GONARTHROSE : DOULEUR AU GENOU

L’arthrose du genou (ou gonarthrose) touche environ 15% des Français chaque année, particulièrement les personnes de plus de 55 ans. En effet, avec l’âge, le cartilage s’use à force des mouvements de flexion et extension sur lesquels s’ajoute le poids du corps. Pour le patient, une douleur au genou apparait: la déambulation peut devenir douloureuse et l’articulation enfle. Heureusement, des solutions existent pour limiter la douleur et poursuivre les activités du quotidien ou bien des activités sportives.

ZOOM SUR LA PATHOLOGIE

DEFINITION DE LA GONARTHROSE

Le cartilage est une membrane dense et élastique, riche en collagène.  Il est très souple, flexible et résistant. Il ne contient aucun vaisseau sanguin. Le cartilage forme la charpente de certains organes (nez, oreille) et recouvre la surface des os au niveau des articulations (cou, poignet, genou…). Ses fonctions principales sont de :

  • absorber les chocs,
  • recevoir, répartir, transmettre les pressions à l’os,
  • favoriser le glissement sans heurt des surfaces articulaires les unes sur les autres à l’aide du liquide synovial

N.B. : Se régénérant de la naissance à la puberté, le cartilage se fait de plus en plus rare à l’âge adulte. 

Cette pathologie correspond à une dégénérescence voire disparition du cartilage au niveau du ou des genoux. Cela entraine une douleur à chaque mouvement, réduisant ainsi la mobilité.

Il existe différents stades de gonarthrose. Ils se différencient suivant le degré de dégénérescence du cartilage et l’érosion osseuse associée.

stades de la gonarthrose

SYMPTOMES DE LA GONARTHROSE

Le motif principal de consultation d’un patient souffrant de gonarthrose est la douleur au genou associée à une gêne fonctionnelle.

LA DOULEURLA GENE FONCTIONNELLE
· Déclenchée et aggravée par le mouvement, lorsque l’articulation n’est pas protégée
· Cesse ou s’atténue plus ou moins complètement lorsque l’articulation est au repos ou « déchargée »
· Moins importante le matin, puis elle augmente dans la journée et elle est maximale le soir
· Réapparaît chaque fois que l’articulation est soumise à un effort
· Correspond à une limitation de la mobilité de l’articulation touchée par l’arthrose
· Variable selon l’activité du patient
· Les lésions arthrosiques sont irréversibles et aboutissent, outre les déformations, à un raidissement articulaire pouvant évoluer vers une impotence partielle

LOCALISATION

La gonarthrose peut concerner l’articulation :

  • fémorotibiale (entre le fémur et le tibia) : la plus fréquente (1 cas sur 2), le compartiment interne étant plus souvent atteint que le compartiment externe. Si un seul est touché, on parle de gonarthrose unicompartimentale, si les deux sont touchés on parle de gonarthrose bicompartimentale.
  • fémoropatellaire (entre le fémur et la rotule ou « patella ») : 1 cas sur 3, généralement chez les plus jeunes, à la suite d’un traumatisme.

Une fois sur 4, l’arthrose fémoropatellaire est associée à une arthrose fémorotibiale.

CAUSES D’APPARTITION DE LA GONARTHROSE

L’arthrose du genou est une pathologie chronique (de longue date) et naturelle. Certains facteurs peuvent néanmoins accélérer l’apparition de la pathologie :

  • Âge,
  • Changement hormonal type ménopause,
  • Traumatismes importants ou faibles à répétition (travaux pénibles, sports violents, lésion du ménisque, rupture des ligaments croisés du genou…)
  • Anomalie de position de l’articulation (genou varus, genou valgus)
  • Autres maladies osseuses ou articulaires localisées.
  • Surpoids : le lien entre IMC et gonarthrose a été confirmé par une méta-analyse parue en 2011 – une hausse de l’IMC de 5 unités est corrélée à une augmentation du risque de gonarthrose de 35%

QUELS SONT LES TRAITEMENTS QUI SOULAGENT LA GONARTHROSE ?

