LES MAUX DU PIED

Entre les déplacements au quotidien, le poids de notre corps à supporter et parfois l’inconfort de certaines chaussures, nos pieds en voient de toutes les couleurs et souffrent de nombreux maux : épine calcanéenne, talalgie, cors, oignons ou encore orteils en griffe … Heureusement des solutions existent pour réduire la douleur et retrouver le plaisir de la déambulation !

ZOOM ANATOMIQUE DU PIED

Les 26 os du pied reliés par 16 articulations constituent une mécanique complexe capable de supporter et d’amortir le poids du corps, de servir de levier de propulsion lors de la marche ou de la course, et d’adapter le contact du corps au sol, notamment en terrain accidenté.

Schéma pied - nomination des os

L’arrière du pied

Il se compose du talus et du calcanéum. Le talus relie la cheville à la jambe par le tibia et le fémur en formant l’articulation talo-crural. La calcaneum est l’os le plus en arrière du pied, formant l’articulation sous-talienne car relié sur l’avant avec le talus. Sur le côté externe, il est également relié au cuboïde.

Le milieu du pied

Il se compose de l’articulation de Chopart reliant l’arrière au milieu du pied, aussi appelé l’arche médiale du pied. Celle-ci est composée du naviculaire (en avant) et du cuboïde (en arrière).

Le naviculaire relie le talus à l’arrière du pied aux cunéiformes (cou-de-pied). Le cuboïde, lui, relie le calcanéum aux métatarses.

L’avant-pied

Les métatarses ont une position centrale, reliant sur l’extrémité du pied les phalanges des orteils au milieu du pied par le cunéiforme et le cuboïde. Cette articulation ainsi formée est l’articulation de Lisfranc.

LES DOULEURS FREQUENTES DU PIED

ZONEDOULEUR
Arrière-piedTendinite du tendon d’Achille
Epine calcanéenne ou De Lenoir
Milieu du pied Aponévrosite plantaire
Fasciite plantaire
Avant-piedSyndrome de Morton
Orteils en griffe ou en marteau
Hallux Valgus ou bunionette

PANORAMA DES PATHOLOGIES

L’EPINE CALCANEENNE

Epine calcaneenne

Définition : excroissance osseuse sous le talon résultant de la sur sollicitation de l’aponévrose plantaire

Causes : course à pied, âge, altération de la voûte plantaire (pied plat ou creux)

Diagnostic : examen clinique

Traitement : repos et rappel podologique, massage. Chirurgie en cas de forme grave consistant à l’ablation de l’épine calcanéenne.

L’HALLUX VALGUS

déformation hallux valgus

Définition : communément « oignon », est une déviation anormale vers l’extérieur du gros orteil

Causes : port de chaussures trop petites, étroites ou à talons hauts entrainant des points de pression dans l’avant-pied. Morphologie et poids. Principalement chez les femmes de 30 à 60 ans.

Diagnostic : examen clinique et radio

Traitement : dans les formes légères, des attelles de correction et exercices couplés à un bon chaussage suffisent. Dans les formes graves, l’intervention chirurgicale peut être nécessaire.

SYNDROME DE MORTON

syndrome de morton

Définition : compression du nerf plantaire entre deux métatarsiens, le souvent au niveau des 3 et 4èmes orteils ou entre le 2 et 3èmes orteils

Causes : port de chaussures trop petites, étroites ou à talons hauts entrainant des points de pression dans l’avant-pied, déformation du pied telle que hallux valgus ou orteils en griffe

Diagnostic : examen clinique et imagerie (radio, échographie et électromyogramme)

Traitement : si prise en charge tôt : correction podologique et exercices spécifiques. Intervention chirurgicale dans 40% des cas.

