LUXATION DE LA HANCHE

La luxation de la hanche peut être traumatique (accident de la route, sport de contact), post-opératoire (après prothèse de hanche primaire ou reprise) ou d’origine congénitale. Quels sont les symptômes et comment traiter cette pathologie ?

ZOOM SUR LA PATHOLOGIE : LUXATION DE LA HANCHE

Rappel anatomique

La hanche est l’articulation reliant le tronc aux membres inférieurs et a une place fondamentale dans la marche. Cette articulation également appelée coxo-fémorale, lie la tête fémorale (sphère) au cotyle (hémisphère).

Son action est facilitée par le cartilage et le liquide synovial. Sa stabilité est renforcée par la capsule articulaire, de puissants ligaments et les muscles fessiers.

L’articulation de la hanche est mobile sur tous les plans :

  • d’avant en arrière (flexion / extension)
  • latéralement (adduction / abduction)
  • en rotation (interne / externe)

Définition d’une luxation de la hanche

La luxation de la hanche correspond à un déboitement de la tête fémorale par rapport au cotyle.

C’est la position de la hanche et le point de l’impact qui déterminent le sens de la luxation. Il en existe 4. La plus fréquente est la luxation postérieure (75%) qui se passe lorsque le fémur se positionne en adduction/rotation interne et que la tête fémorale se désolidarise du cotyle par translation postérieure.

7 Mars 2012 / REVUE MEDICALE SUISSE ISSN: 1660-9379
Luxations du membre inférieur : les reconnaître et les traiter
Alain Akiki Céline Duvoisin Frédérique Krupp Cyril Kombot

COMMENT SOIGNER UNE LUXATION DE LA HANCHE ?

Diagnostic

Si l’on soupçonne une luxation de la hanche, l’important est d’immobiliser l’articulation et d’aller consulter un professionnel de santé au plus vite.

Celui-ci procèdera en premier lieu un examen clinique via un interrogatoire patient (douleurs, symptômes…), puis à un examen des nerfs et circulation sanguine.

Une radiographie du bassin permet de confirmer le diagnostic et d’exclure des lésions osseuses associées (fracture du cotyle par exemple).

Traitement manuel

La réduction est ensuite réalisée de manière urgente. L’idéal est qu’elle soit faite entre 6 à 12 heures suivant la luxation, suivant les études de Hoogard ou Brau. La personne est anesthésiée, permettant au corps médical de réaliser différentes manœuvres pour remettre en place la hanche. La manœuvre dépend du type de luxation : antérieure, postérieure, supérieure ou inférieure.

Une fois la réduction faite, une nouvelle radiographie permettra de confirmer le réalignement de la hanche.

Il est également possible que la jambe du côté de la hanche atteinte soit mise en traction durant une 10aine de jours afin de soulager la douleur et protéger la tête fémorale. A la suite de cela, la mobilisation sera reprise durant 2 mois sans appui du côté affecté puis à l’aide de canne anglaise.

Traitement chirurgical

Dans certains cas, tels que présence d’un fragment osseux ou fracture de la tête fémorale, une intervention chirurgicale sera nécessaire pour réduire la luxation de la hanche.

Rééducation

Une fois réduite, la rééducation chez un kinésithérapeute doit être suivie, permettant d’éviter les raideurs articulaires ou encore l’amyotrophie des muscles de la hanche ou de la cuisse. La rééducation commence de façon passive puis au fur et à mesure des séances devient active.

Une attelle de hanche peut être conseillée le temps de retrouver une confiance et une amplitude articulaire optimum.

LES LUXATIONS DE HANCHE SUITE A UNE PROTHESE DE HANCHE

La prothèse de hanche est indiquée dans les cas de douleurs (coxarthrose sévère) et perte de mobilité que les traitement fonctionnels ou chirurgicaux précédents n’ont pas réussi à endiguer.

A la suite de l’opération, on compte entre 2 à 4% le taux d’incidence de luxation de hanche primaire. Les luxations après reprise (changement de prothèse après 10-15 années) sont plus fréquentes en raison de la fragilité de la structure osseuse environnante.

Différents facteurs expliquent cette possibilité :

  • les implants : le choix de la chirurgie et ses complications
  • les patients : IMC élevé, arthrite inflammatoire, âge, fragilité osseuse
  • le suivi post-opératoire : 60% des luxations de prothèse de hanche surviennent durant le 90 jours post-opératoires

LES ASTUCES POUR PREVENIR LA LUXATION DE LA HANCHE

Pour prévenir la luxation de la hanche, certains mouvements sont à éviter.

  • Éviter de croiser les jambes
  • Ne pas se pencher en avant et se fléchir pour ramasser un objet au sol
  • Éviter les tapis, les obstacles, les sols humides ou glissants
  • Ne pas s’asseoir sur un siège ou un canapé bas
  • Sortir et entrer dans une voiture en maintenant toujours les deux jambes ensemble, les genoux serrés et en les faisant pivoter en monobloc

COMMENT CHOISIR LE BON DISPOSITIF MEDICAL

Prescrire une attelle de stabilisation de hanche ne doit pas remettre en question la mobilité du patient qui est un des objectifs du protocole post-opératoire avec mobilisation immédiate. Elle doit contribuer à sa réalisation en procurant une meilleure confiance au patient pour reprendre la déambulation dès la sortie de chirurgie conventionnelle ou en chirurgie ambulatoire tout en assurant sa protection et éviter les récidives.

CONCLUSION

Ce qu’il faut retenir :

  • La luxation de la hanche survient généralement à la suite d’un fort impact ou en post-opératoire après mise en place d’une prothèse de hanche (primaire ou reprise)
  • La luxation postérieure est la plus fréquente
  • La réduction soit être faite dans les 6 à 12h suivant la luxation

Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

www.DJOglobal.fr

LinkedIn DJO France

Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

Auteur : DJO FRANCE – janvier 2022

Sources / Illustrations :

http://www.orthosudmontpellier.com

https://www.revmed.ch 

http://www.orthopedie-paris-sud.info

https://www.hug.ch

BIEN CHOISIR SON BAS DE COMPRESSION

La compression veineuse est utile dans divers troubles circulatoires, en comprimant la cheville. Ainsi, le retour veineux est favorisé et vous retrouvez une sensation de jambe légère. En tant que dispositif médical, il convient de le choisir correctement.

DEFINITION BAS DE COMPRESSION

A QUOI SERT-IL ?

Les bas de compression sont des dispositifs médicaux de classe I (selon la règlementation 2017/745). Ils ont pour but de soulager les troubles circulatoires tels que œdèmes, phlébites et thromboses.

Par la compression plus ou moins élevée au niveau de la cheville (dépendant de la classe/de la pathologie), ils favorisent le retour veineux.

Selon la classe de compression, le bas de compression est porté pour des pathologies plus ou moins sévères.

A QUOI RESSEMBLE T’IL ?

Communément appelé bas de compression, la compression veineuse peut se présenter sous forme de :

  • Mi-bas, chaussette
  • Bas
  • Collant, collant de maternité

Peu importe la forme choisit, la compression est la même pour les classes 1, 2 ou 3 en mi-bas, bas ou collant. C’est pourquoi seule la compression de la cheville compte.

COMPRESSION ET HAUTE AUTORITE DE SANTE

LA HAS

C’est une autorité publique indépendante à caractère scientifique, liée à l’assurance maladie. Son rôle est de mesurer et d’améliorer la qualité des soins et la sécurité des patients.

Concernant la compression veineuse, elle a 4 recommandations :

  • pressions à exprimer en mmHg et pas seulement en classe.
  • bas de classe 1 (10 -15 mmHg) : pas d’indication retenue sauf en cas de superposition.
  • Une stratification des indications cliniques (stades de la CEAP) en fonction des classes de pression.
  • Une pression résiduelle minimale au mollet :
    • pour les bas de 10 à 20 mmHg (classes 1 et 2), d’au moins de 75% de sa valeur à la cheville.
    • pour les bas de 20 à 36 mmHg (classe 3) et > 36 mmHg (classe 4), de 50 à 80%.
Tableau HAS compression veineuse

LES CLASSES LES PLUS UTILISEES

La Classe 2, pour soulager et prévenir

  • Symptômes de la maladie veineuse chronique débutante, varices de petit calibre.
  • Prévention de la thrombose veineuse profonde, voyages et longs trajets en avion, phlébites et œdèmes.