4 TRAITEMENTS EXISTENT POUR DIMINUER LA DOULEUR DU GENOU

  • PRISE DE MEDICAMENTS : prise d’anti-inflammatoire et antalgique permettant la réduction de l’œdème (genou gonflé) et de la douleur pouvant être complétée par des injections intra-articulaires. Le professionnel de santé proposera cela en complément d’exercices à faire à la maison ou chez un kinésithérapeute ou à l’association d’une attelle de genou spécifique.
  • KINESITHERAPIE : des exercices ciblés peuvent restaurer la souplesse articulaire ainsi que la force des muscles avoisinants.
  • ORTHOPEDIE : des attelles de genou de décharge, type OA ont un effet antalgique immédiat, ce qui favorise la mobilité et repousse le phénomène d’ankylose (diminution ou privation de la mobilité d’une articulation).

COMMENT METTRE EN PLACE UNE ATTELLE DE GONARTHROSE ?

CHIRURGIE

Chirurgie-bloc opératoire  intervention chirurgical genou  - gonarthrose DJO

En dernier recours ou pour les formes les plus grave, une intervention chirurgicale peut être envisagée. Par exemple PTG (prothèse totale du genou) ou PPG (prothèse partielle du genou).

SUIVI POST-OPERATOIRE

A la suite de l’opération, selon l’âge et le type d’intervention, il faut savoir qu’une incapacité fonctionnelle peut durer de 2 à 4 mois.

Passé ce délai, le patient n’utilise plus de béquille et récupère au moins 80% des amplitudes articulaires.

REEDUCATION ET REPRISE D’ACTIVITE

Des exercices de renforcement musculaire et de souplesse seront fait chez un kinésithérapeute de manière quotidienne durant un trimestre. Les activités physiques peuvent également reprendre mais de manière progressive, en privilégiant la natation et le cyclisme.

COMBIEN DE TEMPS DURE L’ARRÊT MALADIE ?

Tb duree arret maladie gonarthrose

CONCLUSION

Ce qu’il faut retenir :

  • L’usure du cartilage est naturelle mais peut être accélérée par certains facteurs
  • Gonarthrose : entraine une douleur au genou à chaque mouvement, pouvant réduire la mobilité
  • La chirurgie vise, en dernier recours, à remplacer l’articulation par une prothèse totale ou partielle

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

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Auteur : DJO FRANCE – octobre 2021

Sources / Illustrations :

DJO France, mon arthrose, Ameli.fr, stop arthrose, dictionnaire Larousse, chirurgie Dijon

Douleur genou ligamentoplastie

LIGAMENTOPLASTIE DU GENOU

Planche Anat Genou ligaments

LIGAMENTOPLASTIE: DEFINITION ET IMPLICATIONS

La ligamentoplastie du genou est une procédure chirurgicale. Elle vise à remplacer un ligament rompu (ligament croisé antérieur ou postérieur) par une greffe. Cette greffe tendineuse est prélevée chez le patient. C’est une intervention fréquemment pratiquée en chirurgie du sport. Chaque année en France plus de 40.000 interventions sont réalisées.

La ligamentoplastie s’adresse aux patients pratiquant des sports à risque (sports de pivot avec ou sans contact) et souhaitant les poursuivre. Ainsi qu’aux patients présentant une instabilité dans la vie courante malgré la rééducation.

 

INDICATIONS D’UNE GENOUILLERE ARTICULEE EN TRAUMATOLOGIE LIGAMENTAIRE

Grâce à son évolutivité, l’attelle de genou articulée couplée à la cryothérapie de DJO France permet de prendre en charge les entorses de gravité moyenne et sévère des ligaments latéraux et/ou du pivot central pour les phases pré et post-opératoires avec possibilité de verrouillage en extension dans la phase aigue, cryo-compression puis mobilisation progressive avec contrôle des amplitudes articulaires jusqu’à reprise d’activité.

Manchon cryothérapie compression
Manchon de genou avec cryothérapie / compression intégrée

PROTOCOLE D’UTILISATION PRE & POST-OP POUR UNE LIGAMENTOPLASTIE LCA

  • PHASE PRE-OPERATOIRE 

L’orthèse est utilisée après l’accident initial, dans un premier temps verrouillée en extension, puis rapidement passée la phase algique, les amplitudes sont progressivement libérées.

La compression et la cryothérapie permettent d’accélérer la récupération. 

En cas d’atteinte sévère du plan ligamentaire médial, une immobilisation stricte avec un flexion de 10° à 20° peut être décidée pendant 3 à 6 semaines.