TENDINOPATHIE DU TENDON D’ACHILLE

illustration-rendu-du-tendon-d'Achille

Définition : inflammation du tendon d’Achille dû à un mouvement répétitif

Causes : sur sollicitation intense et prolongée du tendon, exemple lors de la course à pied

Diagnostic : examen physique, notamment par la classification de la douleur type Blazina et imagerie (radio, irm et échographie)

Traitement : repos, correction podologique, protocole GREC, physiothérapie. Chirurgie en dernier recours

ORTEIL EN GRIFFE OU EN MARTEAU

Déformation orteil en marteau

Définition : déformation articulaire des phalanges des orteils

Causes : pied grec (2eme orteil plus long que le 1er), port de chaussure étroite ou talons hauts, hallux valgus

Diagnostic : examen clinique et radio

Traitement : rappel podologique et attelle de protection des orteils. Chirurgie dans les formes handicapantes et douloureuses.

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

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Auteur
 : DJO FRANCE – octobre 2021

Sources / Illustrations : DJO France, Osteopathes Paris, Chirurgie du pied

QUE FAIRE EN CAS DE PIEDS PLATS ?

Le pied plat désigne l’affaissement de la voûte plantaire. 40% de la population est atteinte. Cet affaissement n’est considéré comme pathologique qu’à partir du moment ou une douleur est ressentie. Les pieds plats sont d’autant plus visibles en position debout ou lors de la déambulation et peuvent entrainer une instabilité du pied ou une mauvaise posture.

Il est conseillé de voir un professionnel de santé, notamment chez les enfants pour limiter les désagréments et difficultés de déambulation à l’âge adulte.

ZOOM SUR LA PATHOLOGIE

ANATOMIE

Les 26 os du pied reliés par 16 articulations constituent une mécanique complexe capable de supporter et d’amortir le poids du corps, de servir de levier de propulsion lors de la marche ou de la course, et d’adapter le contact du corps au sol, notamment en terrain accidenté.

Les pieds plats correspondent à l’affaissement de la voûte plantaire ; c’est-à-dire le déplacement des structures osseuses et tendineuses du pied vers le sol.

On parle de pathologie à partir du moment ou des douleurs ou un dysfonctionnement fonctionnel sont constatés lors de la déambulation ou en position debout. Si aucune douleur n’est détectée, on parle alors de pieds plats physiologiques.

STADES ET TYPES DE PIEDS PLATS

CAUSES ET CONSEQUENCES DES PIEDS PLATS

LES CAUSES

Les causes des pieds plats sont multifactorielles. Elles peuvent provenir de :

  • Âge,
  • Poids,
  • Activité physique,
  • Prédisposition familiale,
  • Maladie dégénérative,
  • Pathologie neuro-musculaire (tonus musculaire),
  • Diabète,
  • Chevilles instables,
  • Membres inférieurs inégaux,
  • Inflammation des articulations (polyarthrite rhumatoïde),
  • Suite d’un traumatisme (fracture, rupture des tendons, déficit musculaire),
  • Synostose (pont osseux entre le calcanéum et le talus, insuffisance du jambier postérieur),

LES CONSEQUENCES

Une personne ayant les pieds plats remarque généralement :

  • Une modification physique :
    • torsion du talon vers l’extérieur ou valgus : vu de dos, les pieds partent vers l’extérieur au lieu d’être droits.
    • déviation de l’avant-pied vers l’extérieur ou supination : vu de dos, plusieurs orteils sont visibles à l’extérieur du pied au lieu de ne voir que le gros orteil.
    • appui avec empreinte complète : par exemple, lors d’une promenade sur le sable, les pieds laissent une empreinte de pas totale au lieu de laisser un vide au niveau de la voûte plantaire.
    • usure précoce des chaussures : la semelle au niveau des talons est rapidement usée.
  • Une apparition de douleurs :
    • au talon, pied ou lombaire réduisant le périmètre de marche
    • instabilité des pieds et des chevilles pouvant entrainer des entorses
    • inflammation (périostite tibiale)
    • déformation du gros orteil (hallux valgus)
    • des callosités
    • une fasciite plantaire
    • des maux perforants plantaires résultant du fait de la déformation du pied : le talus est en contact avec le sol

QUELS SONT LES TRAITEMENTS QUI SOULAGENT ?

DIAGNOSTIC

Seuls les cas pathologiques nécessitent une consultation : douleur ou atteinte fonctionnelle constatée.