La Classe 3, pour traiter les formes évoluées

  • Troubles trophiques.
  • Traitement curatif de la thrombose veineuse profonde.
pa-Compression-veineuse-avec-et-sans-compression-Bichromie-72dpi

OU TROUVER DES BAS DE COMPRESSION ?

medecin-72-dpi

Comme dit précédemment, il s’agit de dispositifs médicaux. Ces produits sont donc délivrés sur ordonnance par un professionnel de santé. Par exemple : médecin généraliste, médecin du sport, chirurgien orthopédiste, phlébologue, angiologue, obstétricien, gynécologue, cardiologue, masseur-kinésithérapeute et sages-femmes.

Les infirmières ne sont autorisées aujourd’hui qu’à faire des renouvellements d’ordonnance.

QUELLE TAILLE CHOISIR ?

Pour s’assurer que le bas de compression soit efficace, il est important de bien choisir sa taille. Il est également recommandé de prendre les mesures du patient à chaque nouvelle délivrance, en position debout sans chaussures et de préférence le matin.

PRENDRE LES MESURES

Il convient de mesurer :

Picto veinax prises de mesures

La circonférence :

  • A / de cheville au plus fin
  • B / de mollet au plus large
  • C / de cuisse 5cm sous le pli fessier
  • F / de hanches pour les collants de maternité

La hauteur à partir du sol :

  • D / au creux poplité (arrière du genou) pour les mi-bas
  • E / au pli fessier pour les bas et collant

PRISES DE MESURES VEINAX

Les produits de compression veineuse VEINAX (gamme Aircast) de DJO France répondent au cahier des charges de la HAS. Vous retrouverez les produits sur notre site et nos prises de mesures ci-dessous :

prise de mesure gamme veinax femme
prise de mesure gamme veinax homme et ATE

ASTUCES

  • Si votre prise de mesures vient se situer entre deux tailles, DJO France préconise la taille supérieure.
  • Il vous suffit de nettoyer la bande autofixante de votre bas médical de compression avec de l’eau savonneuse pour lui redonner toute son adhérence.
  • Certains modèles existent en :
    • pied ouvert pour permettre le port de tongs,
    • matière différentes, ex coton pour s’adapter aux saisons
    • différents coloris pour s’adapter à vos tenues

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

Pour plus d’informations sur la gamme, cliquez ICI.

www.DJOglobal.fr

LinkedIn DJO France

Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

Auteur: DJO France – octobre 2021

Sources / Illustrations : DJO France, Ameli Santé, HAS – Evaluation des dispositifs de compression médicale à usage individuel – Utilisation en pathologies vasculaires (septembre 2010)

GONARTHROSE : DOULEUR AU GENOU

L’arthrose du genou (ou gonarthrose) touche environ 15% des Français chaque année, particulièrement les personnes de plus de 55 ans. En effet, avec l’âge, le cartilage s’use à force des mouvements de flexion et extension sur lesquels s’ajoute le poids du corps. Pour le patient, une douleur au genou apparait: la déambulation peut devenir douloureuse et l’articulation enfle. Heureusement, des solutions existent pour limiter la douleur et poursuivre les activités du quotidien ou bien des activités sportives.

ZOOM SUR LA PATHOLOGIE

DEFINITION DE LA GONARTHROSE

Le cartilage est une membrane dense et élastique, riche en collagène.  Il est très souple, flexible et résistant. Il ne contient aucun vaisseau sanguin. Le cartilage forme la charpente de certains organes (nez, oreille) et recouvre la surface des os au niveau des articulations (cou, poignet, genou…). Ses fonctions principales sont de :

  • absorber les chocs,
  • recevoir, répartir, transmettre les pressions à l’os,
  • favoriser le glissement sans heurt des surfaces articulaires les unes sur les autres à l’aide du liquide synovial

N.B. : Se régénérant de la naissance à la puberté, le cartilage se fait de plus en plus rare à l’âge adulte. 

Cette pathologie correspond à une dégénérescence voire disparition du cartilage au niveau du ou des genoux. Cela entraine une douleur à chaque mouvement, réduisant ainsi la mobilité.

Il existe différents stades de gonarthrose. Ils se différencient suivant le degré de dégénérescence du cartilage et l’érosion osseuse associée.

stades de la gonarthrose

SYMPTOMES DE LA GONARTHROSE

Le motif principal de consultation d’un patient souffrant de gonarthrose est la douleur au genou associée à une gêne fonctionnelle.

LA DOULEURLA GENE FONCTIONNELLE
· Déclenchée et aggravée par le mouvement, lorsque l’articulation n’est pas protégée
· Cesse ou s’atténue plus ou moins complètement lorsque l’articulation est au repos ou « déchargée »
· Moins importante le matin, puis elle augmente dans la journée et elle est maximale le soir
· Réapparaît chaque fois que l’articulation est soumise à un effort
· Correspond à une limitation de la mobilité de l’articulation touchée par l’arthrose
· Variable selon l’activité du patient
· Les lésions arthrosiques sont irréversibles et aboutissent, outre les déformations, à un raidissement articulaire pouvant évoluer vers une impotence partielle

LOCALISATION

La gonarthrose peut concerner l’articulation :

  • fémorotibiale (entre le fémur et le tibia) : la plus fréquente (1 cas sur 2), le compartiment interne étant plus souvent atteint que le compartiment externe. Si un seul est touché, on parle de gonarthrose unicompartimentale, si les deux sont touchés on parle de gonarthrose bicompartimentale.
  • fémoropatellaire (entre le fémur et la rotule ou « patella ») : 1 cas sur 3, généralement chez les plus jeunes, à la suite d’un traumatisme.

Une fois sur 4, l’arthrose fémoropatellaire est associée à une arthrose fémorotibiale.

CAUSES D’APPARTITION DE LA GONARTHROSE

L’arthrose du genou est une pathologie chronique (de longue date) et naturelle. Certains facteurs peuvent néanmoins accélérer l’apparition de la pathologie :

  • Âge,
  • Changement hormonal type ménopause,
  • Traumatismes importants ou faibles à répétition (travaux pénibles, sports violents, lésion du ménisque, rupture des ligaments croisés du genou…)
  • Anomalie de position de l’articulation (genou varus, genou valgus)
  • Autres maladies osseuses ou articulaires localisées.
  • Surpoids : le lien entre IMC et gonarthrose a été confirmé par une méta-analyse parue en 2011 – une hausse de l’IMC de 5 unités est corrélée à une augmentation du risque de gonarthrose de 35%

QUELS SONT LES TRAITEMENTS QUI SOULAGENT LA GONARTHROSE ?

4 TRAITEMENTS EXISTENT POUR DIMINUER LA DOULEUR DU GENOU

  • PRISE DE MEDICAMENTS : prise d’anti-inflammatoire et antalgique permettant la réduction de l’œdème (genou gonflé) et de la douleur pouvant être complétée par des injections intra-articulaires. Le professionnel de santé proposera cela en complément d’exercices à faire à la maison ou chez un kinésithérapeute ou à l’association d’une attelle de genou spécifique.
  • KINESITHERAPIE : des exercices ciblés peuvent restaurer la souplesse articulaire ainsi que la force des muscles avoisinants.
  • ORTHOPEDIE : des attelles de genou de décharge, type OA ont un effet antalgique immédiat, ce qui favorise la mobilité et repousse le phénomène d’ankylose (diminution ou privation de la mobilité d’une articulation).

COMMENT METTRE EN PLACE UNE ATTELLE DE GONARTHROSE ?

CHIRURGIE

Chirurgie-bloc opératoire  intervention chirurgical genou  - gonarthrose DJO

En dernier recours ou pour les formes les plus grave, une intervention chirurgicale peut être envisagée. Par exemple PTG (prothèse totale du genou) ou PPG (prothèse partielle du genou).

SUIVI POST-OPERATOIRE

A la suite de l’opération, selon l’âge et le type d’intervention, il faut savoir qu’une incapacité fonctionnelle peut durer de 2 à 4 mois.