  • PHASE POST-OPERATOIRE IMMEDIATE

L’orthèse verrouillée en extension peut être positionnée dès la fin d’intervention en salle, ce qui permet la compression post opératoire (diminution du saignement et de l’œdème), associée à la cryothérapie pour sa propriété antalgique et anti-inflammatoire.

Cette phase peut durer pendant plusieurs heures en fonction des habitudes chirurgicales.

Le médecin demandera au patient de suivre ce que l’on appelle le protocole GREC.

protocole GREC

 

  • PHASE DE RETOUR A DOMICILE

Objectifs : maintien d’une extension complète, lutte contre le flexum.

Suivant les habitudes, l’orthèse peut être maintenue bloquée en extension ou laissée libre dans les amplitudes ; elle doit être conservée jusqu’à récupération d’un bon verrouillage quadricipital.

La poursuite de la compression et de la cryothérapie est justifiée dans les 15 jours suivant l’intervention. Le but est le retour à la vie normale quotidienne à ce délai sans orthèse.

Cas particuliers : en cas de plastie des plans latéraux ou de suture méniscale, l’orthèse est souvent maintenue pendant 4 à 6 semaines, avec limitation des amplitudes articulaires en flexion.

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

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Auteur: Docteur Nicolas HUMMER – Chirurgien Orthopédiste et Traumatologue – Ortholor (54)
Sources / Illustrations: DJO France

LES BIENFAITS DE LA CRYOTHERAPIE

La thérapie par le froid (ou cryothérapie) est un moyen naturel de contrôler la douleur et l’œdème.

De nombreuses indications peuvent être traitées grâce à la cryothérapie, notamment soulager les rhumatismes, les douleurs chroniques ou favoriser la résorption des œdèmes et la récupération après le sport.

Son utilisation peut se faire soit dans le cadre d’un patient algique, mais aussi en phase post-traumatique, post-opératoire ou dans le cadre de l’activité sportive.

ZOOM SUR LA THERAPIE

La cryothérapie fonctionne en diminuant le flux sanguin, ce qui minimise le flux de fluide vers les tissus traumatisés, elle réduit les saignements et contribue à la résorption des œdèmes. Tout cela conduit à un temps de récupération plus rapide.

Schéma réseau sanguin cheville

Elle permet des chirurgies ambulatoires et raccourcit les séjours à l’hôpital en accélérant la récupération et la rééducation. Le patient sort ainsi plus vite de son hospitalisation et poursuit son traitement par glaçage à domicile durant la durée de la convalescence allant jusqu’à 90 jours pour une Prothèse Totale de Genou /Hanche.

Patient en récupération sportive chez un professionnel de santé

Le froid peut être utilisé immédiatement après l’intervention chirurgicale, et tout au long du processus de rééducation sur prescription médicale. En outre, la thérapie par le froid est également utilisée en phase post-traumatique (entorse, lésions musculaires) pour favoriser la cicatrisation (on parle souvent du protocole GREC), ainsi qu’en phase de récupération pour les sportifs avec une meilleure oxygénation des tissus et l’évacuation des déchets métaboliques créés par le stress de l’activité.

COMMENT SE SOIGNER PAR LE FROID ?

Selon l’indication, le profil du patient ou l’activité pratiquée, vous trouverez sur le marché différents produits de cryothérapie tels que :

Utilisation d'une glacière portative avec manchon

L’utilisation d’une glacière de cryothérapie selon les phases est indiquée en:

TRAUMATOLOGIE  Entorses de gravité sévère Phase post-opératoirePhase post-traumatique sans ou après chirurgie (hématomes, …)
ORTHOPEDIEPhase post-opératoire (Prothèse Totale de Genou, Prothèse Totale de Hanche, ligamentoplastie, …)
RECUPERATION CHEZ LE SPORTIFElimination des déchets métaboliques liés à la pratique sportive et pour les blessés, la cryothérapie permet de traiter les zones douloureuses.  

COMMENT UTILISER LA GLACIERE A DOMICILE ?

Si vous faites l’acquisition de la glacière commercialisée par DJO France, rien de plus simple quant à son utilisation selon la zone à traiter :

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

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Auteur : DJO FRANCE

Sources / Illustrations : DJO France

action entorse de cheville

QUAND UTILISER LE PROTOCOLE GREC ?

Pratiquer son activité favorite n’est parfois pas sans risque. On s’amuse, on dépasse ses limites ou tout simplement on se fait bousculer sans faire exprès et patatras, c’est l’entorse!