Afin de poser le diagnostic, une radio du pied de face et de profil, en position debout suffit. D’autres examens peuvent être demandés par le professionnel de santé afin de valider ou non une atteinte supplémentaire ainsi que sa localisation et son importance. Par exemple, une IRM peut vérifier la présence d’une synostose ou l’intégrité du tendon du muscle tibial postérieur.

TRAITEMENTS

Traitement non chirurgical

Le traitement commence par la prise d’anti-douleur et d’anti-inflammatoire, accompagné d’un traitement physiologique (kinésithérapie).

Le chaussage est également important : nous privilégions souvent l’esthétisme au confort. Aussi, il est préférable de choisir des chaussures dont la semelle est suffisamment épaisse et large (voir notre gamme de chaussure de confort) et éviter les talons hauts. Des talonnettes et des semelles orthopédiques peuvent être conseillées en complément pour stabiliser la posture.

Enfin, une contention élastique au niveau de la cheville et du pied (type strapping ou chevillière élastique) ou de soutien de l’arche transversale peuvent s’avérer utile.

Dans tous les cas, les pieds plats dans leur forme pathologique sévère ou à la suite d’une rupture du tendon du muscle tibial postérieur nécessiteront une intervention chirurgicale.

Traitement chirurgical

Le traitement chirurgical a pour but premier la conservation / récupération des fonctions du pied. Différentes interventions chirurgicales existent dans le traitement des pieds plats pathologiques, selon le degré de l’atteinte et le niveau de la déformation.

L’hospitalisation dure généralement 24 h.

Traitement post-opératoire

La période post-opératoire dépend de ou des interventions réalisées. Elle dure en moyenne 12 semaines, le temps que l’os soit rétabli et que le pied puisse être mis en charge.

Pour protéger la zone, un plâtre ou une botte d’immobilisation est mis en place et la déambulation est limitée au strict minimum.

Un œdème étant présent sur la zone, par suite de l’opération, le glaçage peut soulager et aider à sa résorption.

Au bout de 6 semaines, une radiographie est effectuée pour vérifier la guérison de l’os. Si celle-ci convient, la rééducation peut commencer : mise en charge partielle du pied. La déambulation augmente au fur et à mesure (nombre de pas journalier) et peut être soutenue à l’aide d’une canne, minimisant ainsi la mise en charge du pied opéré.

Des chaussures post-opératoires avec évidement talonnier existent pour sevrer du plâtre ou de la botte, le chaussage classique ne pouvant encore avoir lieu.

Pour retrouver complètement ses fonctions, un délai de 6 mois à 1 an est constaté suivant le patient et les interventions subies.

Les talons hauts restent déconseillés, au profit de chaussures confortables style chaussure de confort ou basket…

COMMENT CHOISIR LE BON DISPOSITIF MEDICAL ?

CONCLUSION

Ce qu’il faut retenir :

  • Avoir les pieds plats ne signifie pas forcément avoir besoin de soins particuliers : seules la douleur et la perte de fonction sont à surveiller.
  • Vérifier d’où provient la douleur et si d’autres symptômes sont visibles (alignement des talons, présence de callosités, hallux valgus…)
  • En cas de pieds plats pathologiques, rechercher le confort : changer de chaussures pour des modèles à semelle épaisse.

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

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Auteur : DJO FRANCE – mai 2021

Sources / Illustrations : Piedreseau.com, piedetcheville.com, podimedic, arras-orthopedie.com, chirurgie-pied-cheville.fr, cheville-clinique.fr

CORRIGER MON HALLUX VALGUS SANS CHIRURGIE

L’Hallux Valgus, ou ce que l’on appelle plus communément « oignon », est une déviation anormale vers l’extérieur du gros orteil. Favorisé par plusieurs facteurs d’ordre héréditaire ou lié à notre façon de vivre au quotidien, il peut passer rapidement du stade purement esthétique mais supportable au stade pathologique en devenant très douloureux avec une déformation plus importante.

Comment se forme-t-il ? Quelles en sont les conséquences ? Dois-je absolument me faire opérer ? Ce sont autant de questions auxquelles nous répondons dans cet article.