Passé ce délai, le patient n’utilise plus de béquille et récupère au moins 80% des amplitudes articulaires.

REEDUCATION ET REPRISE D’ACTIVITE

Des exercices de renforcement musculaire et de souplesse seront fait chez un kinésithérapeute de manière quotidienne durant un trimestre. Les activités physiques peuvent également reprendre mais de manière progressive, en privilégiant la natation et le cyclisme.

COMBIEN DE TEMPS DURE L’ARRÊT MALADIE ?

Tb duree arret maladie gonarthrose

CONCLUSION

Ce qu’il faut retenir :

  • L’usure du cartilage est naturelle mais peut être accélérée par certains facteurs
  • Gonarthrose : entraine une douleur au genou à chaque mouvement, pouvant réduire la mobilité
  • La chirurgie vise, en dernier recours, à remplacer l’articulation par une prothèse totale ou partielle

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

www.DJOglobal.fr

LinkedIn DJO France

Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

Auteur : DJO FRANCE – octobre 2021

Sources / Illustrations :

DJO France, mon arthrose, Ameli.fr, stop arthrose, dictionnaire Larousse, chirurgie Dijon

REPRENDRE LE SKI APRES UNE BLESSURE

Comment et quand reprendre le ski après une blessure ? En France, plus de 8,5 millions de personnes pratiquent le ski ou le snowboard chaque année, et environ 2% se blessent durant leur séjour à la montagne. Les causes principales sont la témérité des premiers jours ou la fatigue en fin de séjour… Les entorses et les fractures prédominent dans les blessures de sport d’hiver. Il est donc important d’être préparé et bien équipé avant de profiter de la poudreuse, surtout si la cheville a précédemment subi une entorse et si celle-ci n’est pas correctement soignée.

Stades blessure entorse de cheville

L’entorse de cheville est une lésion ligamentaire qui apparait généralement à la suite d’un mouvement de torsion involontaire et plus ou moins violent de l’articulation.

Le plus souvent, l’entorse se fait sur le ligament latéral externe (LLE), c’est-à-dire que le pied est tordu vers l’intérieur ce qui tire sur le ligament opposé.

Suivant le stade (gravité), le LLE peut être :

  • Distendu : stade 1 – entorse bénigne
  • Rompu partiellement : stade 2 – entorse modérée
  • Rompu totalement : stade 3 – entorse grave

D’autres lésions peuvent être associées, tout comme la présence d’un œdème (gonflement) voir d’une coloration de la peau.

Au ski, même si l’entorse de genou prédomine, celle de la cheville est à hauteur de 8% des blessures. Celle-ci est dû à un mauvais ajustement des chaussures de ski qui, au lieu de maintenir correctement l’articulation, permet la laxité.

Retrouvez les informations sur nos articles blog concernant la cheville ICI

COMMENT TRAITER UNE ENTORSE DE CHEVILLE ?

Avant de consulter un professionnel de santé, il est conseillé de mettre au repos l’articulation d’après le protocole GREC, de limiter la déambulation avec appui sur le pied lésé, d’appliquer du froid et de comprimer l’articulation à l’aider d’un strapping ou d’une attelle de cheville.

Le professionnel de santé, après diagnostic et suivant la gravité de l’entorse peut proposer des anti inflammatoires et antalgiques, une attelle de cheville ou contention élastique, dans les formes les plus graves, une botte d’immobilisation courte et/ou des béquilles.

A partir du stade 2 de l’entorse de la cheville, des séances de kinésithérapie peuvent être conseillées pour favoriser la diminution de la douleur, la résorption de l’œdème, le renforcement musculaire et la stabilité.

QUAND REPRENDRE UNE ACTIVITE SPORTIVE ?

Toute reprise sportive est à valider auprès d’un professionnel de santé à la suite de blessure. Dans tous les cas, la reprise n’est possible qu’à partir du moment où la douleur disparait, la déambulation normale est possible et le saut à cloche pied est possible en se sentant en sécurité.

L’assurance maladie conseille un temps minimal avant la reprise sportive suivant le stade de l’entorse subie :

Stade 1Entorse BénigneAprès 3 semaines
Stade 2Entorse ModéréeAprès 4 à 6 semaines
Stade 3Entorse GraveAprès plus de 6 semaines

Dans tous les cas, il est conseillé de reprendre avec une protection de la cheville type strapping, contention élastique ou attelle de cheville suivant le sport.

Y A-T’IL DES RISQUES DE RECIDIVES ?

La récidive apparait dans plus de 50% des cas, mais ce chiffre réduit si le protocole de traitement est bien suivi.

Pour encore limiter ce risque, vous pouvez :

  • faire des exercices de stabilité et souplesse de l’articulation
  • ne pas oublier de vous échauffer
  • vous masser en fin de journée
  • porter un équipement, notamment des chaussures et chaussettes adaptées
  • vous reposer si vous ressentez une douleur ou un étirement
  • penser à vous hydrater suffisamment

Si vous avez un doute dans la reprise du ski ou du snowboard, ou que vous n’êtes pas rassurés par rapport à votre articulation, vous pouvez profiter d’autres activités tels que spa, ski de fond (randonnées), luge…

reeducation-cheville-exercice-balle

COMMENT CHOISIR LE BON DISPOSITIF ?

Arbre décisionnel attelle de cheville DJO

CONCLUSION

Ce qu’il faut retenir :

  • avant d’aller au ski, s’assurer d’être bien équipé
  • si vous avez eu une entorse précédemment, suivez bien le protocole de traitement quitte à repousser la saison
  • si vous sentez une fragilité, mettez-vous au repos
  • privilégier des activités tels que ski de fond

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un professionnel de santé.

Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

www.DJOglobal.fr

LinkedIn DJO France

Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

Auteur : DJO FRANCE – décembre 2021

Sources : Médecins de montagne, Ameli.fr

Etude clinique : « Predictors of recurrent sprains after an index lateral ankle sprain: A longitudinal study » Pourkazemi F, Hiller CE, Raymond J, Black D, Nightingale EJ, Refshauge KM. Physiotherapy. 2018 Dec;104(4):430-437. doi: 10.1016/j.physio.2017.10.004. Epub 2017 Nov 2

SYNDROME DU CANAL CARPIEN : GERER LA DOULEUR

Le syndrome du canal carpien touche chaque année en France, près de 600 000 personnes. Cette pathologie se caractérise par une sensation de fourmillements dans les 3 premiers doigts de la main. Dans certains cas, une diminution de la sensibilité et une faiblesse dans la main et le poignet. Elle survient à la suite d’un changement d’état de santé (maladie, grossesse…) ou à des mouvements répétés (certains métiers par exemple). Le plus souvent bénin, le syndrome du canal carpien nécessite une intervention chirurgicale dans plus de 20% des cas.

ZOOM SUR LA PATHOLOGIE

Canal Carpien : définition

anatomie de la main

Le canal carpien est une zone anatomique au niveau du poignet, située entre les os du carpe en arrière et un épais ligament en avant, le ligament annulaire antérieur (ou rétinaculum des fléchisseurs). Le nerf médian passe dans ce canal inextensible, accompagné par les 9 tendons fléchisseurs des doigts. Ce nerf est un nerf sensitivo-moteur contrôlant la sensibilité des 3 premiers doigts. Il contrôle également la motricité des doigts permettant le mouvement de la pince pouce-index.

Le Syndrome du Canal Carpien

En cas de syndrome du canal carpien, le nerf médian est étranglé et comprimé par le ligament annulaire antérieur. Cela provoque des fourmillements, voir des douleurs au niveau des trois ou quatre premiers doigts. Ceci peut être mis en avant par les tests de provocation (Phalen,Tinel). Ces symptômes apparaissent le plus souvent la nuit et le matin et s’atténuent progressivement au fil de la journée. Parfois une atteinte au niveau de la motricité est remarquée.