Elle peut devenir rapidement douloureuse si on n’en prend pas soin le plus tôt possible. Il existe bien évidemment un remède utilisé par les professionnels de santé qui est le protocole GREC.

MAIS QU’ENTEND-ON PAR PROTOCOLE GREC ?

GREC signifie Glace – Repos – Elévation – Compression.

Ce sont en fait les quatre étapes à suivre pour soigner une entorse.

protocole grec

Le protocole GREC (ou RICE an anglais) doit systématiquement s’appliquer en phase post-traumatique ou post-opératoire afin de :

  • Réduire la douleur et la survenue d’oedeme
  • Réduire l’activité métabolique et la réaction inflammatoire
  • Exercer une effet de pompe sur l’oedeme
  • Favoriser la cicatrisation des tissus

Glacage

La première phase du protocole RICE est le glaçage.
L’inflammation causée par la lésion des tissus engendre l’apparition de douleur et d’un œdème. Le glaçage permet l’envoi de signaux atténuant la sensation de douleur et rétrécit en même temps les vaisseaux évitant les saignements et favorisant la lutte contre l’œdème.
La durée et la température de glaçage sont très importantes. Pour être efficace, le glaçage doit refroidir la peau jusqu’à ce qu’elle descende entre 5° et 15°C. Une fois la température obtenue, il convient alors de maintenir le glaçage durant une période de l’ordre de 20 à 30 minutes. Cette opération est à renouveler toutes les 2-3h.

ATTENTION : Il ne faut pas appliquer votre poche de froid à même la peau au risque de se brûler !

Repos

Le protocole GREC consiste dans un second temps à observer une phase de repos. Il apparaît évident qu’après un traumatisme ou une opération, il est impératif de mettre le membre au repos et éviter de le solliciter ce que n’entrainerait qu’une aggravation des symptômes (douleur, œdème).

Elévation

Il faut placer un maximum le muscle/articulation traumatisé(e) en décharge, c’est-à-dire surélevé(e) par rapport au reste du corps. Une élévation de quelques centimètres des jambes en position assise ou allongée favorisera le drainage et le retour veineux. Cette élévation s’avère très efficace pour réduire la douleur et le gonflement.

Compression

La compression permet d’exercer un effet pompe sur la zone lésée qui va accélérer le rétablissement des circuits lymphatiques et sanguins. La compression permet à la poche de glace d’épouser parfaitement l’articulation ou le muscle favorisant la pénétration du froid en profondeur dans les tissus. La compression de la zone traumatisée contribue à lutter contre l’apparition de l’œdème ou de favoriser la résorption de ce dernier.

Découvrez les différents packs de froid que vous pourrez retrouver en pharmacie, magasin d’orthopédie ou sur Internet ICI.

En cas d’entorse, ne laissez pas la situation s’aggraver et consultez votre médecin dans les meilleurs délais.

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Auteur / Sources / Illustrations :  DJO FRANCE – juillet 2019

LA RENTREE SPORTIVE: A VOS MARQUES…

 

La rentrée rime souvent avec reprise sportive.

Chaque année, des millions de personnes se remettent à la pratique d’un sport au moins une fois par semaine. Cette reprise est bénéfique, mais attention, une bonne prévention est nécessaire et certains bons réflexes sont à adopter en cas de traumatismes ou de douleur.

le saviez vous activite sportive

Les sports préférés des Français :

  • La marche, la randonnée et le trekking représentent une part importante des pratiquants déclarés (68%)
  • Les sports aquatiques (40 %)
  • Le vélo (33 %)
  • Les sports d’hiver (13 %)
  • La course à pied/trail (18 %)
  •  Les sports de raquettes (10 %)

Plus 4de  millions de personnes sont licenciées au sein de sports collectifs dont près de 2 millions dans le football.

Sport et traumatisme :

  • 9 % des pratiquants (soit plus de 4 millions de personnes) déclarent avoir subi un traumatisme/ accident durant leur pratique.
  • 13 % des pratiquants de sports collectifs et de balles sont victimes de traumatisme.
  • 57 % des cas de traumatismes concernent le membre inférieur, en particulier le genou et la cheville.

Quelles sont les blessures les plus fréquentes en cas de reprise sportive ?

