparition de douleurs :
    • au talon, pied ou lombaire réduisant le périmètre de marche
    • instabilité des pieds et des chevilles pouvant entrainer des entorses
    • inflammation (périostite tibiale)
    • déformation du gros orteil (hallux valgus)
    • des callosités
    • une fasciite plantaire
    • des maux perforants plantaires résultant du fait de la déformation du pied : le talus est en contact avec le sol

QUELS SONT LES TRAITEMENTS QUI SOULAGENT ?

DIAGNOSTIC

Seuls les cas pathologiques nécessitent une consultation : douleur ou atteinte fonctionnelle constatée.

Afin de poser le diagnostic, une radio du pied de face et de profil, en position debout suffit. D’autres examens peuvent être demandés par le professionnel de santé afin de valider ou non une atteinte supplémentaire ainsi que sa localisation et son importance. Par exemple, une IRM peut vérifier la présence d’une synostose ou l’intégrité du tendon du muscle tibial postérieur.

TRAITEMENTS

Traitement non chirurgical

Le traitement commence par la prise d’anti-douleur et d’anti-inflammatoire, accompagné d’un traitement physiologique (kinésithérapie).

Le chaussage est également important : nous privilégions souvent l’esthétisme au confort. Aussi, il est préférable de choisir des chaussures dont la semelle est suffisamment épaisse et large (voir notre gamme de chaussure de confort) et éviter les talons hauts. Des talonnettes et des semelles orthopédiques peuvent être conseillées en complément pour stabiliser la posture.

Enfin, une contention élastique au niveau de la cheville et du pied (type strapping ou chevillière élastique) ou de soutien de l’arche transversale peuvent s’avérer utile.

Dans tous les cas, les pieds plats dans leur forme pathologique sévère ou à la suite d’une rupture du tendon du muscle tibial postérieur nécessiteront une intervention chirurgicale.

Traitement chirurgical

Le traitement chirurgical a pour but premier la conservation / récupération des fonctions du pied. Différentes interventions chirurgicales existent dans le traitement des pieds plats pathologiques, selon le degré de l’atteinte et le niveau de la déformation.

L’hospitalisation dure généralement 24 h.

Traitement post-opératoire

La période post-opératoire dépend de ou des interventions réalisées. Elle dure en moyenne 12 semaines, le temps que l’os soit rétabli et que le pied puisse être mis en charge.

Pour protéger la zone, un plâtre ou une botte d’immobilisation est mis en place et la déambulation est limitée au strict minimum.

Un œdème étant présent sur la zone, par suite de l’opération, le glaçage peut soulager et aider à sa résorption.

Au bout de 6 semaines, une radiographie est effectuée pour vérifier la guérison de l’os. Si celle-ci convient, la rééducation peut commencer : mise en charge partielle du pied. La déambulation augmente au fur et à mesure (nombre de pas journalier) et peut être soutenue à l’aide d’une canne, minimisant ainsi la mise en charge du pied opéré.

Des chaussures post-opératoires avec évidement talonnier existent pour sevrer du plâtre ou de la botte, le chaussage classique ne pouvant encore avoir lieu.

Pour retrouver complètement ses fonctions, un délai de 6 mois à 1 an est constaté suivant le patient et les interventions subies.

Les talons hauts restent déconseillés, au profit de chaussures confortables style chaussure de confort ou basket…

COMMENT CHOISIR LE BON DISPOSITIF MEDICAL ?

CONCLUSION

Ce qu’il faut retenir :

  • Avoir les pieds plats ne signifie pas forcément avoir besoin de soins particuliers : seules la douleur et la perte de fonction sont à surveiller.
  • Vérifier d’où provient la douleur et si d’autres symptômes sont visibles (alignement des talons, présence de callosités, hallux valgus…)
  • En cas de pieds plats pathologiques, rechercher le confort : changer de chaussures pour des modèles à semelle épaisse.

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

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Auteur : DJO FRANCE – mai 2021

Sources / Illustrations : Piedreseau.com, piedetcheville.com, podimedic, arras-orthopedie.com, chirurgie-pied-cheville.fr, cheville-clinique.fr