L’électromyogramme permet d’évaluer le fonctionnement des nerfs et des muscles par l’application d’un faible courant électrique. Il précise l’importance de l’atteinte nerveuse, le site de la compression ainsi que la présence ou non d’une neuropathie associée comme dans le diabète. Les modifications mécaniques (séquelles de fracture), hormonales (grossesse, période péri-ménopausique, hypothyroïdie) ainsi que les activités intenses et répétitives sollicitant les tendons fléchisseurs (métiers de force, marteaux-piqueurs) favorisent l’apparition de la pathologie.

QUELS SONT LES TRAITEMENTS QUI SOULAGENT ?

Le plus souvent bénin, le syndrome du canal carpien peut s’aggraver. Aux prémices des symptômes, il est conseillé d’identifier et de corriger les mouvements et postures à risque et/ou de convenir d’une médication avec un professionnel de santé. Si ces solutions ne suffisent pas et afin d’éviter d’éventuelles séquelles, la pathologie nécessitera une intervention chirurgicale (> 20% des cas).

Examen d'un patient

TRAITEMENT CONSERVATEUR

Mouvements et postures à risque

Des mouvements et des postures lors d’activités personnelles ou professionnelles peuvent être à risque, notamment si elles sont répétées de façon intense et prolongée. Des facteurs aggravants peuvent également entrer en compte : vibrations, environnement froid (<10°C). Par exemple :

  • Mouvement répétitif avec force dans la main (pince, sécateur…)
  • Force statique prolongée
  • Mouvement répétitif de torsion du poignet (tournevis)
  • Utilisation répétée ou en force de la pince pouce-index (tricot)

Afin d’éviter ces mouvements et postures à risque, limiter les efforts trop importants ou répétitifs de la main et du poignet ou positionner la main dans le prolongement du bras.

Traitement médical et orthopédique

Parfois, la correction des mouvements et des postures à risque ne suffit pas. Un professionnel de santé peut alors proposer un traitement médicamenteux. Celui-ci peut être compléter après sollicitation de spécialistes (rhumatologues, neurologues, kinésithérapeutes, ostéopathes) par :

Comment mettre en place une attelle pour canal carpien ?

TRAITEMENT CHIRURGICAL

Intervention chirurgicale

En cas d’aggravement des symptômes et si les autres traitements n’ont pas fonctionné, l’intervention chirurgicale peut s’avérer nécessaire.

Avant l’opération, des examens complémentaires peuvent être effectués, tels que l’électromyogramme (EMG) qui précise l’importance de l’atteinte nerveuse et détecte une potentielle compression d’un autre nerf simultanément ou de manière plus proximale. D’autres examens peuvent être réalisés :

  • une radiographie : recherche de pathologies associées, ou anomalie osseuse
  • une échographie : évaluation de l’augmentation de la surface du nerf
Intervention chirurgicale

L’intervention chirurgicale est un acte est assez courant (20% des cas du syndrome du canal carpien) et est effectuée en ambulatoire. Elle consiste à décomprimer le nerf selon 2 méthodes qui diffèrent par la taille et la position de l’ouverture cutanée se situant soit dans la paume (technique classique à ciel ouvert) soit au poignet (technique endoscopique).

rééducation post-opératoire

Rééducation

Il n’existe pas de rééducation stricte après l’intervention du canal carpien. Celle-ci sera faite à la reprise des activités quotidiennes, en évitant les gestes et postures ayant conduit à l’opération toutefois.

Une douleur peut être ressentie à la suite de l’intervention mais se corrigera d’elle-même avec le temps ou à la suite de séance chez le kinésithérapeute, qui utilisera le Laser Haute Puissance pour accélérer la bonne cicatrisation des tissus.

COMMENT ET QUAND REPRENDRE UNE ACTIVITE ?

Reprise d’activité

Après l’intervention, un arrêt de de travail peut être nécessaire en fonction de l’activité professionnelle entre 7 et 45 jours (voir chapitre suivant). Un aménagement du poste peut également être fait via l’intervention de la médecine du travail.

A noter que certaines entreprises dont les missions exposent le plus leurs salariés développent de plus en plus des systèmes de prévention.

Récidive

Il arrive que le syndrome du canal carpien réapparaisse ou touche votre autre main : consultez votre médecin traitant dès les premiers symptômes.

COMBIEN DE TEMPS DURE L’ARRÊT MALADIE ?

Tableau arrêt maladie du syndrome du canal carpien

CONCLUSION

Ce qu’il faut retenir :

  • le syndrome du canal carpien arrive le plus souvent suite à un changement d’état de santé (grossesse, ménopause) ou à des mouvement répétés (métiers)
  • en cas de fourmillements dans les doigts et perte de force au niveau de la main/poignet, consulter un professionnel de santé
  • certains gestes et postures favorisent l’apparition de la pathologie
  • l’intervention chirurgicale n’intervient que dans >20% des cas
Points essentiels sur le syndrome du canal carpien

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

www.djoglobal.fr

LinkedIn DJO France

Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

Auteur : DJO FRANCE – août 2021

Sources / Illustrations :

ameli.fr

Bernard BONTHOUX – Ostéopathe DO, MKDE, Consultant Chattanooga/DJO pour le Laser Haute Puissance.

RUPTURE DE LA COIFFE DES ROTATEURS

14 à 20% de la population souffrira de l’épaule au cours de sa vie et la moitié présentera des pathologies de la coiffe des rotateurs. Généralement observée à partir de 50 ans, la rupture de la coiffe des rotateurs provient de l’usure naturelle des tendons de l’épaule. La chirurgie est incontournable dans le traitement de la pathologie. Heureusement, en France, la chirurgie de l’épaule se développe, notamment par l’arrivée de l’arthroscopie et de sociétés savantes dédiées (Société Française de Chirurgie de l’épaule, Société Française de Rééducation de l’épaule…).

ZOOM SUR LA PATHOLOGIE

STRUCTURE ANATOMIQUE

L’épaule est une articulation extrêmement mobile capable de réaliser des mouvements de grande envergure malgré la stabilité médiocre des structures qui la composent. La tête de l’humérus est faiblement emboitée dans une cavité située sur l’os de l’omoplate (glène).

DEFINITION DE LA RUPTURE DE LA COIFFE DES ROTATEURS

La coiffe des rotateurs désigne l’ensemble des tendons de l’épaule : le petit rond, le sous-épineux, le sus-épineux et le sous-scapulaire. Le nom de coiffe provient de leur emplacement : ils recouvrent la tête de l’humérus.

La rupture de la coiffe des rotateurs correspond à l’atteinte d’un ou plusieurs tendons au niveau de l’épaule et peut être partielle ou totale.

CAUSES

La cause principale est l’usure naturelle des tendons : elle touche 20% des personnes de plus de 65 ans et 50% de plus de 80 ans. Mais elle peut aussi être aggravée par différents facteurs, tels que :

  • la pratique d’une activité spécifique nécessitant une forte sollicitation de l’épaule
  • le tabagisme
  • le diabète
  • un défaut anatomique favorisant l’usure naturelle

De plus, la rupture de la coiffe des rotateurs est dite traumatique lorsqu’elle résulte d’une chute ou d’un effort intense (à partir de 50 ans). La douleur et l’impotence fonctionnelle sont maximales et peuvent irradier vers le thorax et le bras.

Elle est dite trophique si elle survient après un geste de la vie courante (après 65 ans). Le patient ne ressent pas forcément de douleur mais une impotence fonctionnelle apparait.

DIAGNOSTIC

Examen clinique

Le professionnel de santé examine le patient, notamment sur la mobilité de l’articulation tout en le questionnant sur un éventuel traumatisme et présence ou non de douleur.

Examens complémentaires

Afin de confirmer le diagnostic, une IRM peut être réalisée, complétée par une radiographie (visualisation de la tête de l’humérus et l’acromion) et une échographie (observation des tendons).

COMBIEN DE TEMPS DURE L’ARRÊT MALADIE ?

La consultation de la médecine du travail est recommandée afin de vérifier que le patient puisse reprendre sereinement son activité professionnelle. La pathologie touchant une articulation souvent sollicitée, un aménagement temporaire du poste de travail peut être demandé, voir dans certains cas, une réorientation professionnelle.

QUELS SONT LES TRAITEMENTS ?

TRAITEMENT CHIRURGICAL

La chirurgie de coiffe varie selon le tendon concerné et si la rupture est partielle ou totale.