Les blessures les plus courantes sont liées au genou et à la cheville avec notamment les entorses.
Une entorse est une lésion traumatique touchant une articulation et responsable d’un étirement ou d’une rupture des ligaments. L’entorse peut être de différents stades en fonction de l’atteinte ligamentaire (bénigne, modérée ou grave).

planches anatomiques genou et cheville

Que faire en cas de blessure ?

Adoptez le protocole GREC:

GLAÇAGE
L’inflammation causée par la lésion des tissus engendre l’apparition de douleur et d’un oedème. Le glaçage soulage la douleur et rétrécit en même temps les vaisseaux évitant les saignements et favorisant la lutte contre l’oedème. Glacez 20 à 30 minutes et renouvelez l’application toutes les 2 / 3 h.
Attention : il est nécessaire d’appliquer un tissu entre la poche de glace et la peau pour éviter les brûlures par le froid.

REPOS
Après un traumatisme, il est impératif de mettre le membre au repos et éviter de le solliciter ce que n’entraînerait qu’une aggravation des symptômes (douleur, oedème…).

ÉLÉVATION
Surélever l’articulation traumatisée par rapport au reste du corps. Une élévation de quelques centimètres des jambes en position allongée (jambe posée sur un coussin) favorisera le drainage et le retour veineux. Cette élévation s’avère très efficace pour réduire la douleur et le gonflement.

COMPRESSION
Comprimer légèrement la zone ce qui va contribuer à lutter contre l’apparition de l’oedème ou de favoriser la résorption de ce dernier.
Attention : en cas de persistance prolongée des symptômes, consultez un professionnel de santé.

protocole GREC

Les conseils de prévention de votre pharmacien

En début de saison ou après une blessure ligamentaire (entorse), tendineuse ou musculaire ayant nécessité au moins deux semaines d’immobilisation, il est très important:

  • de reprendre de manière progressive
  • d’éviter de reprendre directement des sports tels la course à pied, le handball, le ski ou le tennis. Il est ainsi souvent préconisé de débuter par du vélo ou des mouvements en piscine, des exercices en salle, puis de la marche

         Natation : idéal avec un poids de corps réduit. Favoriser la nage libre (crawl) ou les exercices
d’aquagym en évitant de solliciter le genou (brasse).

         Vélo : n’utilise que 20 % du poids du corps et permet de travailler efficacement le renforcement du bas du corps et l’aspect cardio-vasculaire.

Planifiez votre reprise sur plusieurs semaines en espaçant les séances, puis en intégrant progressivement les sports terrestres (marche, puis course à pied) avant une reprise totale de l’activité.

conseil sport

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

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Auteur : DJO FRANCE – octobre 2017

Source : Ameli-sante.fr et Sports.gouv.fr, *Mignon, Patrick. « Point de repère – La pratique sportive en France : évolutions, structuration et nouvelles tendances », Informations sociales, vol. 187

ENTORSE DU GENOU: MIEUX VAUT PREVENIR QUE GUERIR!

D’après l’enquête « Pratiques physiques et sportives en France »*, plus de 85 % de la population française de plus de 15 ans déclare avoir pratiqué au moins une activité physique ou sportive au cours de l’année.
Si le sport est reconnu pour contribuer à notre bonne santé, il arrive parfois qu’une lésion aiguë (traumatisme) ou chronique survienne, empêchant la poursuite de l’activité. La première des blessures sportives est l’entorse, à savoir une élongation ou un déchirement ligamentaire.

La partie du corps la plus touchée est le membre inférieur, en particulier le genou et la cheville.
Cette pathologie amène donc de nombreux patients à venir dans nos pharmacies afin que l’on puisse les conseiller au mieux, soulager leur douleur et les accompagner dans leur rééducation.

De quoi est composé le genou ?

planche anatomique genou ligaments

Le genou est l’articulation intermédiaire du membre inférieur et joue un rôle déterminant dans toutes les activités locomotrices et la plupart des activités sportives.
Cette articulation est composée de trois parties dont les surfaces en contact sont recouvertes de cartilage articulaire. L’emboîtement médiocre des pièces osseuses est partiellement compensé par des
structures élastiques (ligaments croisés et ligaments latéraux) et fibro-cartilagineuses (ménisques) qui assurent la stabilité passive de l’articulation.
La musculature de la cuisse contribue également à cette stabilité.

Qu’est-ce que l’entorse de genou ?