ZOOM SUR CETTE PATHOLOGIE

DEFINITION

L’Hallux Valgus est une déformation de la première articulation métatarso-phalangienne (MTP) avec abduction et valgus du gros orteil relativement à une première tête métatarsienne médialement proéminente.

schéma pathologie hallux valgus

Il est défini par un angle d’Hallux Valgus supérieur à 15 ° et un angle intermétatarsien supérieur à 10°. C’est l’un des plus courants troubles du pied d’origine biomécanique.

Selon une revue systématique et une méta-analyse en 20101, les estimations de prévalence regroupées indiquent que l’Hallux Valgus affecte 23% des adultes de 18 à 65 ans et 35,7% des personnes âgées de plus de 65 ans.

EVOLUTION POSSIBLE

Il est considéré comme une affection évolutive, les patients présentant des degrés variés de déformation légère de la tête métatarsienne à luxation sévère de la première articulation MTP.

A noter que les symptômes et douleur varient parmi les personnes atteintes de la maladie et donc les options de traitement. Il est souvent lié à la fonction et la mobilisation : handicap, douleur au pied, troubles de la démarche, mauvais équilibre et chutes chez les personnes âgées.

LES FACTEURS D’APPARITION

type de chaussures

LE TYPE DE CHAUSSURES

Il existe une association directe entre l’augmentation de la charge du premier métatarsien et le valgus.

En effet, la prévalence de l’hallux valgus chez les femmes qui portent des chaussures pointues ou un talon haut n’est pas à 100% mais les chaussures sont un des facteurs les plus importants concernant la causalité.

surpoids

UNE CHARGE EXESSIVE

Le développement lent suggère un processus de traumatisme répétitif. Donc, il n’y a pas de lien clair entre hallux valgus et obésité.

génétique

LA GENETIQUE

• Les facteurs héréditaires pertinents sont la formule métatarsienne, la hauteur de la voûte plantaire et l’hypermobilité.

• Le rôle de la génétique est mieux établi dans l’hallux valgus juvénile et jeune adulte.

genre

LE GENRE

• Le ratio hommes-femmes est de 1 pour 15 parmi ceux qui subissent une chirurgie correctrice.

• La surface articulaire de la tête métatarsienne plus petite et plus ronde chez les femmes fournit une articulation moins stable.

• La laxité ligamentaire et l’hypermobilité du premier rayon sont plus fréquentes chez les femmes.

âge

L’ÂGE

• L’âge est un mauvais prédicteur de l’hallux valgus.

• Le pic d’apparition est de 30 à 60 ans.

• Probablement que les premières étapes vers l’Hallux Valgus se produisent pendant l’adolescence, et même plus tôt pour l’hallux valgus juvénile.

Anatomie oignon

ANATOMIE METARTASIENNE

• Une tête métatarsienne aplatie est considérée comme résistante aux forces de déformation, alors qu’une tête ronde l’articulation de la tête devient plus instable pendant la démarche avec un risque d’apparition plus élevé.

COMMENT TRAITER LE PROBLEME SANS CHIRURGIE ?

Vous êtes plutôt phobique de l’opération ? Il est tout à fait possible de ne pas passer par la case Chirurgie grâce à des dispositifs orthopédiques que votre médecin pourra vous conseiller et dont une prise en charge est possible. Les méthodes de traitement conservatrices pour Hallux Valgus consistent dans le port d’attelles nocturnes de réalignement, des protections séparatrices d’orteils, d’écarteurs d’orteils statiques et d’orthèses dynamiques (avec articulation).

Alors que les attelles d’alignement sont utiles la nuit et pendant le repos, les orthèses et protection séparatrices/écarteurs sont pratiques pendant la marche.

Attelle pour soulager l'hallux valgus

Ces orthèses peuvent améliorer l’alignement et la correction à l’avant-pied, redistribuer les charges et offrir un soutien aux articulations instables et en cas d’hyperlaxité / hypermobilité dans le premier rayon. Elles peuvent soulager les pressions et douleur localisées.

Après le réalignement chirurgical de l’hallux, les attelles sont également utiles pour conserver la congruence articulaire et assurer que l’articulation soit en position appropriée pendant la cicatrisation des tissus mous.