En effet, pour la rupture partielle, la chirurgie consiste en une suture pour réparer le tendon abimé et éviter ainsi la rupture totale.

Dans le cas d’une rupture totale, la chirurgie consiste en la réinsertion des tendons rompus et une possible acromioplastie. L’intervention nécessite une anesthésie générale et une hospitalisation d’environ 1 semaine.

TRAITEMENT POST-CHIRURGICAL

En post-opératoire, le bras est placé en abduction/rotation selon protocole avant un retour progressif en coude au corps à l’aide d’une attelle, durant 4 à 6 semaines.

Il convient d’immobiliser le tendon opéré afin de favoriser la cicatrisation. De manière générale, suivant le tendon touché, l’immobilisation est conseillée :

Sous-scapulaire, en Rotation interne
Sus-épineux en Abduction
Sous-épineux et/ou le petit rond, en Rotation externe

Pour toutes ces immobilisations, des solutions orthopédiques existents, telles que la gamme de gilet d’épaule avec coussin d’abduction DonJoy : ULTRASLING® PRO DonJoy®.

Le protocole post-opératoire est sous la responsabilité du Chirurgien, qui décide selon l’état des tendons, la solidité de l’opération effectuée et ses habitudes post-interventionnelles :

  • l’angulation de l’immobilisation souhaitée (ABD : 15°-45°–60°/ RotExt: 15 –30°)
  • la durée de l’immobilisation : en général 4 à 6 semaines. Parfois, en paliers pour retour vers la position anatomique

REEDUCATION

Une fois la période d’immobilisation terminée, celle de la rééducation commence, notamment par de la kinésithérapie. Des exercices d’assouplissement de l’épaule et de renforcement musculaire pourront être proposés, afin de retrouver une amplitude et une stabilisation articulaire. Ces exercices peuvent être faits seul, à l’aide d’une attelle motorisée permettant le mouvement passif continu (CPM) ou assistés par un professionnel de santé. D’autres techniques permettent d’accélérer la récupération, telles que l’électrostimulation.

Les exercices d’auto-rééducation ne doivent jamais être douloureux, et sont réalisés à partir des indications du professionnel de santé :

  • LE MOUVEMENT DU PENDULE : debout tenu par le bras sain à une table, laisser pendre dans le vide le bras affecté. Le bras relâché, effectuer des petits cercles dans le sens des aiguilles d’une montre puis inversé, en augmentant progressivement la taille des cercles.
  • MAIN REPOUSSEE : Ecarter doucement la main du corps en rotation et non en abduction.
  • ETIREMENT : Etirer et tourner la tête doucement vers l’épaule saine. Cet exercice peut être réalisé en portant l’attelle d’immobilisation.
  • BALLE EN MOUSSE : Prendre une balle en main via le bras affecté et la presser par intermittence. Cet exercice peut être réalisé en portant l’attelle d’immobilisation.

REPRISE D’ACTIVITE

La reprise d’activité peut être faite à partir de 3 mois après la rééducation; voire 6 mois dans certains cas. L’avis médical est obligatoire avant toute reprise d’activité : toute reprise prématurée peut entrainer des complications.

Un strapping peut avoir un effet proprioceptif de l’épaule pour reprendre une activité en douceur.

COMMENT CHOISIR LE BON DISPOSITIF MEDICAL ?

CONCLUSION

Ce qu’il faut retenir :

  • La rupture de la coiffe des rotateurs touche principalement les personnes de plus de 50 ans
  • Les signes sont la douleur et/ou la perte de mobilité
  • La chirurgie est incontournable dans le traitement de la pathologie

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un professionnel de santé.

Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

www.DJOglobal.fr

Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

Auteur : DJO FRANCE – juin 2021

Sources : Chirurgie Orthopédique Paris, Ameli.fr

QUE FAIRE EN CAS DE PIEDS PLATS ?

Le pied plat désigne l’affaissement de la voûte plantaire. 40% de la population est atteinte. Cet affaissement n’est considéré comme pathologique qu’à partir du moment ou une douleur est ressentie. Les pieds plats sont d’autant plus visibles en position debout ou lors de la déambulation et peuvent entrainer une instabilité du pied ou une mauvaise posture.

Il est conseillé de voir un professionnel de santé, notamment chez les enfants pour limiter les désagréments et difficultés de déambulation à l’âge adulte.

ZOOM SUR LA PATHOLOGIE

ANATOMIE

Les 26 os du pied reliés par 16 articulations constituent une mécanique complexe capable de supporter et d’amortir le poids du corps, de servir de levier de propulsion lors de la marche ou de la course, et d’adapter le contact du corps au sol, notamment en terrain accidenté.

Les pieds plats correspondent à l’affaissement de la voûte plantaire ; c’est-à-dire le déplacement des structures osseuses et tendineuses du pied vers le sol.

On parle de pathologie à partir du moment ou des douleurs ou un dysfonctionnement fonctionnel sont constatés lors de la déambulation ou en position debout. Si aucune douleur n’est détectée, on parle alors de pieds plats physiologiques.

STADES ET TYPES DE PIEDS PLATS

CAUSES ET CONSEQUENCES DES PIEDS PLATS

LES CAUSES

Les causes des pieds plats sont multifactorielles. Elles peuvent provenir de :

  • Âge,
  • Poids,
  • Activité physique,
  • Prédisposition familiale,
  • Maladie dégénérative,
  • Pathologie neuro-musculaire (tonus musculaire),
  • Diabète,
  • Chevilles instables,
  • Membres inférieurs inégaux,
  • Inflammation des articulations (polyarthrite rhumatoïde),
  • Suite d’un traumatisme (fracture, rupture des tendons, déficit musculaire),
  • Synostose (pont osseux entre le calcanéum et le talus, insuffisance du jambier postérieur),

LES CONSEQUENCES

Une personne ayant les pieds plats remarque généralement :

  • Une modification physique :
    • torsion du talon vers l’extérieur ou valgus : vu de dos, les pieds partent vers l’extérieur au lieu d’être droits.
    • déviation de l’avant-pied vers l’extérieur ou supination : vu de dos, plusieurs orteils sont visibles à l’extérieur du pied au lieu de ne voir que le gros orteil.
    • appui avec empreinte complète : par exemple, lors d’une promenade sur le sable, les pieds laissent une empreinte de pas totale au lieu de laisser un vide au niveau de la voûte plantaire.
    • usure précoce des chaussures : la semelle au niveau des talons est rapidement usée.
  • Une apparition de douleurs :
    • au talon, pied ou lombaire réduisant le périmètre de marche
    • instabilité des pieds et des chevilles pouvant entrainer des entorses
    • inflammation (périostite tibiale)
    • déformation du gros orteil (hallux valgus)
    • des callosités
    • une fasciite plantaire
    • des maux perforants plantaires résultant du fait de la déformation du pied : le talus est en contact avec le sol

QUELS SONT LES TRAITEMENTS QUI SOULAGENT ?

DIAGNOSTIC

Seuls les cas pathologiques nécessitent une consultation : douleur ou atteinte fonctionnelle constatée.

Afin de poser le diagnostic, une radio du pied de face et de profil, en position debout suffit. D’autres examens peuvent être demandés par le professionnel de santé afin de valider ou non une atteinte supplémentaire ainsi que sa localisation et son importance. Par exemple, une IRM peut vérifier la présence d’une synostose ou l’intégrité du tendon du muscle tibial postérieur.

TRAITEMENTS

Traitement non chirurgical

Le traitement commence par la prise d’anti-douleur et d’anti-inflammatoire, accompagné d’un traitement physiologique (kinésithérapie).

Le chaussage est également important : nous privilégions souvent l’esthétisme au confort. Aussi, il est préférable de choisir des chaussures dont la semelle est suffisamment épaisse et large (voir notre gamme de chaussure de confort) et éviter les talons hauts. Des talonnettes et des semelles orthopédiques peuvent être conseillées en complément pour stabiliser la posture.

Enfin, une contention élastique au niveau de la cheville et du pied (type strapping ou chevillière élastique) ou de soutien de l’arche transversale peuvent s’avérer utile.