La reprise sportive est une phase préférentielle pour la survenue d’un traumatisme car la stabilité de l’articulation peut être mise à mal en raison d’un manque de tonus musculaire ou de qualités proprioceptives défaillantes.
L’entorse du genou est un phénomène de torsion de l’articulation entraînant un étirement, une rupture voire un arrachement d’un ou de plusieurs ligaments qui permettent la stabilité articulaire.
On distingue trois stades :

flèche stade entorse

Parfois, une lésion méniscale peut être associée en particulier en cas de forte flexion/rotation.

Quels sont les symptômes de l’entorse du genou ?

  • Craquement lors de l’accident
  • Douleur, ressentie comme une déchirure
  • Sensation de déboîtement, l’impression que le genou part sur le côté, puis revient en place
  • Instabilité du genou
  • Un gonflement du genou dans les quelques heures post-traumatiques
le saviez vous entorse genou

 Que faire en cas d’entorse du genou ?

1. Adopter le protocole GREC:

protocole grec

GLAÇAGE
L’inflammation causée par la lésion des tissus engendre l’apparition de douleur et d’un oedème. Le glaçage soulage la douleur et rétrécit en même temps les vaisseaux évitant les saignements et favorisant la lutte contre l’oedème. Glacez 20 à 30 minutes et renouvelez l’application toutes les 2 / 3 h.
Attention : il est nécessaire d’appliquer un tissu entre la poche de glace et la peau pour éviter les brûlures par le froid.

REPOS
Après un traumatisme, il est impératif de mettre le membre au repos et éviter de le solliciter ce que n’entraînerait qu’une aggravation des symptômes (douleur, oedème…).

ÉLÉVATION
Surélever l’articulation traumatisée par rapport au reste du corps. Une élévation de quelques centimètres des jambes en position allongée (jambe posée sur un coussin) favorisera le drainage
et le retour veineux. Cette élévation s’avère très efficace pour réduire la douleur et le gonflement.

COMPRESSION
Comprimer légèrement la zone ce qui va contribuer à lutter contre l’apparition de l’oedème ou de favoriser la résorption de ce dernier.
Attention : en cas de persistance prolongée des symptômes, consultez un professionnel de santé.

2. Prendre un anti-inflammatoire et/ou un antalgique

Si la douleur persiste, la prise d’un antalgique type paracétamol ou un anti-inflammatoire non stéroïdien
comme l’ibuprofène peut s’avérer nécessaire.

3. Porter une attelle de genou en adéquation avec le traumatisme:

  • Les attelles ligamentaires textiles : compression et maintien pour les hyperlaxités articulaires, les entorses ligamentaires légères à modérées.
  • Les attelles ligamentaires rigides : attelles fonctionnelles pour les instabilités chroniques du genou, entorses modérées à graves des ligaments croisés ou latéraux. Il est important de suivre les recommandations du médecin.

La reprise sportive

Pour les patients en phase de reprise sportive recherchant un maintien à titre préventif, le médecin ou pharmacien vous questionnera afin de vous conseiller au mieux :
1. Parlez des sports à privilégier pour une reprise en douceur
2. Demandez une attelle de genou de contention ou proprioceptive en adéquation avec le sport pratiqué.

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Auteur : DJO FRANCE – octobre 2017

Photo action Douleur Genou

AVANCEES TECHNOLOGIQUES : ORTHESES FEMORO-PATELLAIRES

Le syndrome douloureux antérieur du genou (Anterior knee Pain des anglo-saxons) est une entité clinique pouvant  résulter de divers mécanismes physiopathologiques.

Lorsque les douleurs sont localisées au niveau de l’articulation fémoro-patellaire, on parle de syndrome douloureux rotulien. L’étiologie peut aussi être très variée.

Pour Devereaux et Lachman (1984), les syndromes douloureux antérieurs du genou représentent près de 25% des pathologies du genou vus dans les consultations de Médecine du Sport. Et ceci avec plus de 90% de douleurs persistantes après 5 ans de traitement conservateurs.

Nouveau concept d’orhèse fémoro-patellaire

L’utilisation d’une charnière à axe double permet de respecter la physiologie spécifique du genou. Le contrôle de la rotule est assurée par une structure en élastomère disposant de renforts latéraux. Ainsi que de lignes de force se superposant aux structures élastiques péri-patellaires. (Vastes Médial et latéral, ailerons rotuliens, tendon patellaire etc.).