UTILISER UNE ATTELLE POUR SOULAGER L’HALLUX VALGUS

Si vous faites l’acquisition d’une attelle articulée pour soulager votre Hallux Valgus de chez DJO France, rien de plus simple quant à son utilisation selon la zone à traiter :

QUAND SE FAIRE OPERER ?

Un examen des pieds est réalisé en 3 étapes : en position allongée, debout et lors de la marche (ambulation). Un bilan radiographique est indispensable avec cliché des deux pieds. Il permettra de quantifier l’importance de la déviation et conséquence de l’Hallux Valgus sur les os et articulations de votre pied.

Le diagnostic de votre médecin est tombé : pas le choix, vous êtes bon pour l’opération !

Le but de l’intervention du chirurgien est de réaligner le gros orteil et de faire disparaître la saillie osseuse (au niveau de l’articulation métacarpo-phalangienne).

Avant toute opération, une consultation est obligatoire avec un médecin anesthésiste. Cette dernière est dans la majorité des cas pratiquée sous anesthésie locale (pied, cheville et jambe) et en ambulatoire (vous ressortez de la clinique ou de l’hôpital le jour même).

Il existe différentes techniques opératoires, comme les suivantes :

Technique Incision à cheval sur « l’oignon »

Le chirurgien réalise une section de l’os (ostéotomie) du premier métatarsien, et souvent de la première phalange du gros orteil, associée à une libération des tissus rétractés (libération d’adhérences de tendons…). Les fragments osseux déplacés sont fixés avec des vis laissées en place définitivement. Si une gêne persiste, une seconde intervention est nécessaire pour l’enlever.

Technique Mini-incisions

Technique mini-invasive voire percutanée, elle se pratique sous contrôle radiographique : les corrections osseuses sont fixées par une vis ou sont parfois maintenues uniquement à l’aide d’un pansement.

Si vos deux pieds sont atteints, le chirurgien n’opère pas sauf cas exceptionnel les deux en même temps : en effet, une période d’une à quelques semaines est souvent recommandée entre les deux opérations pour profiter d’une même convalescence tout en évitant un handicap fonctionnel trop important.

SUITES POST-OPERATOIRES ET REPRISE D’ACTIVITE

APRES L’OPERATION

Pieds et orteils gonflés

Comme pour toute opération, un œdème post-opératoire va se former, le pied et les orteils vont enfler après l’intervention. Pour que cet œdème régresse plus vite, respectez le repos, surélevez le pied et portez des bas ou chaussettes de compression (contention).lien hypertexte vers page Veinax

Chaussures post-opératoires

Le médecin vous prescrira des chaussures post-opératoires pour pouvoir vous déplacer à domicile pendant votre arrêt maladie. lien hypertexte vers page Podalux II La marche est en effet possible dès le lendemain de l’intervention chirurgicale avec ce type de chaussures, en appui sur le talon à utiliser 3 à 4 semaines.

Reprendre le volant sera de nouveau possible à compter d’un bon mois, sauf contre-indication du médecin qui prolongera le port de la chaussure post-opératoire.

LA REPRISE

Pour les actifs, le médecin vous prescrira un arrêt de travail dont la durée sera adaptée en fonction de:

  • la sévérité des lésions à corriger chirurgicalement ;
  • la technique chirurgicale utilisée pour corriger l’hallux valgus ;
  • autres problèmes de santé que vous pouvez éventuellement présenter;
  • travail : l’arrêt sera beaucoup plus court (environ 3 semaines) si votre travail est sédentaire et si vos conditions de transport sont faciles, et plus long si votre travail est physique ou si vous devez beaucoup marcher (environ 8 semaines).

Pour donner un ordre d’idée, on compte en général 2 mois d’arrêt.

Pour les sportifs, notez qu’il faudra attendre au moins 4 mois avant de repratiquer votre activité. Parlez-en à votre médecin et surtout, ne brulez pas les étapes, cela vous coutera cher !

CHUT

Plus tard, vous pourrez basculer sur des chaussures à usage thérapeutique temporaire avant de retrouver la joie de remettre vos chaussures de ville habituelles. Il existe aujourd’hui sur le marché plusieurs modèles qui ressemblent aussi bien à des chaussons d’intérieur pour ceux qui ne comptent pas mettre le nez dehors le temps de la convalescence, ou des modèles de ville pour aller à l’extérieur pour les plus téméraires.