Dans tous les cas, les pieds plats dans leur forme pathologique sévère ou à la suite d’une rupture du tendon du muscle tibial postérieur nécessiteront une intervention chirurgicale.

Traitement chirurgical

Le traitement chirurgical a pour but premier la conservation / récupération des fonctions du pied. Différentes interventions chirurgicales existent dans le traitement des pieds plats pathologiques, selon le degré de l’atteinte et le niveau de la déformation.

L’hospitalisation dure généralement 24 h.

Traitement post-opératoire

La période post-opératoire dépend de ou des interventions réalisées. Elle dure en moyenne 12 semaines, le temps que l’os soit rétabli et que le pied puisse être mis en charge.

Pour protéger la zone, un plâtre ou une botte d’immobilisation est mis en place et la déambulation est limitée au strict minimum.

Un œdème étant présent sur la zone, par suite de l’opération, le glaçage peut soulager et aider à sa résorption.

Au bout de 6 semaines, une radiographie est effectuée pour vérifier la guérison de l’os. Si celle-ci convient, la rééducation peut commencer : mise en charge partielle du pied. La déambulation augmente au fur et à mesure (nombre de pas journalier) et peut être soutenue à l’aide d’une canne, minimisant ainsi la mise en charge du pied opéré.

Des chaussures post-opératoires avec évidement talonnier existent pour sevrer du plâtre ou de la botte, le chaussage classique ne pouvant encore avoir lieu.

Pour retrouver complètement ses fonctions, un délai de 6 mois à 1 an est constaté suivant le patient et les interventions subies.

Les talons hauts restent déconseillés, au profit de chaussures confortables style chaussure de confort ou basket…

COMMENT CHOISIR LE BON DISPOSITIF MEDICAL ?

CONCLUSION

Ce qu’il faut retenir :

  • Avoir les pieds plats ne signifie pas forcément avoir besoin de soins particuliers : seules la douleur et la perte de fonction sont à surveiller.
  • Vérifier d’où provient la douleur et si d’autres symptômes sont visibles (alignement des talons, présence de callosités, hallux valgus…)
  • En cas de pieds plats pathologiques, rechercher le confort : changer de chaussures pour des modèles à semelle épaisse.

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

www.DJOglobal.fr

Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

Auteur : DJO FRANCE – mai 2021

Sources / Illustrations : Piedreseau.com, piedetcheville.com, podimedic, arras-orthopedie.com, chirurgie-pied-cheville.fr, cheville-clinique.fr

CORRIGER MON HALLUX VALGUS SANS CHIRURGIE

L’Hallux Valgus, ou ce que l’on appelle plus communément « oignon », est une déviation anormale vers l’extérieur du gros orteil. Favorisé par plusieurs facteurs d’ordre héréditaire ou lié à notre façon de vivre au quotidien, il peut passer rapidement du stade purement esthétique mais supportable au stade pathologique en devenant très douloureux avec une déformation plus importante.

Comment se forme-t-il ? Quelles en sont les conséquences ? Dois-je absolument me faire opérer ? Ce sont autant de questions auxquelles nous répondons dans cet article.

ZOOM SUR CETTE PATHOLOGIE

DEFINITION

L’Hallux Valgus est une déformation de la première articulation métatarso-phalangienne (MTP) avec abduction et valgus du gros orteil relativement à une première tête métatarsienne médialement proéminente.

schéma pathologie hallux valgus

Il est défini par un angle d’Hallux Valgus supérieur à 15 ° et un angle intermétatarsien supérieur à 10°. C’est l’un des plus courants troubles du pied d’origine biomécanique.

Selon une revue systématique et une méta-analyse en 20101, les estimations de prévalence regroupées indiquent que l’Hallux Valgus affecte 23% des adultes de 18 à 65 ans et 35,7% des personnes âgées de plus de 65 ans.

EVOLUTION POSSIBLE

Il est considéré comme une affection évolutive, les patients présentant des degrés variés de déformation légère de la tête métatarsienne à luxation sévère de la première articulation MTP.

A noter que les symptômes et douleur varient parmi les personnes atteintes de la maladie et donc les options de traitement. Il est souvent lié à la fonction et la mobilisation : handicap, douleur au pied, troubles de la démarche, mauvais équilibre et chutes chez les personnes âgées.

LES FACTEURS D’APPARITION

type de chaussures

LE TYPE DE CHAUSSURES

Il existe une association directe entre l’augmentation de la charge du premier métatarsien et le valgus.

En effet, la prévalence de l’hallux valgus chez les femmes qui portent des chaussures pointues ou un talon haut n’est pas à 100% mais les chaussures sont un des facteurs les plus importants concernant la causalité.

surpoids

UNE CHARGE EXESSIVE

Le développement lent suggère un processus de traumatisme répétitif. Donc, il n’y a pas de lien clair entre hallux valgus et obésité.

génétique

LA GENETIQUE

• Les facteurs héréditaires pertinents sont la formule métatarsienne, la hauteur de la voûte plantaire et l’hypermobilité.

• Le rôle de la génétique est mieux établi dans l’hallux valgus juvénile et jeune adulte.

genre

LE GENRE

• Le ratio hommes-femmes est de 1 pour 15 parmi ceux qui subissent une chirurgie correctrice.

• La surface articulaire de la tête métatarsienne plus petite et plus ronde chez les femmes fournit une articulation moins stable.

• La laxité ligamentaire et l’hypermobilité du premier rayon sont plus fréquentes chez les femmes.

âge

L’ÂGE

• L’âge est un mauvais prédicteur de l’hallux valgus.

• Le pic d’apparition est de 30 à 60 ans.

• Probablement que les premières étapes vers l’Hallux Valgus se produisent pendant l’adolescence, et même plus tôt pour l’hallux valgus juvénile.

Anatomie oignon

ANATOMIE METARTASIENNE

• Une tête métatarsienne aplatie est considérée comme résistante aux forces de déformation, alors qu’une tête ronde l’articulation de la tête devient plus instable pendant la démarche avec un risque d’apparition plus élevé.

COMMENT TRAITER LE PROBLEME SANS CHIRURGIE ?

Vous êtes plutôt phobique de l’opération ? Il est tout à fait possible de ne pas passer par la case Chirurgie grâce à des dispositifs orthopédiques que votre médecin pourra vous conseiller et dont une prise en charge est possible. Les méthodes de traitement conservatrices pour Hallux Valgus consistent dans le port d’attelles nocturnes de réalignement, des protections séparatrices d’orteils, d’écarteurs d’orteils statiques et d’orthèses dynamiques (avec articulation).

Alors que les attelles d’alignement sont utiles la nuit et pendant le repos, les orthèses et protection séparatrices/écarteurs sont pratiques pendant la marche.

Attelle pour soulager l'hallux valgus

Ces orthèses peuvent améliorer l’alignement et la correction à l’avant-pied, redistribuer les charges et offrir un soutien aux articulations instables et en cas d’hyperlaxité / hypermobilité dans le premier rayon. Elles peuvent soulager les pressions et douleur localisées.

Après le réalignement chirurgical de l’hallux, les attelles sont également utiles pour conserver la congruence articulaire et assurer que l’articulation soit en position appropriée pendant la cicatrisation des tissus mous.

UTILISER UNE ATTELLE POUR SOULAGER L’HALLUX VALGUS

Si vous faites l’acquisition d’une attelle articulée pour soulager votre Hallux Valgus de chez DJO France, rien de plus simple quant à son utilisation selon la zone à traiter :

QUAND SE FAIRE OPERER ?

Un examen des pieds est réalisé en 3 étapes : en position allongée, debout et lors de la marche (ambulation). Un bilan radiographique est indispensable avec cliché des deux pieds. Il permettra de quantifier l’importance de la déviation et conséquence de l’Hallux Valgus sur les os et articulations de votre pied.

Le diagnostic de votre médecin est tombé : pas le choix, vous êtes bon pour l’opération !

Le but de l’intervention du chirurgien est de réaligner le gros orteil et de faire disparaître la saillie osseuse (au niveau de l’articulation métacarpo-phalangienne).