Cette technologie permet une dissipation excentrique  des contraintes mécaniques et l’absorption des micros traumatismes, tout en maintenant le centrage correct de la patella dans  la trochlée fémorale.

Reaction DonJoy

Etude de Khadavi (mai 2015)

‘’A Novel Knee Orthosis in the Treatment of Patellofemoral Pain Syndrome’’ Michael J. Khadavi, Y. T. Chen, Michael Fredericson Carondelet Orthopaedic Surgeons and Sports Medicine, Overland Park, KS, US Open Journal of Therapy and Rehabilitation, 2015, 3, 56-61

Cette étude a cherché à évaluer si le port de la nouvelle orthèse Reaction DonJoy permettait de soulager la douleur. Mais aussi d’améliorer les capacités fonctionnelles chez des patients souffrant d’un syndrome douloureux antérieur du genou chronique.

Sujets :

  • 22 patients âgés de 18 à 40 ans (âge moyen 28 ans) ont participé à cette étude. 17 d’entre eux (10 femmes et 7 hommes) ont pu participer aux évaluations finales.
  • Facteurs d’inclusion :

– Syndrome douloureux rotulien depuis plus de 3 mois (moyenne 15 mois). Avec une douleur apparaissant dans au moins 2 des exercices suivants : accroupissement, squat, station assise prolongée, montée ou descente des escaliers, contraction isométrique du quadriceps

– Facteurs d’exclusion : luxation ou sub-luxation de la rotule, tendinopathie ou bursite patellaire, traumatisme du membre inférieur, pathologie rhumatismale dégénérative, affection neurologique, chirurgie du genou.

Méthode :

1/ Pré-tests :

  • Les douleurs et leur retentissement fonctionnel ont été évalués au moyen de 2 tests   validés : le Kujala Anterior Knee Pain Scale (AKPS) et  le Knee Injury and Osteoarthritis Outcome score (KOOS)
  • Pour ces tests, une évaluation de la douleur au moyen de l’EVA au cours d’un exercice a été réalisée. Il consistait à se tenir debout sur le membre le plus douloureux sur une marche de 20 cm de hauteur. Puis à descendre jusqu’au sol et remonter 20 fois le membre collatéral

2/ Procédures :

Les sujets doivent ensuite porter une orthèse Reaction DonJoy pendant toutes leurs activités et/ou gestes de la vie quotidienne dont l’exécution est limitée par la douleur

3/ Post-tests :

Les mêmes questionnaires et examens sont réalisés 55 jours après le début du port de l’orthèse

Un second suivi avec les mêmes mesures a été réalisé 40 jours plus tard pour 8 patients

Résultats :

Après 55 jours du port de l’orthèse, une amélioration significative a été mise en évidence avec notamment :

  • Diminution de la douleur (10,7%)
  • Moindre gêne lors des activités physiques ou sportives (12,9%)
  • Amélioration de la qualité de vie qui est le critère qui a la plus progressé (20,2%)
  • Pour les 8 sujets ayant bénéficié d’une seconde évaluation, l’ensemble des critères a continué à progresser. Mais de façon moins prononcée que pendant la première phase
    • L’amélioration au cours des activités physiques et sportives a toutefois été plus importante entre les 2 suivis (14,3%)
    • Selon les auteurs, le petit nombre de sujets ayant participé à la seconde évaluation pourrait expliquer les bénéfices limités observés à plus long terme
Etudes Reaction DonJoy

Conclusion

L’orthèse fémoro-patellaire DonJoy associée à une bonne rééducation réduit les douleurs du genou. Cela améliore aussi les possibilités fonctionnelles et la qualité de vie de patients présentant un syndrome douloureux rotulien. Sa conception en élastomère capable d’absorber les chocs explique l’amélioration quasi immédiate perçue suite à son utilisation. La plus grande part de l’amélioration fonctionnelle et symptomatique est acquise dans les deux premiers mois. Mais elle perdure de façon moins prononcée pour des périodes d’utilisation plus longue.

En résumé, l’orthèse Reaction DonJoy nous semble une aide précieuse dans le traitement de cette pathologie.

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Auteurs : Richard Holbrook – Xavier Giremus, masseurs-kinésithérapeuthes – Saint Jean de Luz / DJO France – octobre 2017