CE QU’IL FAUT RETENIR…

  • L’orthèse est un traitement conservateur efficace pour l’Hallux Valgus léger à modéré, et les patients ressentent souvent une plus grande satisfaction du traitement lorsque des appareils orthopédiques sont utilisés.
  • Les orthèses dynamiques semblent globalement plus efficaces que les attelles de nuit. L’orthèse dynamique améliore l’amplitude articulaire de la première articulation MTP et l’angle inter-métatarsiens, en plus de l’angle Hallux Valgus.
  • L’utilisation d’orthèses, quel qu’en soit l’effet, ne compromet pas le résultat final de la chirurgie (si nécessaire).
  • Adaptez le type de chaussures à la morphologie de vos pieds et cessez de vous torturer avec des modèles tendance qui ne feront qu’accentuer le problème, d’autant si vous avez un terrain génétique en la matière !
Utilisation d'orthèse

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

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Auteur : DJO FRANCE – mars 2021

Sources / Illustrations : DJO France, Ameli.fr, Ben White, Mark Timberlake

Références cliniques

1. Nix S, Smith M, Vicenzino B. Prevalence of hallux valgus in the general population: a systematic review and meta-analysis. J Foot Ankle Res. 2010 Sep 27;3:21.
2. du Plessis M, Zipfel B, Brantingham JW, Parkin-Smith GF, Birdsey P, Globe G, Cassa TK. Manual and manipulative therapy compared tonight splint for symptomatic hallux abducto valgus: an exploratory randomised clinical trial. Foot (Edinb). 2011 Jun;21(2):71-8.
https://intranet.djo.eu/en_US/variant-79023.html

3. Chadchavalpanichaya N, Prakotmongkol V, Polhan N, Rayothee P, Seng-Iad S. Effectiveness of the custom-mold room temperature vulcanizing silicone toe separator on hallux valgus: A prospective, randomized single-blinded controlled trial. Prosthet Orthot Int. 2018
Apr;42(2):163-170.
https://intranet.djo.eu/en_US/variant-79017.html

4. Tehraninasr A, Saeedi H, Forogh B, Bahramizadeh M, Keyhani MR. Effects of insole with toe-separator and night splint on patients with painful hallux valgus: a comparative study. Prosthet Orthot Int. 2008 Mar;32(1):79-83.

5. Milachowski KA, Krauss AK. Comparing radiological examinations between hallux valgus night brace and a new dynamic orthosis for correction of the hallux valgus. Fuß & Sprunggelenk 2008, Feb; 61:14-18.
https://intranet.djo.eu/en_US/variant-79014.html

6. Moulodi N, Kamyab M, Farzadi M. A comparison of the hallux valgus angle, range of motion, and patient satisfaction after use of dynamic and static orthoses. Foot (Edinb). 2019 Dec;41:6-11.
https://intranet.djo.eu/en_US/variant-79012.html

7. Torkki M, Malmivaara A, Seitsalo S, Hoikka V, Laippala P, Paavolainen P. Hallux valgus: immediate operation versus 1 year of waiting with or without orthoses: a randomized controlled trial of 209 patients. Acta Orthop Scand. 2003 Apr;74(2):209-15.
https://intranet.djo.eu/en_US/variant-79015.html

9. Perera AM, Mason L, Stephens MM. The pathogenesis of hallux valgus. J Bone Joint Surg Am. 2011 Sep 7;93(17):1650-61.
https://intranet.djo.eu/en_US/variant-79087.html

10. Fuhrmann RA, Rippel W, Traub A. Konservative Therapie des Hallux-valgus-Syndroms : Was kann man mit Schienen und Einlagen erreichen? [Conservative treatment of hallux valgus : What can be achieved with splints and insoles?]. Orthopade. 2017 May;46(5):395-401.

11. Mortka K, Lisiński P. Hallux valgus-a case for a physiotherapist or only for a surgeon? Literature review. J Phys Ther Sci. 2015 Oct;27(10):3303-7.
https://intranet.djo.eu/en_US/variant-79152.html