Avant toute opération, une consultation est obligatoire avec un médecin anesthésiste. Cette dernière est dans la majorité des cas pratiquée sous anesthésie locale (pied, cheville et jambe) et en ambulatoire (vous ressortez de la clinique ou de l’hôpital le jour même).

Il existe différentes techniques opératoires, comme les suivantes :

Technique Incision à cheval sur « l’oignon »

Le chirurgien réalise une section de l’os (ostéotomie) du premier métatarsien, et souvent de la première phalange du gros orteil, associée à une libération des tissus rétractés (libération d’adhérences de tendons…). Les fragments osseux déplacés sont fixés avec des vis laissées en place définitivement. Si une gêne persiste, une seconde intervention est nécessaire pour l’enlever.

Technique Mini-incisions

Technique mini-invasive voire percutanée, elle se pratique sous contrôle radiographique : les corrections osseuses sont fixées par une vis ou sont parfois maintenues uniquement à l’aide d’un pansement.

Si vos deux pieds sont atteints, le chirurgien n’opère pas sauf cas exceptionnel les deux en même temps : en effet, une période d’une à quelques semaines est souvent recommandée entre les deux opérations pour profiter d’une même convalescence tout en évitant un handicap fonctionnel trop important.

SUITES POST-OPERATOIRES ET REPRISE D’ACTIVITE

APRES L’OPERATION

Pieds et orteils gonflés

Comme pour toute opération, un œdème post-opératoire va se former, le pied et les orteils vont enfler après l’intervention. Pour que cet œdème régresse plus vite, respectez le repos, surélevez le pied et portez des bas ou chaussettes de compression (contention).lien hypertexte vers page Veinax

Chaussures post-opératoires

Le médecin vous prescrira des chaussures post-opératoires pour pouvoir vous déplacer à domicile pendant votre arrêt maladie. lien hypertexte vers page Podalux II La marche est en effet possible dès le lendemain de l’intervention chirurgicale avec ce type de chaussures, en appui sur le talon à utiliser 3 à 4 semaines.

Reprendre le volant sera de nouveau possible à compter d’un bon mois, sauf contre-indication du médecin qui prolongera le port de la chaussure post-opératoire.

LA REPRISE

Pour les actifs, le médecin vous prescrira un arrêt de travail dont la durée sera adaptée en fonction de:

  • la sévérité des lésions à corriger chirurgicalement ;
  • la technique chirurgicale utilisée pour corriger l’hallux valgus ;
  • autres problèmes de santé que vous pouvez éventuellement présenter;
  • travail : l’arrêt sera beaucoup plus court (environ 3 semaines) si votre travail est sédentaire et si vos conditions de transport sont faciles, et plus long si votre travail est physique ou si vous devez beaucoup marcher (environ 8 semaines).

Pour donner un ordre d’idée, on compte en général 2 mois d’arrêt.

Pour les sportifs, notez qu’il faudra attendre au moins 4 mois avant de repratiquer votre activité. Parlez-en à votre médecin et surtout, ne brulez pas les étapes, cela vous coutera cher !

CHUT

Plus tard, vous pourrez basculer sur des chaussures à usage thérapeutique temporaire avant de retrouver la joie de remettre vos chaussures de ville habituelles. Il existe aujourd’hui sur le marché plusieurs modèles qui ressemblent aussi bien à des chaussons d’intérieur pour ceux qui ne comptent pas mettre le nez dehors le temps de la convalescence, ou des modèles de ville pour aller à l’extérieur pour les plus téméraires.

CE QU’IL FAUT RETENIR…

  • L’orthèse est un traitement conservateur efficace pour l’Hallux Valgus léger à modéré, et les patients ressentent souvent une plus grande satisfaction du traitement lorsque des appareils orthopédiques sont utilisés.
  • Les orthèses dynamiques semblent globalement plus efficaces que les attelles de nuit. L’orthèse dynamique améliore l’amplitude articulaire de la première articulation MTP et l’angle inter-métatarsiens, en plus de l’angle Hallux Valgus.
  • L’utilisation d’orthèses, quel qu’en soit l’effet, ne compromet pas le résultat final de la chirurgie (si nécessaire).
  • Adaptez le type de chaussures à la morphologie de vos pieds et cessez de vous torturer avec des modèles tendance qui ne feront qu’accentuer le problème, d’autant si vous avez un terrain génétique en la matière !
Utilisation d'orthèse

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

www.DJOglobal.fr

LinkedIn DJO France

Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

Auteur : DJO FRANCE – mars 2021

Sources / Illustrations : DJO France, Ameli.fr, Ben White, Mark Timberlake

Références cliniques

1. Nix S, Smith M, Vicenzino B. Prevalence of hallux valgus in the general population: a systematic review and meta-analysis. J Foot Ankle Res. 2010 Sep 27;3:21.
2. du Plessis M, Zipfel B, Brantingham JW, Parkin-Smith GF, Birdsey P, Globe G, Cassa TK. Manual and manipulative therapy compared tonight splint for symptomatic hallux abducto valgus: an exploratory randomised clinical trial. Foot (Edinb). 2011 Jun;21(2):71-8.
https://intranet.djo.eu/en_US/variant-79023.html

3. Chadchavalpanichaya N, Prakotmongkol V, Polhan N, Rayothee P, Seng-Iad S. Effectiveness of the custom-mold room temperature vulcanizing silicone toe separator on hallux valgus: A prospective, randomized single-blinded controlled trial. Prosthet Orthot Int. 2018
Apr;42(2):163-170.
https://intranet.djo.eu/en_US/variant-79017.html

4. Tehraninasr A, Saeedi H, Forogh B, Bahramizadeh M, Keyhani MR. Effects of insole with toe-separator and night splint on patients with painful hallux valgus: a comparative study. Prosthet Orthot Int. 2008 Mar;32(1):79-83.

5. Milachowski KA, Krauss AK. Comparing radiological examinations between hallux valgus night brace and a new dynamic orthosis for correction of the hallux valgus. Fuß & Sprunggelenk 2008, Feb; 61:14-18.
https://intranet.djo.eu/en_US/variant-79014.html

6. Moulodi N, Kamyab M, Farzadi M. A comparison of the hallux valgus angle, range of motion, and patient satisfaction after use of dynamic and static orthoses. Foot (Edinb). 2019 Dec;41:6-11.
https://intranet.djo.eu/en_US/variant-79012.html

7. Torkki M, Malmivaara A, Seitsalo S, Hoikka V, Laippala P, Paavolainen P. Hallux valgus: immediate operation versus 1 year of waiting with or without orthoses: a randomized controlled trial of 209 patients. Acta Orthop Scand. 2003 Apr;74(2):209-15.
https://intranet.djo.eu/en_US/variant-79015.html

9. Perera AM, Mason L, Stephens MM. The pathogenesis of hallux valgus. J Bone Joint Surg Am. 2011 Sep 7;93(17):1650-61.
https://intranet.djo.eu/en_US/variant-79087.html

10. Fuhrmann RA, Rippel W, Traub A. Konservative Therapie des Hallux-valgus-Syndroms : Was kann man mit Schienen und Einlagen erreichen? [Conservative treatment of hallux valgus : What can be achieved with splints and insoles?]. Orthopade. 2017 May;46(5):395-401.

11. Mortka K, Lisiński P. Hallux valgus-a case for a physiotherapist or only for a surgeon? Literature review. J Phys Ther Sci. 2015 Oct;27(10):3303-7.
https://intranet.djo.eu/en_US/variant-79152.html

ACCIDENT DE SKI ET ENTORSE DE POUCE

L’entorse de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce (MCP) est l’une des blessures les plus fréquentes lors de la pratique du ski. Également appelée « pouce du skieur », elle représente en effet 75% des lésions de la main du skieur, notamment lors de la pratique du ski alpin ou nordique.

Nous allons vous expliquer à travers cet article comment cela arrive. Nous verrons également quels sont les symptômes et le traitement à suivre pour récupérer un pouce en pleine forme !

Rappel anatomique

L’articulation métacarpo-phalangienne du pouce est la plus complexe des doigts de la main. Non protégée comme les autres doigts de la main, cette articulation est exposée aux risques de traumatisme durant le sport.

Planche anatomique de la main

Le ligament latéral interne (LLI) prend son origine à la face interne du condyle métacarpien. Il se divise en deux faisceaux :

Faisceau principal se termine sur le tubercule latéral de la première phalange du pouce
Ligament latéral interne accessoire se termine par le sésamoïde interne
Visualisation de l'étirement du LLI

 Le LLI est recouvert par la lame aponévrotique de l’adducteur du pouce. Le faisceau principal est tendu en flexion, détendu en extension et, inversement, pour le faisceau accessoire. Les mouvements forcés d’abduction (chute main en avant tenant le bâton, pouce en abduction) sont responsables d’un étirement, voire d’une rupture de ce LLI.

Dans ce dernier cas, il faut souligner qu’aucune cicatrisation spontanée n’est possible. En effet, l’aponévrose de l’adducteur empêche le LLI rompu de se réinsérer sur la première phalange.

effet Stener

Comment reconnaître les symptômes d’une entorse de pouce (pouce du skieur) ?

Douleur au pouce

Le premier indicateur de traumatisme est la douleur, souvent intense. Des antalgiques, anti-douleurs et anti-inflammatoires sont souvent prescrits pour calmer la douleur de ce traumatisme.

Hématome au pouce

On peut également voir apparaitre rapidement un gonflement ou un hématome, une sensibilité de l’intérieur du pouce (côté de l’index), la perte de force et de stabilité lors de la prise en main d’objets ce qui rend impossible de s’en servir.

Consultation médicale

Si les symptômes perdurent au-delà de 2-3 jours, il est vivement recommandé de consulter un professionnel de santé.

Combien de temps dure l’arrêt maladie ?

Suivant le métier exercé et le niveau de gravité de la pathologie, l’arrêt de travail sera plus ou moins long :

TB arrêt travail pouce du skieur

Quels sont les traitements ?

Selon la gravité de l’indication, il existe 2 types de protocoles:

  • Traitement non chirurgical

Toutes les entorses ne nécessitent pas forcément un traitement chirurgical. En effet, la rupture du ligament peut être partielle, ce qui ne déstabilise pas l’articulation.

Une solution orthopédique sera proposée pour une immobilisation de 3 semaines :

  • soit par une attelle de pouce thermoformable
  • soit par un plâtre non amovible qui bloquera l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce en laissant le poignet libre
Attelle de pouce EXOS POUCE II - vue interne

Une fois que l’immobilisation sera terminée, le patient récupérera de manière progressive la mobilité de son pouce. Il devra rester prudent pendant deux mois. Si la mobilité du pouce ne revient pas spontanément, le professionnel de santé prescrira des séances de rééducation. Celles-ci sont nécessaires à la bonne récupération de l’articulation.

  • Traitement chirurgical

Il est impératif de consulter un chirurgien, si possible spécialiste de la main, afin de faire les examens nécessaires de manière à écarter toute possibilité de lésion grave nécessitant une intervention chirurgicale (environ 15 % selon les études).

Si une opération est à envisager, elle est généralement planifiée dans les 10 jours suivant l’accident pour prévenir des complications. Toute entorse grave non diagnostiquée et non traitée peut laisser des séquelles permanentes et évoluer vers une arthrose douloureuse !

Institut de la Main.fr - entorse du pouce
Source: Institut de la Main

L’hospitalisation se faisant en ambulatoire, la chirurgie se pratique sous anesthésie locale. Le protocole post-opératoire impose une immobilisation du pouce pour une durée de 3 à 6 semaines selon le chirurgien. Des séances de rééducation seront ensuite proposées pour récupérer une mobilité complète du pouce comme suit :

  • Rééducation en flexion-extension à partir de la 4ème semaine
  • Inclinaisons latérales à partir de la 6ème semaine

La pratique de sport sollicitant l’utilisation du pouce ne sera autorisée qu’au bout de 4 mois sous réserve de bonne consolidation.

Peut-on reprendre une activité sportive après ?

Les périodes d’immobilisation et de rééducation doivent bien être respectées au risque de garder un pouce fragilisé !

Les inconditionnels du ski ne résisteront pas à retourner sur les pistes les saisons suivantes. A titre préventif, protégez votre pouce qui a déjà subi une entorse (pouce du skieur). Cela peut être via une attelle de pouce idéalement thermoformable car complètement adaptée à votre morphologie.

Ce type de dispositif thermoformable est remodelable grâce à l’aide d’un four spécifique que vous pouvez découvrir ICI.

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques existantes, cliquez ICI.

www.DJOglobal.fr

LinkedIn DJO France

Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

Auteur : DJO FRANCE – Janvier 2021

Sources / Illustrations :

Institut de la Main

La Médecine du Sport.com

www.ameli.fr

Traumatologie du Sport – 3ème édition Masson

Douleur genou ligamentoplastie

LIGAMENTOPLASTIE DU GENOU

Planche Anat Genou ligaments

LIGAMENTOPLASTIE: DEFINITION ET IMPLICATIONS

La ligamentoplastie du genou est une procédure chirurgicale. Elle vise à remplacer un ligament rompu (ligament croisé antérieur ou postérieur) par une greffe. Cette greffe tendineuse est prélevée chez le patient. C’est une intervention fréquemment pratiquée en chirurgie du sport. Chaque année en France plus de 40.000 interventions sont réalisées.

La ligamentoplastie s’adresse aux patients pratiquant des sports à risque (sports de pivot avec ou sans contact) et souhaitant les poursuivre. Ainsi qu’aux patients présentant une instabilité dans la vie courante malgré la rééducation.

 

INDICATIONS D’UNE GENOUILLERE ARTICULEE EN TRAUMATOLOGIE LIGAMENTAIRE

Grâce à son évolutivité, l’attelle de genou articulée couplée à la cryothérapie de DJO France permet de prendre en charge les entorses de gravité moyenne et sévère des ligaments latéraux et/ou du pivot central pour les phases pré et post-opératoires avec possibilité de verrouillage en extension dans la phase aigue, cryo-compression puis mobilisation progressive avec contrôle des amplitudes articulaires jusqu’à reprise d’activité.

Manchon cryothérapie compression
Manchon de genou avec cryothérapie / compression intégrée

PROTOCOLE D’UTILISATION PRE & POST-OP POUR UNE LIGAMENTOPLASTIE LCA

  • PHASE PRE-OPERATOIRE 

L’orthèse est utilisée après l’accident initial, dans un premier temps verrouillée en extension, puis rapidement passée la phase algique, les amplitudes sont progressivement libérées.

La compression et la cryothérapie permettent d’accélérer la récupération. 

En cas d’atteinte sévère du plan ligamentaire médial, une immobilisation stricte avec un flexion de 10° à 20° peut être décidée pendant 3 à 6 semaines.

  • PHASE POST-OPERATOIRE IMMEDIATE

L’orthèse verrouillée en extension peut être positionnée dès la fin d’intervention en salle, ce qui permet la compression post opératoire (diminution du saignement et de l’œdème), associée à la cryothérapie pour sa propriété antalgique et anti-inflammatoire.

Cette phase peut durer pendant plusieurs heures en fonction des habitudes chirurgicales.

Le médecin demandera au patient de suivre ce que l’on appelle le protocole GREC.

protocole GREC

 

  • PHASE DE RETOUR A DOMICILE

Objectifs : maintien d’une extension complète, lutte contre le flexum.

Suivant les habitudes, l’orthèse peut être maintenue bloquée en extension ou laissée libre dans les amplitudes ; elle doit être conservée jusqu’à récupération d’un bon verrouillage quadricipital.

La poursuite de la compression et de la cryothérapie est justifiée dans les 15 jours suivant l’intervention. Le but est le retour à la vie normale quotidienne à ce délai sans orthèse.

Cas particuliers : en cas de plastie des plans latéraux ou de suture méniscale, l’orthèse est souvent maintenue pendant 4 à 6 semaines, avec limitation des amplitudes articulaires en flexion.

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

Pour plus d’informations, cliquez ICI.

www.DJOglobal.fr

LinkedIn DJO France

Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

Auteur: Docteur Nicolas HUMMER – Chirurgien Orthopédiste et Traumatologue – Ortholor (54)
Sources / Illustrations: DJO France